Les tentes nomades disposent désormais de l’électricité

Les tentes nomades disposent désormais de l’électricité

Les tentes nomades disposent désormais de l’électricité

Les tentes nomades disposent désormais de l’électricité

Dans le cadre du Programme de Développement Local Intégré de l’Oriental, mis en œuvre par l’Agence de l’Oriental en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement et en étroite collaboration avec les autorités locales, une grande opération de distribution des Kits solaires mobiles au profit des ménages nomades a été lancée le 24 mars 2015.

 

Ont bénéficié de cette opération 500 familles dans les communes rurales  de  TENDRARA, ABOU LKHAL, BOUANANE, AIN CHOUATER et AIN CHAIR.

 

Une enveloppe de 1 500 000 DH a été consacrée à cette opération, qui vise, en plus de l’amélioration du cadre de vie des populations nomades des hauts plateaux de l’oriental, l’amélioration des conditions d’apprentissage pour les enfant à l’âge de scolarisation  d’accès à l’information etc..

 

À travers ce projet, le programme DELIO affiche un engagement fort en faveur du développement humain dont l'impact et les résultats seront prometteurs et à la mesure des attentes des populations locales.

 

Un programme similaire est prévu en 2015, pour d’autres foyers des zones nomades de la région. Ce programme a été retenu à la suite du succès qu’a connu ce type d’opérations auprès des populations nomades et rurales de la Province.

 

Berkane Nouveaux équipements pour les agriculteurs

La CMGP lance sa 12e agence, la 2e de l’agropole

Large gamme de produits pour l’arrosage, tuyauterie, pompage…

Plus de 51.000 hectares concernés

La Compagnie marocaine de goutte-à-goutte et de pompage (CMGP) a lancé le 15 avril à l’agropole de Berkane sa 12e agence de distribution. Une réalisation qui a nécessité 20 millions de DH et qui assurera du travail à 50 ouvriers. Cette nouvelle antenne de la CMGP est la 2e unité opérationnelle au niveau de l’agropole de Berkane. Six autres structures sont en phase de construction, nécessitant une enveloppe budgétaire de 76 millions de DH.
La CMGP Berkane est une agence spécialisée dans l’étude et la réalisation des projets d’irrigation comme elle fabrique du matériel pour l’irrigation localisée. L’entreprise qui est présente dans la région depuis 2001 (à Berkane et Guercif via des revendeurs agréés) avait besoin d’une agence pour mieux assurer son expansion notamment depuis que le département de l’Agriculture a opté pour l’irrigation localisée et l’économie de l’eau. Le choix de l’agropole n’est pas fortuit. Cette dernière assure l’infrastructure adéquate pour développer une activité qui est en évolution continue. De même, le plan Maroc Vert a fait de la rationalisation des ressources en eau un choix stratégique. Une opportunité que la compagnie a saisie pour consolider son expansion sur le territoire national. «Toutes les incitations qui se font actuellement pour booster l’investissement et développer les techniques agricoles sont des offres à exploiter pour assurer des extensions prometteuses» a déclaré à L’Économiste Abderrahmane Adiouane, directeur régional de la CMGP. «La Compagnie s’est engagée dans une démarche qualité, couronnée par la certification ISO 9001- Version 2008, devenant ainsi la première et la seule société marocaine certifiée pour les métiers d’importation et distribution de matériel d’irrigation, d’étude et réalisation de projets d’irrigation», avait expliqué Youssef Mouamah, directeur général de la CMGP lors de l’inauguration de cette unité présidée par Abdelhaq Haoudi, gouverneur de la province de Berkane.
Grâce à une étroite collaboration avec les plus grands fabricants et distributeurs mondiaux, la CMGP met à la disposition des agriculteurs une large gamme d’équipements d’irrigation. «La qualité et les performances techniques de nos produits ont largement contribué au développement de l’irrigation au Maroc, à travers une dizaine de milliers d’hectares équipés par le matériel de la CMGP», ajoute Adiouane.

Accompagnement

Au niveau du périmètre irrigué de la Moulouya, c’est plus de 51.000 hectares qui sont concernés par cette technique. Ce qui fait de ce périmètre un espace approprié pour le développement des nouvelles techniques d’irrigation localisée. Avec une gamme de produits diversifiés: goutte-à-goutte, orsesol, filtration automatique, machines de fertigation, vanne hydraulique, tuyauterie, pompage, revêtement bassin, aspersion et pivots, des techniciens spécialisés assurent l’installation et accompagnent les agriculteurs dans leur quête pour produire plus.

De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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Oujda, carrefour du 7e art maghrébin

Le festival international du court métrage se tient du 7 au 11 avril

La 4e édition dédiée à la mémoire du critique cinématographique Mohamed Dahane

Le festival reste fidèle à sa vocation de promouvoir la diversité du cinéma maghrébin. Plusieurs hommages seront rendus, pour cette 4e édition, à des artistes marocains

Et de quatre pour le festival international du court-métrage maghrébin, organisé par l’association Ciné-Maghreb. Un rendez-vous annuel qui fait désormais partie des activités animatrices que connaît la capitale de l’Oriental et qui se propose comme vitrine pour faire découvrir les potentialités de la région aux acteurs de l’industrie cinématographique. Le festival qui aura lieu du 7 au 11 avril au théâtre Mohammed VI est organisé sous le thème: le cinéma maghrébin entre culture et perspective de développement. Une thématique qui sera traitée lors d’une conférence tenue en marge du festival. Cette 4e édition qui est dédiée à la mémoire du critique cinématographique Mohamed Dahane connaîtra la projection de 24 courts métrages de différents pays du Maghreb. En parallèle huit projections panoramiques sont programmées pour un public averti et au centre carcéral et de redressement. Le cinéma libanais sera l’invité d’honneur avec une rétrospective sur les différents courants qui ont marqué ce cinéma. De même un cinéaste consultant en script libanais animera l’un des ateliers de formation qui seront tenus à cette occasion. Seront également organisés des débats, masters class et ateliers de formation dans les différents métiers liés au cinéma, animés par des professionnels du 7ème art tels Enzo Tibi, Abderrahmane Tazi, Khalil Damoun et Abdelilah Hamouchi. Par ailleurs des hommages seront rendus aux acteurs Mohamed Miftah, Mouna Fettou, Ahmed Quachach (Algérie), et Abderezzaq Benaissa l’un des plus grands comédiens qu’a connu l’Oriental.
Avec Ciné-Mouv, plusieurs projections auront lieu dans différentes places de la ville ainsi que dans différentes localités de la région. Les jeunes et les enfants n’ont pas été oubliés puisque des Kid’s cinéma sous forme de séances récréatives et de découverte leur seront proposées. Quant au jury de cette édition, il est constitué de Lahcen Zinoun comme président, du réalisateur algérien Ahmed Rachedi, du chercheur libyen Salaheddin Ghuweder, de l’écrivain mauritanien Mohamed H’Dhana et de l’actrice tunisienne Rabia Ben Abdellah.
"L’enjeu du festival est de permettre aux cinéastes d’être les artisans d’une union maghrébine qui étouffe dans les labyrinthes de la politique", précise Khalid Sli, président de l’association Ciné-Maghreb. C'est un projet qui a pour ambition d’unifier les cinéastes maghrébins autour d’approches pour rehausser le niveau de leurs productions cinématographiques.


De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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Exposition «Entre nous, l’Oriental marocain» : La création orientale célébrée à l’IMA

«Entre  nous, l’Oriental marocain» est un concept lancé par l’Agence de l’Oriental et dédié à la promotion de ses artistes et leurs créations en particulier.

L’Institut du Monde Arabe à Paris continue d’honorer la création marocaine. Face au succès exceptionnel que rencontre l’exposition «Le Maroc contemporain», qui s’étale jusqu’au 1er mars prochain, l’IMA accueille à nouveau une autre exposition intitulée «Entre nous, l’Oriental marocain», et ce les 9 et 10 janvier.

En effet, «Entre nous, l’Oriental marocain» est un concept lancé par l’Agence de l’Oriental et dédié à la promotion de ses artistes et leurs créations en particulier. «L’Institut du monde arabe et l’Agence de l’Oriental œuvrent ici à abolir toute barrière… entre nous.

L’évènement Le Maroc contemporain en offre un cadre magnifique. Entre Marocains de l’Oriental et Marocains d’ailleurs, entre Marocains et autres citoyens du monde, entre nous tous, une façon d’être nous avec tous, d’égale façon, subjugués par les talents créateurs de notre région», précise Mohamed Mbarki, directeur général de l’Agence de l’Oriental, dans une note d’information.

De ce fait, les visiteurs viendront à la rencontre d’une quinzaine d’artistes de différentes disciplines. De l’huile sur toile à l’installation, de la photo à la vidéo, les plasticiens afficheront leur diversité. Parmi ces artistes, Asmae Ouriachi, Dalila Alaoui, Sandra Ancelot, Amal Salmi, Toufik, Hamid Ouarraoui, El Yazid Kerbach et Abdelkrim Doumar. En marge de cette exposition, des lectures poétiques seront données par les poètes Meghiouss Rabia, Sameh Derouich et Ali Masso. Au programme également, une soirée de musique judéo-andalouse sera donnée par Françoise Atlan et Ahmed El Fakhir.

À cette occasion sera diffusé le premier recueil des artistes plasticiens de l’Oriental marocain. Il s’agit d’un catalogue commenté retraçant un siècle d’histoire des arts contemporains dans la région à partir de la première Ecole des Beaux-Arts du Royaume, créée à Oujda en 1913.

Sur plus de 300 m2, les amateurs d’art viendront découvrir au neuvième étage de l’Institut, des œuvres d’une quinzaine d’artistes de l’Oriental marocain, une célébration des créateurs de la région qui mobilisera toute la technicité de l’Institut, l’espace physique et sonore ainsi que ses moyens d’information.

 

Figuig: L’appel des artisans

Le secteur souffre de dysfonctionnements commerciaux

La valorisation du potentiel existant assurera des débouchés permanents

Ci-dessus, l'éventail du savoir-faire des artisans de Figuig, qui peinent à vivre de leurs créations. Les produits tissés sont les plus répandus, aussi, la mise d’une unité de filature de laine facilitera le travail aux femmes qui confectionnent des tapis spécifiques à la région

L’artisanat est la deuxième source de revenus et d’emploi à Figuig. Il emboîte le pas à la culture des dattes considérée comme la principale activité au niveau de cette région. Quant à l'économie de la province, elle repose essentiellement sur l’élevage intensif dû à l'existence de pâturages favorisant ce mode d'activité. Et c’est l’élevage qui procure la matière première en laine et en poils de chameaux pour confectionner Djellabas, Burnous, tapis et hayeks, vêtements traditionnels et travaux de broderie de qualité exceptionnelle. «Malheureusement c’est un secteur qui souffre de dysfonctionnements et ne bénéficie pas de réelles campagnes de promotion pour booster sa productivité et générer plus de gains pour aider ces artisans qui perpétuent un savoir faire spécifique». C’est ce que viennent de rappeler à L’Économiste plusieurs artisans participants à une exposition commerciale tenue récemment à Oujda.
La province compte plus de 3.500 artisans dont 1.100 femmes spécialisées dans la confection des tissus traditionnels. 820 autres façonnent des articles traditionnels qui sont des spécificités locales. Il s’agit de la vannerie polychrome qui utilise l'alfa (matière première typique à l'Oriental et à ses espaces steppiques) pour produire des couscoussiers (Midouna) et Tbaq (corbeilles plates, souples à rebords courts et évasés pour préparer la semoule du couscous (Taâm ou du Berkoukech-mhamsa). La troisième catégorie d’artisans produit à partir du bois, fer, argile et gypse des ustensiles de cuisine et meubles décoratifs.
Abderrahman Hamdi, initiateur de cette exposition explique qu’il est affligeant que le secteur ne génère pas les bénéfices qu’il est en mesure de réaliser. «Dans plusieurs maisons de Figuig il y a des femmes qui ont transformé leurs foyers en véritables ateliers de confection et ne vivent que de ce qu’elles vendent. Une activité épuisante qui ne leur assure pas les gains qu’elles méritent ». Pis encore plusieurs métiers à base de produits du terroir et qui étaient pratiqués par les hommes ont tendance à disparaitre. «À cause des faibles revenus, j'ai été obligé de changer de métier et de me convertir en maçon alors que je maîtrise la confection de plusieurs articles artisanaux. Faute d’encouragement pour l’artisanat, j’ai quitté ma ville natale pour chercher du travail à Oujda», rapporte avec amertume Driss, un quinquagénaire.
Le complexe de l’artisanat programmé pour la fin 2015 et qui a nécessité 9 millions de dirhams ne peut répondre aux multiples attentes que s’il contribue à mieux commercialiser les produits et insuffler une dynamique productive. La valorisation de ce potentiel est de nature à assurer un épanouissement économique, pouvant créer des débouchés de façon permanente.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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Tourisme rural: Berkane lance ses premières « offres » De nouveaux circuits pour inciter aux randonnées pédestres

Une première unité hôtelière à Tafoughalt

Un kiosque pour l’accueil et l’orientation en montagne opérationnel

Les professionnels du tourisme ne comptent pas rester les bras croisés en attendant l’ouverture

Les touristes qui se rendent dans la Province pour profiter de la nature et de la beauté du paysage apprécient tout particulièrement les randonnées. Conscientes de cela, les autorités viennent de valider de nouveaux tracés pour la réalisation de circuits de randonnées pédestres de la saison estivale pour "vendre" leur arrière pays. Ils viennent de le rappeler lors de la dernière réunion, tenue à la Province de Berkane, et consacrée au lancement du programme de développement intégré du tourisme rural et de nature à Berkane (tranche 2015/2016). Le développement de cette alternative est en adéquation avec les objectifs préconisés par la vision touristique 2020: valorisation du patrimoine et héritage culturelle, élaboration d’une stratégie d’éco développement durable et le lancement d’activités d’animation et de sports loisirs.


Pour sensibiliser à l’importance de réussir ce choix et valoriser les attractivités de l’arrière-pays, le Conseil provincial du tourisme (CPT), soutenu par les autorités locales et communes rurales, a déjà réalisé plusieurs traçages de circuits touristiques ruraux pour accompagner les amateurs des randonnées pédestres.

Les montagnes sont clairsemées de petits gîtes, à l'instar de celui-ci, qui méritent d'être réhabilités afin d'être fonctionnels et servir de refuge ou d'arrêts pour les visiteurs

A ce titre, un kiosque pour l’accueil et l’orientation en montagne est d'ores et déjà opérationnel. La province dispose aussi d’une unité hôtelière à Tafoughalt réalisée par un privé. «Une telle approche ne peut réussir sans la contribution du secteur privé et sans l’engagement des habitants des zones qui seront concernées par cette valorisation du tourisme rural», précise Youssef Zaki, président du CPT de Berkane. En parallèle d’anciens circuits ont été retouchés pour faciliter les découvertes à pieds.La valorisation des grottes du chameau et des pigeons fait partie de cette nouvelle approche. Des travaux seront lancés incessamment pour la réalisation d’un tronçon routier reliant la route régionale 6012 et la grotte du chameau ainsi que l’aménagement de la partie externe du site.
La composante circuit de ce programme intégré du tourisme rural

Même sans tracé, les montagnes de Beni Znassen offrent des circuits naturels

nécessitera 11,7 millions de dirhams et s’articule autour de trois actions. C’est le cas pour la validation des traçages et réalisation de nouveaux circuits de randonnées pédestres (2015-2016). Ils seront suivis de l’aménagement des onze circuits existants sur les montagnes des Bni Znassen. Des travaux qui seront ponctués par la mise en place d’un système de balisage et de signalisation en 2018
En matière de valorisation des produits du terroir, ce programme cible la diversification et la valorisation du néflier à Zegzel, les amandes de la province, les produits arganiers, le fromage de montagne Beni Znassen et la création de points de ventes pour les produits du terroir au niveau des différentes zones touristiques. Un budget de 7 millions de dirhams sera consacré à la valorisation de ces produits, à l’accompagnement technique, l’animation et le renforcement de la capacité d’hébergement.
De notre correspondant,
Al KHARROUBI

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Oujda a son salon agricole

Plateforme de promotion et transfert de nouvelles technologies

Assurer une meilleure visibilité aux agriculteurs locaux

             

Ce salon a pour objectif d’apporter des solutions aux problématiques qui entravent le développement des produits locaux, à savoir la qualité et la commercialisation  

La promotion des produits locaux passe d’abord par leur meilleure commercialisation. Et c’est la nouvelle approche prônée par la Chambre régionale de l’agriculture, les directions régionales de l’agriculture et du conseil agricole. Une stratégie de promotion pour rentabiliser les actions entreprises dans le cadre du plan Maroc Vert et qui peinent en matière de promotion commerciale et positionnement sur le marché. Pour répondre à cette attente, Oujda abritera du 25 au 28 décembre la première édition du salon régional des produits du terroir.
Plus de soixante exposants sont attendus pour cette première édition qui sera marquée par la tenue de plusieurs ateliers et séminaires centrés sur les thématiques de la qualité. Même objectif pour l’espace dédié au conseil agricole qui aura pour tâche d’initier les petits agriculteurs aux bonnes pratiques de production et pratiques innovantes en matière de valorisation. Quant aux thématiques retenues pour les séminaires grand public, elles se rapportent à l’importance de l’organisation professionnelle pour le développement agricole durable, les facteurs influençant la qualité, les nouvelles approches de transfert, les économies en eau et les pratiques à consolider pour assurer l’attractivité des produits locaux: olivier, amandier, néflier, miel et viandes rouges. Les produits certifiés indication géographique protégée (IGP) seront exposés pour servir d’exemple et inciter les agriculteurs à une valorisation rationnelle de leurs produits. L’événement en lui-même constitue une occasion idoine pour le développement de l’agrégation et la promotion de l’investissement.
«L’Organisation de ce salon table sur la mise en valeur des potentialités régionales et nationales, la mise en synergie des efforts des partenaires de développement des produits de terroir et la mise en place d’une plateforme de développement», précise-t-on auprès du comité d’organisation. De leurs côtés les agriculteurs ont souvent exprimé le souhait d’adhérer aux stratégies de valorisation pour dynamiser les ventes des produits émanant d’un territoire connu pour la diversité de ses produits. «Nous attendons beaucoup de cette foire pour développer des partenariats avec différents opérateurs et assurer une meilleure visibilité», précise Ahmed Mokhtari, agriculteur de la région.
D’une superficie agricole utile de 760.000 ha, plusieurs cultures connaissent un meilleur sort grâce aux différents soutiens accordés dans le cadre du plan Maroc Vert. La clémentine de Berkane est une IGP depuis 2012. Les huiles d’olives de Driouch, El Aioun et Taourirt sont d’une qualité appréciable. De leurs côtés les amandes, les truffes, les nèfles sont en phase ascendante en termes de rentabilité.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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Tourisme de montagne L’oriental soigne ses atouts

L’arrière pays et ses sites historiques exploités pour offrir un nouveau visage de la région

Passages sécurisés et mécanisés pour la grotte des chameaux

29 MDH pour consolider l’attractivité touristique de Zegzel et Tafoughalt

Berkane mise sur la diversification de son offre touristique pour accompagner le développement du balnéaire. Et pas mieux que la journée internationale de la montagne, célébrée le 11 décembre dernier pour sensibiliser à la valorisation des atouts dont dispose la province. Deux activités ont été tenues à cette occasion. Inauguration de la nouvelle monture de l’intérieur de la grotte des chameaux et l’organisation d’une journée d’étude autour des spécificités archéologiques, paysagères et touristiques des montagnes de Bni Znassen. Elle a aussi ciblé «l’agriculture bio» puisque la journée mondiale de la montagne est organisée cette année sous le thème de l’Agriculture montagnarde. Les communes de Zegzel et Tafoughalt sont célèbres pour les qualités nutritives et gustatives de leurs produits de terroir.
Ces deux activités initiées par le Conseil provincial du tourisme (CPT) et la province de Berkane avaient comme objectif l’implication des acteurs associatifs, chercheurs, professionnels et collectivités locales dans la valorisation des circuits de montagne et les gites de l’arrière pays. Des ambitions qui cadrent avec le contrat programme du développement touristique rural pour lequel 29 millions de dirhams ont été débloqués. Trois partenaires se sont associés à cette fin: la commune de Tafoughalt, le CPT et l’Agence de l’Oriental. Les premiers travaux ont été lancés et ont concerné la réalisation d’un circuit mécanisé pour une visite guidée à l’intérieur de la grotte des chameaux. Quatre millions de DH ont été débloqués pour cette réalisation qui sera ouverte au public en juillet prochain une fois les travaux d’aménagement externes achevés. «Toute destination qui n’offre pas d’activités ludiques, festives, culturelles et sportives sera négligée par les touristes au profit d’autres destinations mieux organisées. Et c’est pour répondre à cette exigence que le CPT agit pour la valorisation de l’arrière pays et pour compléter les actions réalisées à Saïdia», confie à L’Économiste Youssef Zaki, président du CPT.
Commentant l’inauguration du circuit interne de la grotte du chameau, Abdelhak Haoudi, gouverneur de la province de Berkane, a mis l’accent sur l’importance de la montagne qui constitue une source naturelle jouant des rôles écologique, biologique et socio économique. Il a aussi insisté sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des intervenants, particulièrement le privé, pour assurer sa rentabilité et son développement durable. Il a par ailleurs annoncé un ensemble de projets pour améliorer la situation des habitants de ces zones. Des actions qui nécessitent des programmes ciblés en matière de renforcement et d’ouverture de routes, généralisation de l’électricité et l’eau potable, création de l’emploi et des activités génératrices de revenus, le développement du tourisme de montagne et solidaire…Reste à moderniser les conditions d’accueil aux visiteurs de ces sites pour les rentabiliser davantage. Une tâche confiée à une commission locale constituée du CPT le Centre régional d’investissement, la province de Berkane. Elle a pour mission de faciliter les procédures d’investissement aux professionnels du secteur touristique.

L’agriculture montagnarde: un levier de croissance

La Journée internationale de la montagne a été célébrée cette année sous le thème «Agriculture montagnarde» pour sensibiliser à l’importance du développement durable des montagnes et son impact direct sur les populations locales. Les thématiques débattues lors cette journée ont été animées par des chercheurs universitaires et professionnels des activités montagnardes. Ils ont insisté sur l’importance de fédérer les approches novatrices aux actions entreprises pour valoriser les potentialités hydriques, éco-touristiques et agricoles. Le but étant de sensibiliser les habitants de ces régions aux rôles que joue les montagnes dans la sauvegarde des atouts écologiques et économiques qui font la spécificité des montagnes de Bni Znassen. Une chaîne qui s’étale sur 8.300 hectares est constituée de 57 espèces d’arbustes et 107 espèces d’animaux.

De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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La clémentine de Berkane a le vent en poupe

Les prévisions à l'export atteintes avant la fin de la campagne

Deux nouveaux groupes exportateurs certifiés IGP

La clémentine de Berkane cible plusieurs marchés à commencer par la Russie où le plus gros du lot est exporté, soit 62,2% de la production. Le reste est répartie à 18,6% sur l'UE, 10,9% sur les USA, 8,2% sur le Canada et un petit 0,1% sur l'Arabie Saoudite (0,1%)

Les exportations de la clémentine de Berkane vers la Russie connaissent une hausse significative. Deux mille tonnes de plus que prévu en une semaine. Le tonnage exporté jusqu’au 7 décembre a atteint 21.359 tonnes dépassant ainsi les 19.093 tonnes exportées le long de la campagne agricole 2013/2014. Plusieurs facteurs ont contribué à cette amélioration des ventes. D’abord les mauvaises conditions climatologiques qui ont frappé le Souss et qui ont restreint ses exportations. À ce facteur conjoncturel, le travail réalisé par la commission nationale des exports pour réguler les exportations marocaines commence à donner ses fruits. Cette dernière avait conseillé les producteurs du périmètre irrigué de la Moulouya de n’entamer leur campagne d’export qu’à partir du 12 novembre. Chose qui a impacté sur la qualité des productions et des apports en jus et acidité des fruits.
En parallèle à ces conditions favorables, les producteurs de Berkane font de la certification indication géographique protégée (IGP) de leurs clémentines leur cheval de bataille. Une exigence de plus en plus recommandée en Europe. Cette reconnaissance de qualité obtenue en 2010 est renouvelée chaque année par un organisme de certification. Deux nouveaux groupes d’export ont été certifiés IGP au cours de l’actuelle campagne. Cet intérêt pour la qualité de la production à été corroboré par le protocole d’accord entre la Russie et le Maroc qui exige un plan d’action de revalorisation pour chaque région. Au niveau du périmètre irrigué de la Moulouya tous les critères d’excellence ont été appliqués grâce notamment à l’implication de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires et ses différents services phytosanitaires. «Un accompagnement sur le terrain et des contrôles inopinés ont permis de lutter efficacement contre la cératite (insecte ravageur des oranges) et de réaliser une production de qualité», précise Yahia Ghoumari, chef du service de production à l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya.
Des piégeages de masse ont été instaurés pour assurer une protection efficiente des vergers. De même toutes les parcelles de production des agrumes à exporter ont été géoréférencées avec localisation GPS pour être contrôlées via des satellites.
Toutes ces précautions pour réaliser une production de qualité ont contribué à l’envolée des prix et de l’export pour la clémentine. Ils ont aussi séduit d’autres demandeurs. Malheureusement ces commandes ne peuvent être satisfaites. Les vergers qui produisent la qualité sont saturés alors que les orangers âgés produisent beaucoup de fruits mais de petites tailles. Des calibres qui ne sont pas demandés par les marchés internationaux. Un désagrément qui doit être résolu au plus vite par le renouvellement des vergers. Sur les 7.200 hectares prévus dans le cadre du plan Maroc Vert seuls 700 hectares ont été rajeunis depuis 2008.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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Agriculture Une nouvelle approche expérimentée dans l’Oriental

Un plan qui s’articule essentiellement autour du semis direct sans labour

La caravane de l’OCP prodigue ses conseils pour la campagne agricole

Un objectif dans la région, atteindre 17 quintaux/ha en bour          

Grâce à la rationalisation des efforts et la mise en place de nouvelles méthodes de préparation de la terre, la production de l’Oriental en céréales pourrait doubler. Elle ne dépasse pas les 4,5 millions de quintaux aujourd'hui

La campagne agricole 2014/2015 a été lancée lundi dans l’Oriental. Les pluies de la semaine précédente ainsi que l’arrivée de la caravane «céréales et légumineuses 2014» de l’OCP au niveau de la circonscription Bni Khaled (province d’Oujda) ont encouragé les agriculteurs à débuter le travail de la terre. Deux opportunités mobilisatrices pour améliorer les rendements et passer d’une production moyenne de neuf quintaux/hectare à plus de 17 q/h, en bour. Dans les zones irriguées l’objectif est de produire 45 q/h au lieu des 29 q/h actuels. C’est ce que cherche à atteindre l’Office national du conseil agricole (ONCA) de l’Oriental qui diversifie ses approches. La finalité étant de convaincre les agriculteurs à rationaliser leurs efforts et à expérimenter de nouvelles méthodes, en matière de préparation de la terre, utilisation des semis sélectionnés et engrais. A cet effet, il vient d’élaborer un plan d’action régional pour booster la filière des céréales. Un plan qui s’articule essentiellement autour du semis direct sans labour. Une technique appliquée dans plusieurs régions du Royaume mais pas encore dans l’Oriental. Elle le sera pour la première fois cette saison. «Il fallait d’abord initier les agriculteurs aux nouvelles techniques et leur expliquer les avantages à en tirer», souligne Hamid Chebabi, directeur régional de l'ONCA à Oujda.
L’Oriental dispose d’une superficie agricole utile de 730.740 hectares dont 65.400 ha de terres irriguées, soit 9% de la superficie agricole utile et 8% de l’espace irrigué au Maroc. La région dispose de grandes potentialités céréalières puisque chaque année, 320 à 400.000 ha sont semés, ce qui représente 48% de la superficie agricole utile.
Les agriculteurs, conviés à la caravane de l’OCP ont aussi suivi des explications sur les «Feeds». Ces produits à base de phosphate et de calcium, destinés à la nutrition animale, auparavant importés sont désormais fabriqués localement. Ils ont été introduits sur le marché local depuis mars 2013. A titre indicatif, les unités de production, basées au complexe industriel de l’OCP à Safi, permettent de satisfaire les besoins nationaux en la matière. 90% de cette production sont exportés vers le Brésil, les Etats-Unis et d’autres pays européens et asiatiques. C’est ce que précise un communiqué de la caravane OCP «céréales et légumineuses» 2014. Cette escale dans l’Oriental est la 4e présentation au niveau de la région après celles d’Ahfir pour les céréales, de Madagh pour le maraîchage et de Figuig pour le palmier dattier.

 
 Ali KHARROUBI

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