Réinsertion des enfants de la rue L’oriental optimise son approche

Réinsertion des enfants de la rue L’oriental optimise son approche

Réinsertion des enfants de la rue L’oriental optimise son approche

Réinsertion des enfants de la rue
L’oriental optimise son approche

Une solution informatique pour créer une base de données personnalisées

Avec Child Connect, la prise en charge par les associations locales facilitée

L’Oriental est considéré comme la 2e région après Casablanca qui compte le plus d’enfants dans les rues. Un problème dont la société civile s’est emparé en organisant des journées d’information et de formation au profit des
associations œuvrant dans l’accompagnement des enfants de la rue à Oujda et Nador.
Une rencontre qui a été conduite par l’association Ain Ghazal 2000 d’Oujda et la jeune chambre économique de Reims. Déclinaison régionale du projet humanitaire, à vocation internationale
«Child & Connect», cette initiative est inscrite, dans le cadre du partenariat Champagne Ardenne-Oriental. 
Son objectif est de faciliter le travail aux organismes et associations engagés dans la réinsertion sociale des enfants de la rue. Elle s’assigne également
pour mission de rendre ces enfants autonomes afin qu’ils puissent réussir leurs vocations artistiques, sportives et professionnelles.
«Le but est de mettre en place une base de données pour faciliter, aux cadres des associations, Aïn Ghzal
Oujda et le centre Horizon de Nador, une prise en charge optimisée et personnalisée des enfants qu’ils ont à leur charge», précise Nezha Jaâda, responsable du projet à Oujda.
En amont, les efforts consentis par les acteurs associatifs seront quantifiés et analysés via une solution informatique. Un logiciel réalisé par la Jeune chambre internationale pour améliorer les actions entreprises dans ce domaine. «Il sera testé pour la première fois à Oujda. En cas de résultats probants, il sera mis à disposition des associations nationales et internationales», explique à L’Économiste Magedouline N’gairi, présidente de la Jeune Chambre Internationale (JCI) de Reims.

Milieux différents avec de multiples profils

De son coté Laïla Bouskla, présidente nationale de la JCI a expliqué que le recours a cette application pour optimiser l’aide personnalisée est un choix judicieux.
«Les enfants pris en charge viennent de milieux différents avec de multiples profils d’où la nécessité de bénéficier de toutes les expériences réussies à travers le monde»
Selon les associatifs locales, le nombre des enfants de la rue au niveau de l’Oriental, dépasserait le millier. Ils viennent de différentes régions avec l’espoir de regagner l’Europe de manière illégale. Les plus âgés d’entre eux sont refoulés vers leurs villes d’origine et les plus jeunes sont pris en charge par les associations locales.
Pour rappel, l’Association Ain Ghazal qui est la première association, au monde, à tester cette solution informatique, est active depuis quatorze ans dans l’accompagnement des enfants de la rue et des mères célibataires.


 Ali KHARROUBI

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Oriental Cont’Act fait revivre la diversité culturelle

L’Association met en vedette Baba Aïchour

Elle est la seule du monde arabe à être accréditée auprès de l’Unesco

Sauvegarde de la mémoire populaire et du patrimoine immatériel      

La tradition orale rapporte que Baba Aïchour frappe aux portes des maisons pour recueillir des dons, des cadeaux pour ensuite les redistribuer aux enfants nécessiteux

La 9e édition de la caravane Baba Aïchour a fait escale dans l’Oriental (Jerada et Oujda) pour communiquer autour des valeurs de solidarité et de partage que véhicule cette fête. Un millier d’orphelins et enfants en situation de précarité ont partagé des cadeaux, qui leurs étaient offerts, avec d’autres enfants venus d’écoles publiques et privées. Cette manifestation revêt une signification spirituelle et sociale, et permet aux enfants de s’exprimer autrement. «C’est une fête qui consacre les valeurs de solidarité et de charité mais surtout une opportunité pour que les enfants soient initiés à la convivialité et au jeu», note l’artiste Mohamed Alaoui Soussi qui interprète le rôle de Baba Aïchour depuis la première édition.
La singularité de cette 9e manifestation est qu’elle a été organisée dans une région qui n’est pas habituée à célébrer Achoura. C’est plutôt la fête du Mawlid qui est commémorée en grandes pompes. Ce choix n’est pas fortuit, précise Najima Ghozali Taytay, présidente de l’association Cont’Act pour l’éducation et les cultures, organisatrice de l’événement. «Il s’agit d’intégrer le concept Baba Aïchour dans l’Oriental et souligner ainsi la diversité culturelle de notre pays», ajoute-t-elle. Un concept qui commence à prendre place dans un paysage culturel appelé à consacrer la diversité culturelle, seule garante contre les différentes formes de déviation vers le fanatisme et le rejet de l’autre. C’est l’un des objectifs préconisés par Cont’Act qui cherche à promouvoir les valeurs de la tolérance et de la fraternité. Elle ambitionne aussi de mieux faire connaître les différents aspects de la culture immatérielle marocaine à travers toutes les régions du Royaume.
Cette approche a permis à Cont’Act de bénéficier d’une notoriété internationale. D’ailleurs elle est l’unique association culturelle du monde arabe accréditée auprès de l’Unesco pour réhabiliter la mémoire populaire et sauvegarder le patrimoine culturel immatériel par la collecte, la transcription et l’édition. Des écrits qui seront exploités dans les domaines de la pédagogie différentielle.

Ali KHARROUBI

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Population & Développement : Accroître l’impact de la coopération décentralisée

«La coopération décentralisée entraîne un impact positif sur la population et le développement local»

Les participants à un colloque international à Oujda ont plaidé pour le renforcement de la coopération décentralisée qui est de nature à entraîner un impact positif sur la population et le développement local.

Les intervenants lors des 2es Assises de la coopération décentralisée de la région de l'Oriental qui s'est clôturé samedi à Oujda, ont mis l'accent sur l'importance de renforcer les relations bilatérales et de créer des partenariats effectifs entre les collectivités locales et les régions africaines dans le cadre de la coopération Sud-Sud, comme c'est le cas pour la coopération Nord-Sud.

Par ailleurs, les participants ont décidé d'un commun accord la création de la première association des régions africaines dont l'assemblée générale se tiendra en octobre prochain à Oujda. Cette association constituera un cadre qui rassemble les régions africaines et leur ouvre de nouveaux horizons de la coopération décentralisée et un espace d'échange d'expériences et de données.

Le président du Conseil de la région de l'Oriental, Ali Belhaj, a noté que parmi les décisions prises lors de cette manifestation figure le renforcement des relations entre les régions africaines francophones dans le cadre de la coopération décentralisée, et l'intégration des pays africains anglophones, notamment ceux qui ne sont pas liés au Maroc par des relations de partenariats ou de coopération.

«Dans le cadre de la prochaine rencontre de l'association des régions africaines, le Conseil effectuera une série de visites dans un ensemble de régions dans les pays africains notamment au Niger, le Burkina Faso, l'Afrique du Sud, entre autres, et ce en vue d'examiner les sujets qui seront à l'ordre du jour lors de cette rencontre», a signalé Belhaj dans une déclaration à la MAP.

Pour sa part, le délégué général de l'Agence régionale de coopération et de développement de la région Champagne-Ardenne (France), Mohamed Zaoui, a relevé que cette rencontre a été une opportunité pour réfléchir sur les moyens et les mécanismes à adopter en vue de concrétiser ces relations de partenariats et de renforcer leur impact positif sur les différents domaines.

Rappelant certaines contraintes qui entravent la coopération décentralisée, Mohamed Zaoui a souligné également que ce colloque a été une occasion pour affirmer la nécessité de doter la coopération décentralisée dans la région d'un rôle réel qui consiste à promouvoir les échanges, le transfert des expertises et la mutualisation des moyens.

Les travaux de ces 2es Assises de la coopération décentralisée organisées par le Conseil de la région de l'Oriental, ont été couronnées par la signature d'une série de conventions de partenariat entre le Conseil de la région et l'organisation mondiale Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), visant à accompagner les collectivités locales de la région de l'Oriental en ce qui a trait à la bonne gouvernance et la gestion des projets.  

LE MATIN
 

Marchica: La Lagune officiellement dépolluée

L’opération de dépollution de la lagune, qui vient de prendre fin, aura nécessité plus de trois années à l’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica (AASLM) et sa filiale Marchica Med. Pour marquer l’événement, l’AASLM et sa filiale ont organisé, du 7 au 14 juin, des journées de sensibilisation dédiées à la protection de l’environnement.

Une manifestation marquée par l’escale de 15 jours du fameux navire solaire «Planet Solar», au quai de la marina de Marchica. L’occasion pour le staff dirigeant de l’Agence et sa filiale de dresser un bilan d’étape des réalisations du gigantesque projet de réaménagement de la zone, entamée en 2008.

Ainsi, selon Said Zarrou, directeur général de l’Agence et président du directoire de la société Marchica Med, le plan de réalisation du projet, prévu initialement sur la période 2008-2025, a été redéployé dans le cadre d’un plan septennal 2014-2020. Et ce, «tout en y intégration les réalisations infrastructurelles déjà opérationnelles», souligne Said Zarrou.

Ce redéploiement structurel devrait permettre l’émergence du Grand Nador comme pôle de compétences et de compétitivité. Ce plan de restructuration devrait mobiliser une enveloppe budgétaire globale de 3 milliards de DH, hors investissements directs liés au développement immobilier de la cité d’Atalayoun (2 milliards de dirhams).

LE MATIN

Ouverture à Oujda des deuxièmes Assises de la coopération décentralisée de la région de l’Oriental

Les travaux de la 2es Assises de la coopération décentralisée de la région de l'Oriental ont été ouverts, vendredi à Oujda, avec la participation de représentants des collectivités territoriales de pays africains et européens, d'Agences des Nations unies et d'organisations non gouvernementales.

Cette manifestation de deux jours, organisée par le Conseil de la région de l'Oriental, ambitionne d'être un moment de capitalisation des acquis des partenariats qui ont été réalisés, de consolidation des formes de dialogue et de concertations existantes, et de recherche des meilleures formes de partenariat à même d'accroître l'impact du développement local en mutualisant les moyens financiers, humains et matériels.

Les participants à la cérémonie d'ouverture ont souligné l'importance de cette manifestation qui se veut également un moment de réflexion sur le concept même de la coopération décentralisée, ses apports et ses dysfonctionnements, ainsi qu'une occasion pour jeter la lumière sur les perspectives de la coopération Nord-Sud-Sud et le rôle de la diplomatie des territoires dans un contexte en constante mutation.

Les intervenants ont, par ailleurs, mis en relief la nécessité de promouvoir la coopération décentralisée afin de renforcer son impact et lui permettre de répondre aux aspirations des citoyens et des populations des régions et des collectivités locales.

Les travaux de ces assises s'articulent notamment autour de trois thématiques, à savoir «A l'heure de la mondialisation, quelle stratégie d'avenir pour la diplomatie des territoires», «Quels Champs d'intervention, quels mécanismes, modes opératoires et programmes, (expériences et témoignages des territoires)», et «Les perspectives de renforcement de la coopération Sud-Sud».

Ont pris part à cette rencontre notamment le wali de la région de l'Oriental, gouverneur de la préfecture d'Oujda-Angad, Mohamed Mhidia, le président du Conseil de la région, Ali Belhaj, le directeur général de l'Agence de l'Oriental, le président de la commune urbaine, ainsi que le secrétaire général de l'organisation mondiale Cités et gouvernements locaux unis (CGLU).

Cette édition, marquée par la préparation d'une rencontre qui se tiendra en octobre prochain à Oujda en vue de créer l'association des régions africaines, connaît la participation de 150 personnalités en provenance du Kenya, Burkina Faso, Niger, Gabon, Cap-Vert, Sénégal, Mali, Espagne, Belgique, Allemagne, Italie et du Japon.   
 

MAP

La station de Fezouane s’offre une cure de jouvence

Les travaux d’aménagements de la station thermale de Fezouane, province de Berkane, ont été lancés, mardi dernier.L'objectif, améliorer l'offre en matière de tourime de bien-être.

«La station, une des attractions de la destination de l’Oriental et de la station touristique Saidia, connaît une fréquentation importante» explique Youssef Zaki, du Conseil provincial du tourisme. Les travaux sont lancés dans le cadre d’une convention cadre de partenariat signée entre l’inspection régionale de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace, la commune rurale de Fezouane et la Province de Berkane. Le projet consiste en l’aménagement des voiries, le revêtement des trottoirs, le traitement environnemental (espace vert et assainissement) et la mise en place de l’éclairage public et du mobilier urbain. Le coût global du programme est de 12 millions. La reconstruction de la station thermale de Fezouane est réalisée dans le cadre d’un crédit FEC.

Valeur ajoutée

«La réalisation de ces importants projets permettra l’amélioration des conditions d’accueil des visiteurs et l’augmentation des recettes de la commune rurale de Fezouane» Il permettra en plus l’amélioration de l’environnement et des conditions de vie de la population rurale. L’objectif premier étant de contribuer au développement du tourisme dans cette zone. La station thermale de Fezouane, par la qualité de ses eaux minérales reconnues et par leurs effets thérapeutiques, draine un flux important des visiteurs de la région de l’Oriental et des autres régions du Maroc. Les projets de la vision touristique 2020 pour la région se positionnent principalement autour de ces ressources naturelles en raison de la situation géographique particulière du territoire. La multiplicité des écosystèmes présents confère à l’Oriental une biodiversité exceptionnelle. En plus des plages de la frange littorale et des paysages forestiers dans l’arrière pays, la région dispose également de ressources touristiques comprenant des vallées, plateaux, sources thermales et grottes. Des déserts et oasis aussi (dans la province de Figuig) Le patrimoine culturel de l’oriental est aussi riche. Il se compose essentiellement de Kasbah et de médinas. Comme les kasbahs de Saïdia (classée) de Taourirt ou encore la kasbah de Debdou.

Saïdia se prépare pour la saison estivale

  • 370 millions de DH pour hisser la ville aux standards requis

  • Revêtement de chaussées, relooking des places publiques et espaces verts…

  • Un nouveau complexe pour organiser le commerce

 RELOOKING extrême pour Saïdia ville qui se prépare à accueillir ses estivants. Pour être fin prête à l’heure, la ville n’a lésiné ni sur les moyens ni sur les actions à entreprendre. Mise à niveau des places publiques, revêtement de chaussées, équipement en infrastructures de base (eau potable, assainissement liquide, électrification), signalisation routière, nouvelle décharge publique, embellissement des espaces verts. Plus de 370 millions de DH ont été débloqués  pour la réalisation de ces projets.

En détail: la restructuration et le réaménagement de la voirie  sur un linéaire de 20 km, pour relier la station balnéaire à la ville et pour renforcer la voie de contournement, ont nécessité 32 millions de DH. Et dans le but d’améliorer la fluidité de la circulation à l’intérieur de la ville, d’autres travaux (7 millions de DH)  ciblent plusieurs boulevards avec renforcement des dalots pour drainage des eaux pluviales. De son côté, le renforcement du réseau d’assainissement liquide est en phase d’achèvement pour un montant de 27,8 millions de DH. «Les actions entreprises étaient attendues par la population vu les désagréments  occasionnés par une surexploitation des anciens réseaux», a souligné  Noureddine Laâbide, ingénieur principal à la municipalité de Saïdia. La maîtrise des réseaux souterrains a été lancée en même temps que le chantier de renforcement de l’éclairage public (50 millions de DH) et de l’installation de signalisation routière respectueuse de l’environnement. «L’amélioration du niveau de vie

Saïdia se prépare pour la saison estivale
Ce complexe commercial est constitué de 240 boutiques pour le commerce organisé, 4 cafés et une poissonnerie. Il a été réalisé pour un montant de 60 millions de DH.
n’étant pas uniquement tributaire des infrastructures de base, il fallait aussi repenser la dimension des espaces commerciaux. Aussi, les travaux d’un grand complexe commercial ont-ils aussi été lancés dans cette optique», expliquent des conseillers qui ont participé, le 8 avril dernier, au lancement de ces travaux. L’actuel marché de ville  représente un point noir à cause de ses multiples nuisances écologiques. Difficile dans ces conditions de satisfaire aux besoins des 300.000 estivants qui arrivent chaque année. Ni de hisser la station balnéaire aux standards d’un véritable pôle touristique. Le commerce et les activités sous-jacentes peuvent soit booster ou tuer l’activité d’une ville. Ce nouveau centre commercial, achevé à 95%,  sera opérationnel dès le mois de mai. Et pour mettre fin aux odeurs répugnantes, occasionnées par l’anarchie commerciale de l’ancien marché, une décharge publique (5 millions de DH) est en cours de finalisation.

Ali KHARROUBI
L'ECONOMISTE

Nador West Med : projet d’étude socio-économique

Les porteurs du projet Nador West Med prennent leur temps avant de démarrer la construction.

Une autre étude sur Nador West Med. La société éponyme, chargée de ce grand projet d’infrastructure, s'apprête à ouvrir les plis concernant son appel d'offres sur la réalisation d’une étude socio-économique.
L'objectif de cette étude est d'apprécier l'intérêt de ce futur port pour la collectivité et sa rentabilité. L'adjudicataire du marché devra décrire la situation actuelle de la zone d’influence du projet Nador West Med, étudier sa faisabilité économique et financière, identifier, évaluer et mesurer ses effets directs et indirects à court, moyen et long termes. Il s’agit des impacts économiques et sociaux du projet dans sa globalité, mais aussi de ses différentes composantes.

Les effets à étudier concernent ainsi l’équité territoriale, les conséquences sur l’aménagement du territoire et de développement économique local et la contribution du projet à un meilleur équilibrage du développement spatial du pays et du développement social, est-il expliqué.
La société Nador West Med précise que l’étude devra produire des indicateurs clairs de réalisations et de retombées, à la fois qualitatifs, tels que l’amélioration de l’accessibilité, et quantitatifs, comme les créations d’emploi ou l’investissement généré.

En lançant ce nouvel appel d’offres, les porteurs de ce projet entendent démarrer sur de bonnes bases, avant de lancer la construction de ce nouveau complexe portuaire et industriel qui répond, selon la société Nador West Med, à une logique de développement comparable à celle du projet Tanger Med.

Ce qui devra permettre au Maroc, note-t-elle, de renforcer sa position portuaire dans la Méditerranée occidentale et de tirer profit de sa situation stratégique. Le complexe en projet sera axé autour d’un grand port en eau profonde et d’une plateforme industrielle. Le port sera doté, indique la société, de capacités importantes pour le transbordement des conteneurs, le développement d’un pôle énergétique (traitement, conditionnement, stockage) et le traitement des produits vrac notamment le charbon.

S’agissant de la plateforme industrielle, elle sera intégrée et ouverte aux investisseurs.
Devant être réalisée en partie sur une zone franche de 1 500 ha et en partie sur une zone de développement adjacente de près de 2 500 ha, cette plateforme industrielle est destinée notamment à abriter les métiers mondiaux du Maroc.
La première phase pour 2019 ?

Le complexe portuaire Nador West Med sera réalisé par phases dont la première devrait être mise en service en 2019, avec une capacité initiale de 3 millions d’EVP (équivalents vingt pieds), 25 millions de tonnes d’hydrocarbures et 7 millions de tonnes de charbon. La composante portuaire de ce complexe est présentée par la société Nador West Med, qui est donc chargée de la réalisation, le développement, l’aménagement, la gestion et la promotion de cette infrastructure, comme une des plateformes majeures de la Méditerranée occidentale, assurant des fonctions de transbordement et d’éclatement sur le commerce international de conteneurs et des hydrocarbures.

Lahcen Oudoud, LE MATIN

Lutte contre la désertification: Pour la réduction de la pauvreté dans les hauts plateaux de l’Oriental

Lutte-contre-la-desertification.jpgLe projet s'articule autour de l’intégration des principes de gestion durable des terres pour des écosystèmes pastoraux.

D’une durée d'exécution de six ans (2009-2015) et d'un coût global estimé à environ 24,9 millions dollars, le Projet de «Lutte participative contre la désertification et la réduction de la pauvreté dans les écosystèmes arides et semi-arides des hauts plateaux de l'oriental du Maroc», s'inscrit dans le cadre du Plan d’action national de lutte contre la désertification (PAN-LCD) et s'intègre avec les autres initiatives en cours, spécialement avec le Projet de développement de l'élevage et des parcours (PDPEO), dans sa phase II. Ce projet a fait l'objet d'une contribution du Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), du ministère de l'Agriculture et de pêche maritime, à travers le Projet de développement des parcours et de l'élevage dans la région de l'Oriental (PDPEO-II) financé par le FIDA (Fonds international de développement de l'agriculture), ainsi que le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et l’Agence de développement des provinces de l’Oriental (ADPO).

À travers une approche intégrée, le projet vise à combattre la dégradation des terres et à lutter contre la désertification dans les hauts plateaux arides et semi-arides de l'Oriental, à conserver les écosystèmes des parcours et à contribuer à la réduction de la pauvreté rurale. Selon les initiateurs du projet, celui-ci s’assigne comme objectifs la protection des ressources pastorales dans les hauts plateaux par l'amélioration du niveau de vie de la population l'atténuation de la dégradation des terres et la protection de l'intégrité de l'écosystème pastoral. «Le projet entre dans le cadre des initiatives nationales et locales actuelles pour lutter contre la désertification. Nous fournissons la formation aux populations de la région en adoptant des approches participatives», a déclaré Jaime Moll de Alba, représentant de l'ONUDI au Maroc. Onze communes rurales, 30 coopératives et 3 unions de coopératives pastorales sont impliquées dans ce projet. Il s’agit des communes de Béni Guil et Tendrara, Maâtarka qui relèvent de la province de Figuig, Aïn Béni Mathar Ouled Sidi Abdelhakem, Mrija, Ouled Ghziel et Tiouli dans la province de Jerada, et Ouled Ahmed et El Ateuf qui font partie de la province de Taourirt.

Le projet s'articule autour de l’intégration des principes de gestion durable des terres pour des écosystèmes pastoraux, du renforcement des capacités nationales et locales en appui à la gestion durable des terres et de la généralisation des meilleures pratiques en matière de gestion durable des terres pour les écosystèmes de parcours, ainsi qu’autour de l’amélioration des conditions de vie des populations locales à travers la sécurité de revenu et la création de valeur ajoutée. À travers ce projet, le HCEFLCD affiche un engagement fort en faveur du développement humain dont l'impact et les résultats seront prometteurs et à la mesure des attentes des populations locales. Pour le Haut Commissariat, la lutte contre la désertification est l'une des priorités du projet, eu égard à l'étendue des parcours steppiques et à la nécessité de sauvegarder une économie pastorale fondée sur l'élevage ovin. Des actions seront mises en œuvre pour assurer la protection et la réhabilitation des ressources naturelles sur près de quatre millions d'hectares, notamment à travers la mise en défens des parcours et les plantations pastorales. Une attention particulière est accordée au renforcement des capacités des associations et coopératives et à l'appui aux initiatives privées de développement portées par les populations à travers la promotion des activités génératrices de revenus. L'objectif étant d'améliorer les conditions de vie des populations locales.

70% des terres sont exploitées par les tribus et les communautés locales

Selon des données du Haut Commissariat aux eaux et forêts, les facteurs qui favorisent le déclenchement et l'accentuation de la désertification résident en l'aridité du climat qui touche près de 93% du territoire national dont les terres parvenaient aisément, par le passé, à se régénérer même après de longues périodes de sécheresse. Dans les conditions actuelles, ces terres arides, si elles ne sont pas gérées de manière réfléchie, tendent désormais à perdre rapidement leur productivité, relève la même source, notant qu’à cette contrainte naturelle s'ajoute aujourd'hui la dégradation continue du couvert végétal constamment sollicité pour la satisfaction des besoins des populations en terres de culture, en bois et en ressources fourragères pour le cheptel.
Par ailleurs, la dégradation des terres affecte les conditions de vie et la sécurité alimentaire d'environ 1,5 million de ménages au Maroc. Dans la région de l'Oriental, environ 70% des terres sont collectivement exploitées par les tribus et les communautés locales. Il en résulte une augmentation vertigineuse de la pauvreté rurale, une dégradation continue des ressources naturelles et un accroissement de l'exode des pauvres vers les centres urbains et ailleurs.

E.M.R., LE MATIN

Berkane diversifie son offre touristique

  • Lancement d’un contrat- programme pour la promotion de l’arrière-pays

  • Les circuits de randonnées homologués comme nouvelle offre

Si le Conseil régional du tourisme de l’Oriental est aux abonnés absents (cf. L’Economiste notre édition n° 4335), le Conseil provincial du tourisme de Berkane multiplie les actions pour mieux commercialiser les atouts touristiques de la province. Il vient de participer à deux évènements internationaux, le Salon mondial du tourisme Paris du 20 au 23 mars et la 21e édition du MITT de Moscou du 19 au 22 mars. L’objectif étant de consolider l’offre balnéaire de Saïdia et de promouvoir les autres atouts dont regorge la province. Pour conforter cette approche, un contrat- programme vient d’être conclu lors d’une réunion présidée par Abdelhak El Haoudi, gouverneur de la province de Berkane.

C’est un programme qui propose, dans un même package, toutes les spécificités touristiques locales: la dimension environnementale et culturelle, la beauté naturelle des sites ruraux et les produits de terroir. A cet effet, une commission regroupant le président du Conseil provincial de tourisme, représentants de la province, la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), et la délégation de tourisme a été constituée. Elle a pour mission le lancement d’un plan opérationnel précis et chiffré d’ici fin avril. Et par souci de promotion en interne, le CPT de Berkane vient de réaliser une documentation référentielle distribuée lors des grandes manifestations et ciblant spécialement la presse et les invités VIP de la Région. De même, 400.000 brochures seront distribuées pour conforter l’offre en tourisme de masse. Sur le terrain, deux circuits de randonnées ont été homologués au niveau des montagnes des Beni Snassen.

La commission provinciale est aussi chargée de la mise en place d’autres circuits similaires mais avec des itinéraires différents. En perspective, l’organisation d’une journée sur la commercialisation des circuits de randonnées dans l’Oriental. «J’invite les professionnels dans chaque province de l’Oriental de développer des offres spécifiques tout en fédérant les initiatives dans le cadre d’une approche régionale concertée», précise Youssef Zaki, président du CPT et de l’Association régionale de l’industrie hôtelière. Ce travail sur les circuits homologués ne se fait pas au détriment des autres trésors archéologiques de la province et la promotion d’un tourisme de niches et des produits du terroir, ajoute Zaki. Les travaux d’aménagement de la grotte du chameau s’inscrivent dans ce cadre.

Ali KHARROUBI

L'ECONOMISTE