Technopôle, infrastructures de proximité… Un nouveau souffle pour l’Oriental

Technopôle, infrastructures de proximité… Un nouveau souffle pour l’Oriental

Technopôle, infrastructures de proximité… Un nouveau souffle pour l’Oriental

Quatre mois après sa dernière visite, l’Oriental s’apprête à recevoir une nouvelle fois le Souverain (source l'Economiste). Une nouvelle impulsion qui devrait être insufflée à la région afin d’activer les grands chantiers en cours. Pour rappel, ce ne sont pas moins de 100 milliards de DH qui ont été misés dans l’Oriental afin d’en faire une région attractive à travers de nouvelles infrastructures, mais aussi des projets industriels d’envergure. Si sur le papier, le tableau semble alléchant, la réalité, elle, bute sur les mêmes obstacles rencontrés à travers tout le Maroc. Sans passer par des partenariats public-privé, les grands projets risquent de ne pas porter le développement de cette région. Dégager de nouvelles opportunités de croissance, et dynamiser l’investissement privé dans la région sont aujourd’hui les leviers à activer pour favoriser l’essor de l’Oriental et mettre en place une croissance économique soutenue et durable. Hormis les volets industriels, d’autres actions ont également été initiées concernant des programmes de mise à niveau urbaine, de requalification de quartiers périphériques, ainsi que des programmes de lutte contre l’exclusion et la pauvreté. Le tout ponctué par des programmes de généralisation de l’accès aux services et infrastructures de base. En une décennie, l’Oriental a pulvérisé les records nationaux en matière de connexion aux différents réseaux de services.

L’atout agricole

Mais toutes ces nouvelles dynamiques n’arriveront pas à détrôner les rendements et effets du secteur agricole sur la région. Et pour cause, il assure annuellement pas moins de 32 millions de journées de travail. L’agriculture a souvent été la première ressource de la région en termes de revenus et de création d’emplois. Les terres irriguées à Berkane, Nador ou Taourirt ont assuré à la région une autosuffisance, notamment pour les cultures maraîchères alors que la filière agrumicole avec l’exportation des agrumes ne cesse de conquérir de nouveaux marchés (Russie, Canada et l’Europe). Des exportations qui ont atteint 61.909 tonnes au cours de la saison agricole 2012/2013 (60% d’augmentation par rapport à la campagne précédente). La clémentine représente 83% du volume des exportations. «La campagne agricole 2012/13 s’achève avec un bilan globalement très prometteur pour la région de l’Oriental. Bien évidemment, les conditions climatiques favorables durant cette campagne ont contribué à cette réussite, mais également le travail remarquable mené par la Direction régionale de l’agriculture depuis le début de la campagne agricole» a expliqué à L’Economiste Aziz Bellouti, directeur régional de l’agriculture de l’Oriental. Pour ce qui est du plan Maroc Vert, 8 projets ont été réalisés dans le cadre du plier I d’un montant de 2,8 milliards de DH et 26 projets dans le pilier II d’un montant de 1,34 milliards de DH sont en cours de réalisation ou d’achèvement. Pour 2013/14, de nouveaux projets sont identifiés et seront lancés incessamment. Le secteur agricole procure annuellement en moyenne une valeur brute de la production estimée à 4.960,032 millions de DH, dont 63% en production végétale et 37% en production animale. De même, il assure annuellement l’équivalent de 32,24 millions de journées de travail dont 42% en production végétale, 55% en production animale et 3 % dans l’agro-industrie.

La technopole de Oujda

Ce projet représente un exemple de développement industriel intégré avec 15.000 emplois à terme. Une région ne peut rester tributaire de la production agricole. Elle a besoin d’atouts industriels pour peaufiner sa compétitivité. Aussi, la technopole de Oujda représente-t-elle une zone industrielle qui fait partie des 3 projets de la stratégie Med
Est pour le développement industriel de l’Oriental (technopole d’Oujda, agropole de Berkane et zone industrielle de Nador). La première tranche de 107 ha est achevée (avec une zone PME/PMI, zone industrielle 2e et 3e catégorie et, pour répondre aux besoins de la région en termes de foncier industriel, une zone commerciale de 20 ha et des lots show-rooms). De plus, une Cleantech est opérationnelle, une zone franche d’exportation dédiée aux industries liées aux énergies renouvelables et efficacité énergétique. C’est le positionnement souhaité pour cette zone franche. Une troisième zone est mise en place pour les activités de logistique. La dernière composante est la zone services avec le projet Oujda Shore aux plateaux modulables selon les besoins des entreprises: un bâtiment de 7.500 m2 couvert qui vient d’être achevé et qui sera inauguré incessamment. Idem pour le bâtiment de services qui est achevé pour le siège de la gestion du parc, le guichet unique de la technopole, le business-center et les plateaux bureaux pour les activités de service.
Sur le plan de la commercialisation, 30 projets le sont déjà dont 23 industriels PME/PMI, 6 projets show-rooms et 1 projet sur la zone logistique. Par ailleurs, 10 unités industrielles sont en cours de construction: industrie métallurgique, énergies renouvelables, laboratoires de pièces et contrôle, menuiserie de verre aluminium et bois. Plusieurs unités sont en phase d’équipement avec le démarrage d’activités dans deux mois. Sur le plan de l’emploi, à elles seules, les PME/PMI assureront 1.000 emplois directs avec 240 millions de DH d’investissement. A terme, la technopole ambitionne la création de 15 000 emplois.

Plus de 65 millions de DH pour les sports de proximité

Renforcer, diversifier l’infrastructure et l’offre sportive, procurer aux jeunes des terrains de proximité mais aussi de qualité pour exercer et servir de viviers aux différents clubs sportifs. La finalité étant d’élargir la base des pratiquants en adéquation avec le nombre des habitants. Inconcevable pour une ville de 500.000 habitants de n’avoir que 27.000 licences sportives (dont 2.000 pour filles). Et par souci de gouvernance sportive un siège commun regroupant toutes les ligues vient d’être achevé. Il permettra aux 16 ligues qui encadrent 408 associations sportives au niveau de l’Oriental de mieux s’organiser et de passer à la phase de préparation des athlètes de haut niveau. En parallèle, des centres sportifs vont être créés, à l’instar du centre sportif Al Irfane avec ses 4 terrains de gazon synthétique qui sera opérationnel à partir de ce mois. Il est dédié aux meilleurs pratiquants au niveau des écoles de sports ou des équipes de quartiers. De même, 24 terrains de proximité sont programmés pour 2013: 19 sont déjà opérationnels et les 5 autres le seront d’ici la fin de l’année. Ils s’inscrivent dans le cadre de requalification des quartiers périphériques et la mise à niveau de l’infrastructure sportive urbaine. L’ensemble de ces programmes a nécessité plus de 65 millions de DH.

Source: L'Economiste

Portrait de Abdeljalil Bouzouggar, archéologue et professeur à l’INSAP

Raconter l’histoire de l’Homme en faisant parler les pierres, telle est la passion d’Abdeljalil Bouzouggar. Une passion qui a conduit cet archéologue à faire plusieurs découvertes au Maroc, dont la plus importante lui a valu la reconnaissance internationale dans sa discipline. C’est d’ailleurs dans un laboratoire plein d’échantillons que nous le rencontrons en compagnie de son collègue britannique de l’Université d’Oxford avec lequel il travaille depuis plus de 13 ans. Rigoureux et exigeant envers ses étudiants, Abdeljalil Bouzouggar n’en est pas moins affable. A l’entendre parler de sa discipline, l’on a l’impression que les milliers d’années ne représentent que quelques heures dans la vie, ce qui, dit-il, lui fait apprécier encore davantage le temps passé avec sa famille et ses enfants. Abdeljalil Bouzouggar est né à Marrakech en 1968.

De père militaire, il grandit dans un quartier où cohabitaient Marocains et coopérants français. C’est dans cette ville qu’il fait ses études jusqu’au baccalauréat décroché en 1987 dans une filière scientifique. Il faut dire que le jeune Abdeljalil caressait au départ le rêve de devenir médecin. Mais c’est sa rencontre avec une enseignante française de son collège qui lui fait changer d’avis. «Je me rappelle qu’elle nous racontait des choses fabuleuses sur l’histoire de l’Homme en ne se basant que sur des pierres et des ossements. Adolescent que j’étais, je demeurais très sceptique quant à la véracité de ce qu’elle avançait», se souvient Abdeljalil . Une fois le bac en poche, il passe le concours de l’Institut national de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) de Rabat.

Dès sa première année, il est conforté dans son choix et opte pour des études en préhistoire. «Comparée aux autres filières proposées (histoire préislamique, anthropologie…), la préhistoire était pour moi la discipline qui présentait la marge d’erreur la moins importante à cause du fait qu’elle ne reposait pas sur l’étude d’écrits, forcément subjectifs puisque humains», explique-t-il. Adepte de la rigueur scientifique et passionné, Abdeljalil Bouzouggar obtiendra davantage de bonnes notes dans des matières comme la cartographie ou la géologie, ce qui lui permet d’être major de sa promotion au bout de quatre ans d’études.

Mettre l’archéologie au service du tourisme

Avec son diplôme de second cycle en archéologie préhistorique, il profite des partenariats franco-marocains pour obtenir une bourse d’études afin de préparer un DEA à l’Université de Bordeaux I, connue pour son département prestigieux des études en préhistoire. Il y décroche en 1993 son diplôme d’études approfondies en géologie du quaternaire, préhistoire et anthropologie biologique et, 4 ans plus tard, un doctorat en géologie du quaternaire et préhistoire. Après avoir été formé par les plus éminents professeurs dans le domaine, il lui était alors possible de rejoindre n’importe quel site de fouille de par le monde. Il préférera pourtant rentrer au pays. «J’avais toujours en tête l’idée de revenir au Maroc», déclare-t-il. «Premièrement, parce que c’est mon pays, mais également parce que j’y décelais un terrain très intéressant pour les fouilles».
Dès son retour, il commence à travailler sur un site de fouille à Témara tout en enseignant à l’INSAP.

Mais la passion de la discipline étant la plus forte, Abdeljalil Bouzouggar renoue avec les études pour un deuxième doctorat en archéologie qu’il effectue à l’Université d’Etat de Liège en Belgique qu’il soutient en 2002. Ce n’est qu’à partir de cette date-là qu’il commence réellement les travaux de recherches pour lesquels il recevra la reconnaissance de l’Académie nationale des sciences aux Etats-Unis (NAS). Il découvre ainsi, dans la grotte des Pigeons à Tafoughalt, dans la région de l’Oriental, des coquillages marins perforés qui remontent à

82 000 ans, soit parmi les plus anciens objets de parure au monde découverts jusqu’ici. La découverte est telle que plusieurs institutions et écoles internationales participent aux travaux de recherches. C’est ainsi que l’archéologue marocain est chercheur-associé au Max planck institute for evolutionary anthropology en Allemagne et à l’Institut d’archéologie à l’Université d’Oxford au Royaume-Uni. Il est depuis 2006 président de la Commission scientifique internationale n°34 «Milieux, techniques et cultures du Paléolithique de l’Afrique du Nord-Ouest» de l’Union internationale des sciences préhistoriques et protohistoriques (UISPP). Il enseigne également au Maroc en tant que professeur habilité à l’Université Mohammed V – Agdal et à l’INSAP où il est le chef du département de préhistoire.

Il n’a jamais regretté son choix de revenir au Maroc, même s’il déplore quelquefois le manque de moyens financiers pour l’acquisition du matériel nécessaire, par exemple. «Pour la datation des coquillages que nous avions découverts, on a dû faire appel au matériel et aux experts de la Gendarmerie royale». Des contraintes qui, loin de le décourager, ne font que l’inciter à redoubler d’efforts, tout en le poussant à prendre en considération tout l’écosystème qui gravite autour de la discipline. «Il faut appuyer une partie de l’économie locale des régions marocaines sur le tourisme culturel qui naît de ces fouilles et des travaux de recherches y afférents», souligne-t-il. Car s’il est vrai que le travail de l’archéologue consiste à reconstituer et de raconter notre histoire, cette histoire peut être vendue sous forme de musées ou de visites de sites afin d’en faire bénéficier la population locale.

Source: La Vie Eco

Un lot de projets pour l’Oriental

La région de l’Oriental vient d’adopter sa feuille de route régionale et territoriale en matière de développement touristique par la signature le samedi 1e Juin à Saidia du Contrat programme régional (CPR) pour le développement du tourisme de la région de l’Oriental et son positionnement dans les territoires touristiques « Maroc Méditerranée » et « Atlas & vallées ».

La région de l’Oriental bénéficie d’un double positionnement touristique. Le balnéaire & loisirs, avec une orientation développement durable et l’éco-tourisme à travers le territoire « Maroc Méditerranée » qui regroupe les sites balnéaires de Saïdia , Cala Iris  ainsi que les sites naturels auxquels s’ajoutent d’importantes ressources culturelles (kasbahs, médinas et grottes..) et d’autre part, nature et culture à travers le territoire « Atlas & Vallées » qui se caractérise par une grande diversité de ressources touristiques qui permettent de proposer des expériences variées. En termes de structuration de l’offre, la région de l’oriental va mettre en place des infrastructures de loisirs et de sport, en plus d’une offre structurée d’excursions dans l’arrière-pays (découverte des montagnes, lagunes et oasis).

Le portefeuille de projets programmés pour la région à l’horizon 2020 intègre deux composantes majeures, les programmes « animations, sports et loisirs » et « éco développement durable ».  Multiplier par 3 les recettes touristiques

En termes de capacité d’accueil, la région devra se doter de près de 14 000 lits additionnels, afin de pouvoir accueillir près de 77 000 touristes à l’horizon 2020 et multiplier ainsi par plus de 3, ses recettes touristiques annuelles. Dans ce cadre, 118 projets ont été arrêtés par les parties prenantes, visant le développement du produit touristique au niveau de la région de l’Oriental. Ce portefeuille se compose de 3 projets structurants (projets de dimensions importantes et à portée internationale permettant de matérialiser le positionnement touristique préconisé) et de 115 projets complémentaires qui permettront d’enrichir et de densifier le tissu de l’offre touristique régionale. La mise en œuvre de ces produits, arrêtés dans le cadre du CPR nécessitera une enveloppe globale de 7, 1 milliards de DH, dont 96 %, soit 6, 8 milliards de DH, qui seront supportés par le secteur privé.

Les projets structurants de la région
L’enjeu principal pour la région de l’Oriental demeure le développement d’une offre balnéaire, compétitive au niveau international et apportant une masse critique d’activité additionnelle à la région. A cet effet, trois projets structurants, correspondant à un investissement de 5,867 milliards de DH, seront mis en œuvre. C’est ainsi que le programme « Azur 2020 » prévoit de compléter l’offre balnéaire existante par la création de nouvelles stations touristiques qui seront compétitives sur le plan international. Un projet structurant de repositionnement de la station de Saïda sera mené à bien, selon le ministère du Tourisme. L’objectif est d’en faire un véritable produit balnéaire de nouvelle génération caractérisé par un aménagement urbain et hôtelier de qualité, répondant aux normes, aux exigences et aux standards internationaux. La station sera dotée d’une offre complète d’animations et de loisirs. Les investissements pour ces aménagements seront de l’ordre de 4,1 milliards de DH qui seront entièrement supportés par le secteur privé avec un foncier d’une superficie de 147 ha pour la phase 1.

Relance du programme Biladi
Pour le programme « Biladi », il s’agira d’achever la mise en œuvre des initiatives « Biladi » lancées au cours des dernières années et mettre en œuvre un plan national pour l’hôtellerie de plein air. Au niveau de la région, le programme Biladi se traduira par un projet structurant de création d’une station touristique de Ras el Ma. Située dans la province de Nador, cette station aura une capacité totale d’hébergement de 2 912 lits. Pour parachever la mise en place de la station, le site disposera d’une offre complète d’animations et de services comprenant notamment des cafés et des restaurants, un forum d’animation, et plusieurs terrains de sport et piscines. Le développement de la station qui nécessite un foncier de 17 ha va requérir un investissement estimé à 202 millions de DH, entièrement supporté par le privé.

Par ailleurs, le programme éco/développement durable se traduira par un projet structurant de développement touristique du Site de Ras el Ma. Ce projet inclut, entre autres, la reconversion du port actuel en un port de plaisance et de pêche, le développement d’une marina éco-luxe, qui proposera les prestations d’une Marina de haut standing. Il est également prévu de développer une capacité d’hébergement limitée, très luxueuse et positionnée « développement durable en bord de mer ». L’investissement nécessaire est estimé à 1,504 milliard de DH, dont 1,5 milliard sera entièrement supporté par le privé auquel s’ajoutera 4 millions de DH de financement public destinés aux études préalables au projet. Ce projet va requérir un foncier de 449 ha. Enfin, afin de compléter l’offre touristique de la Région, 115 projets complémentaires viendront s’adjoindre aux projets structurants décrits précédemment. Ces projets seront développés dans le cadre des programmes « Animations, Sports et Loisirs », « Biladi »,

« Eco / Développement Durable »,
« Patrimoine et Héritage » et « Niche à forte valeur ajoutée ». Le montant total de l’investissement requis pour ces projets est estimé à 1,32 milliard de DH.
Les efforts de la promotion et la commercialisation La région de l’Oriental, située entre deux territoires, profitera de deux positionnements distincts : le balnéaire et la nature. Elle bénéficiera ainsi des actions de promotion et marketing conçues aussi bien pour le « Territoire Maroc Méditerranée » que du « Territoire Atlas et Vallées». Le programme de promotion et de commercialisation du « Territoire Maroc Méditerranée » a pour objectif de positionner le territoire comme la nouvelle destination « balnéaire & loisirs» du pourtour méditerranéen, avec une orientation développement durable et éco-tourisme. Près de 71% des touristes du « Territoire Maroc Méditerranée », seront issus à l’horizon 2020 de 4 marchés cibles : la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Belgique. Aussi et afin de remplir les objectifs d’arrivées de la Vision 2020 dans ce territoire, la desserte aérienne devra atteindre 164 fréquences hebdomadaires dans ce territoire, dont 97 à Oujda. La desserte vers Nador, contrairement à Oujda, regroupera les routes ethniques, à forte dominance MRE.

Par ailleurs, le programme de promotion et de commercialisation du « Territoire Atlas et Vallées» vise à se différencier en tant que destination phare de l’écotourisme et du développement durable, tout en mettant en avant une dimension complémentaire en rapport avec son riche patrimoine culturel. A l’horizon 2020, près de 73% des touristes du territoire Atlas et Vallées, seront issus de quatre marchés cibles: la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et les Pays-Bas. La desserte aérienne devra atteindre 138 fréquences hebdomadaires dans ce territoire.

L’axe formation et capital humain
Afin d’assurer une adéquation entre les capacités additionnelles prévues pour la région et les besoins en ressources humaines pour la région de l’oriental estimés à 6 530 lauréats dans le domaine de l’hôtellerie et la restauration à l’horizon 2020, le CPR prévoit la création d’un centre d’excellence au sein de chacun des deux territoires (Maroc Méditerranée, et Atlas et vallées) en fonction de la montée en charge des capacités d’hébergement tout en assurant la formation de techniciens spécialisés en métiers de tourisme.

L’enjeu de la durabilité au centre du CPR
Dans le but de renforcer l’offre « tourisme de nature» de la région de l’Oriental, plusieurs projets axés éco-tourisme et développement durable sont prévus dans la région. Un projet particulièrement important a été programmé dans le cadre du CPR et concerne le développement touristique du site littoral de Ras el Ma en veillant au respect des normes de durabilité à travers la valorisation rationnelle des ressources naturelles grâce à des produits adaptés. Une attention particulière sera portée par la région aux études d’impact sur l’environnement et à l’application par les investisseurs de leurs engagements lors de l’obtention de la recevabilité environnementale. Enfin et dans le but de garantir la bonne exécution de ces plans d’actions, un nouveau schéma de gouvernance est prévu qui sera axé sur la création de l’Agence de développement touristique (ADT) au niveau de chacun des deux territoires. Ces ADT auront pour mission le pilotage et la coordination de la mise en œuvre des plans d’action régionaux.

Objectif, 550 nouvelles PME en 2020
Sur un autre registre, la réalisation des objectifs ambitieux de la Vision 2020 repose essentiellement sur une amélioration de l’expérience touristique dans sa totalité. Ce qui implique un rehaussement de la qualité de service au niveau des différentes composantes de l’expérience touristique, ainsi que la diversification de l’offre en hébergement, animation et loisirs. A ce titre, les PME et TPE jouent un rôle essentiel en participant directement au développement et à l’enrichissement de l’offre touristique notamment l’hébergement, l’assemblage et la commercialisation des produits touristiques, les services connexes qui regroupent les activités sportives et culturelles, la restauration, l’artisanat, les commerces et le transport. Afin d’atteindre ces objectifs, le secteur du tourisme a besoin de s’adosser à un tissu de PME et de TPE structurées et professionnelles, capables de relever des défis qualitatifs importants et de créer une offre de services complète alignée aux standards internationaux. A cet effet, le renforcement de la chaîne de valeur touristique de la région, nécessite la création d’entreprises permettant de compléter l’offre touristique notamment pour les offres d’hébergement, de restauration et d’artisanat. L’enjeu de ce chantier consiste à faire émerger environ 550 PME et TPE et à créer près de 3 600 emplois dans la région de l’Oriental et de contribuer à la professionnalisation du tissu existant et la viabilisation du parcours professionnel dans les TPE et PME.

Par ailleurs, l’axe « compétitivité du tissu d’acteurs » prévoit de faire bénéficier les entreprises touristiques de la région des dispositifs d’appui mis en place dans le cadre de la Vision 2020. Il s’agit du fonds de rénovation et de mise à niveau hôtelière (Renovotel), d’une enveloppe de 500 millions de DH et qui vise à rénover 16 000 lits hôteliers à l’horizon 2015 à l’échelle nationale, et du mécanisme Moussanada Siyaha conçu en partenariat avec l’Agence nationale pour la promotion de la Petite et moyenne entreprise (ANPME), le ministère de l’Economie et des Finances et la Fédération nationale du tourisme. Il a fait l’objet d’une convention cadre signée le 21 novembre 2012. Ce programme, dont l’enveloppe est de 420 millions de DH échelonnés sur 8 ans, permet la prise en charge d’une partie du financement des prestations de service touchant les domaines clés de compétitivité des PME/TPE touristiques.

LE SOIR

Les amis français de l’Oriental s’activent pour la promotion de la région

Le Cercle des amis de l'Oriental, rassemblant une quinzaine de personnalités françaises nées ou ayant vécu dans cette région, s'est félicité mercredi de la dynamique de développement enregistrée sur place, réaffirmant la volonté de ses membres de contribuer à la promotion de la région, notamment dans le cadre de la coopération décentralisée.

Invités à livrer leurs "regards sur la dynamique de développement" de l'Oriental", dans le cadre du cycle des conférences des "mercredis de l'ambassade du Maroc à Paris", l'ancien ministre Christian Nucci et le professeur Jean Paul Aimetti du Conservatoire national des arts et métiers, membres actifs du cercle, ont salué la vision royale pour la promotion de l'Oriental, "une région en pleine mutation depuis plus d'une dizaine d'années".

Devant une audience composée d'une pléiade d'acteurs associatifs et économiques engagés en faveur du développement des relations franco-marocaines, en présence de l'Ambassadeur du Maroc en France, M. Chakib Benmoussa, les deux intervenants se sont dits convaincus que cette dynamique est à même de faire de cette région "un pôle de développement" dans l'espace méditerranéen dans la perspective d'une réouverture inéluctable des frontières maroco-algériennes qui serait bénéfique pour toute la région. "SM le Roi Mohammed VI s'est inscrit dans la logique de l'aménagement du territoire et du développement de l'Oriental, pour que demain lorsque la frontière rouvrira, on construit d'abord sa région à partir de ce que l'on est et de ce que l'on a", a affirmé, dans une déclaration à la MAP, M. Christian Nucci, également vice-président du Conseil général du département de l'Isère. Soulignant les liens "très forts" unissant les familles des deux côtés de la frontière, M. Nucci a dit espérer qu'"un jour, le bon sens l'emportera et que les efforts de SM le Roi pour la réouverture des frontières soient couronnés de succès".

"C'est le voeu le plus cher que je formule", a ajouté cet ancien enseignant à Oujda, une ville à laquelle il est particulièrement attaché, d'où son intérêt, en tant que vice-président du Conseil général de l'Isère, à renforcer davantage les liens de la coopération décentralisée de sa région avec celle de l'Oriental, en particulier en matière de santé, sur fond de la mise en place prochainement à Oujda d'un Centre hospitalier universitaire (CHU). Un accord de coopération vient d'être signé entre les villes de Grenoble et Oujda en appui à ce projet, portant en particulier sur la gouvernance et la formation des médecins (cardiologie, traumatologie), a-t-il rappelé.

De son côté, Jean Paul Aimetti, qui anime le Cercle des amis de l'Oriental, s'est dit ravi du chemin parcouru jusqu'ici pour le développement d'Oujda, se disant convaincu qu'"un jour ou l'autre, la frontière s'ouvrira et il vaut mieux avoir un pôle, un fort développement qui pourra rayonner mieux qu'il y a quinze ans dans un espace méditerranéen avec l'Algérie". Ce natif d'Oujda où il a fait ses études primaires et secondaires, n'était pas revenu à Oujda depuis des années et se dit agréablement surpris par la "mutation profonde" que connaît actuellement la région dans tous les domaines, capitalisant sur ses atouts en termes d'agriculture et d'ouverture sur la Méditerranée, en plus de son potentiel de compétences "avec une espèce de tradition d'excellence au niveau de l'enseignement secondaire".

"Il faut qu'on soit fier de ce qui se passe en termes d'enseignement secondaire et aujourd'hui supérieur à Oujda, ce qui est prometteur pour la jeunesse marocaine, à condition d'avoir les ouvertures économiques nécessaires", a-t-il relevé. Sur le plan national, les deux intervenants se sont dits impressionnés par la dynamique de réformes enregistrées au Maroc, couronnée par l'adoption de la nouvelle constitution et l'élection d'un gouvernement dont le chef est issu du parti venu en tête. "Grâce aux efforts de SM le Roi, le processus démocratique se déroule dans des conditions tout à fait remarquables, une démocratie est en train de s'installer", a affirmé l'ancien ministre Christian Nucci qui considère que "le Maroc est sur la bonne voie".

Taoufiq Boudchiche, directeur du pôle coopération internationale et promotion économique à l'Agence pour la promotion et le développement économique et social de la préfecture et des provinces de la région orientale du Royaume, s'est félicité de la qualité des échanges ayant ponctué cette rencontre à l'initiative de personnalités françaises originaires d'Oujda, très attachées au développement de la région, soulignant que "ce genre d'initiatives de réseautage peut être un complément très utile dans le cadre de la coopération décentralisée, institutionnelle et bilatérale".

"Tout le monde a convergé sur le fait que le développement de cette région, grâce à l'initiative royale pour le développement de l'Oriental, est impressionnant et reconnaissent qu'elle est un exemple, voire un modèle de développement territorial", a-t-il dit. L'ambassadeur du Maroc en France, M. Chakib Benmoussa, a exprimé son soutien aux initiatives du Cercle des amis de l'Oriental en faveur de la promotion de cette région qui a connu une renaissance grâce à l'initiative royale ayant apporté un programme de développement, mais aussi une vision stratégique pour faire de cette région une porte sur la Méditerranée, une région qui se développe sur ses atouts endogènes.

Oujda débat de la péréquation financière

  • La recherche d’une garantie pour les recettes fiscales propres aux collectivités territoriales s’impose avec acuité.
  • Le pouvoir fiscal local n’existe pas dans un Etat unitaire.

Au Maroc qui est en phase de préparation de sa régionalisation avancée, le concept ne peut être abordé comme simple instrument technique d’un simple chapitre des finances locales. L’application de ce concept ne se réduit pas à une simple proportionnalité entre les ressources et les compétences, la fixation des taux d’impôts locaux et des procédures de péréquation financière pour corriger l’inégalité des sources potentielles de financement entre les collectivités. Un thème qui a été discuté par le laboratoire des études juridiques et sociales de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Oujda, la semaine dernière, lors des XIXes universités fiscales de printemps sous le thème de l’autonomie financière territoriale face à la crise économique.

Une soixantaine d’experts nationaux mais aussi africains, américains et européens ont passé au peigne fin quatre thèmes: les expériences d’autonomie financière territoriale, l’effectivité de l’autonomie financière territoriale, les sources de l’autonomie financière territoriale et les outils de l’autonomie financière territoriale. Il ressort des différentes interventions que l’autonomie financière territoriale a pris une proportion planétaire avec la généralisation du concept à travers plusieurs pays.

Le rapport introductif de ces journées montre que l’autonomie financière territoriale s’inscrit dans le cadre d’un «mainstream» philosophique et idéologique bien plus vaste que le droit financier des collectivités territoriales et leurs techniques. Un concept évoqué par l’article 3 de la Constitution de la République Démocratique du Congo (2006), l’article 141 de la Constitution du Maroc (2011), en passant par l’article 156 de la Constitution espagnole de 1978 ou l’article 72-2 de la Constitution française réformée en 2003.

«La Constitution marocaine n’accorde pas la moindre place à un véritable pouvoir fiscal local dans la répartition des compétences entre l’Etat et ses collectivités territoriales. Disons-le clairement, le pouvoir fiscal local, n’existe pas dans un Etat unitaire.
Le pouvoir fiscal est singulièrement du ressort exclusif du législateur. Seul ce dernier peut, pour sa mise en œuvre, réguler l’intervention du pouvoir réglementaire national ou local lorsqu’il en existe un, mais toujours dans les conditions prévues par la loi», a précisé le professeur Ahmed Allali, président du comité d’organisation des XIXes universités fiscales de printemps.

De fait, la recherche d’une garantie pour les recettes fiscales et autres ressources financières propres aux collectivités territoriales s’impose avec beaucoup d’acuité. Cela représente une part importante de leurs recettes, par le biais des réformes fiscales entreprises. Ces dernières sont amenées à s’adapter au contexte politico-économique en vigueur dans un pays.

L'Economiste

Les souks de l’ancienne médina, nommés communément «souks Bab Sidi Abdelwahab» viennent d’être entièrement réhabilités

Places mythiques, chargées d’histoire pour la ville d’Oujda et ses habitants, les souks de l’ancienne médina, nommés communément «souks Bab Sidi Abdelwahab» viennent d’être entièrement réhabilités.

Ces centres commerciaux qui drainent quotidiennement plus de 200.000 clients, consommateurs ou passagers, ont fait l’objet d’une mise à niveau afin de les organiser et consolider leur attractivité. Une réhabilitation qui a commencé en 2008 mais qui a traîné pendant 5 longues années avant que le centre-ville ne prenne forme et soit enfin ouvert à l’activité commerciale, le 18 mai dernier. Le suivi permanent de l’actuel wali de la région Mohammed Mhidia y est pour beaucoup. Ce qui a permis aux chantiers d’être finalement achevés.

La réhabilitation de la place de Bab Sidi Abdelwahab s’inscrit dans le cadre du projet global de mise à niveau du tissu urbain de la ville millénaire. Un monument qui est à la fois un héritage historique, culturel et patrimonial mais aussi une zone urbaine qui a marqué toutes les politiques urbanistiques d’Oujda. Elle était le lieu par excellence des arts populaires et d’autres spécificités du terroir jusqu’à la fin des années 70. La place des Chikh Tilissani, Abdellah Magana, Mimoune Barida et d’autres maîtres du chant populaire local, qui animaient à longueur de journées, des spectacles musicaux ou récits narratifs avec tout le charme féerique des grands conteurs et musiciens traditionnels. Un théâtre en plein air et haut lieu touristique avec des animations assurées par des danseurs populaires, dresseurs de singes, charmeurs de serpents, artistes plasticiens ambulants. Une alternative pour permettre à plusieurs artistes de retrouver dans cette place les éléments propices à toute créativité intuitive et à la reconnaissance de leur génie enchanteur. Une place à forte charge culturelle, célèbre par son caractère populaire qui déborde de convivialité et qui grouille d’activité ne peut être zappée par les politiques du développement des territoires. L’objectif de cette réhabilitation générale étant d’ériger la capitale de l’Oriental en locomotive de croissance. A cet effet, un budget global de 130 millions de DH a été réservé pour le réaménagement de ces souks avec une contribution de 50 % du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville. La wilaya de la région, la commune urbaine et les bénéficiaires ont souscrit à mesure de 20 millions de DH, 15 millions de DH et 45 millions de DH. Un financement qui a servi à la rénovation de 764 commerces concernant un marché de légumes (242 boutiques) et «Souq Tanja» (522 boutiques). L’objectif exprimé par l’ensemble des intervenants étant de réorganiser tous les circuits commerciaux de cette place, de les loger dans des conditions décentes sur des bases qui assurent hygiène et sécurité et qui permettent à ces activités de monter en gamme.

Les commerçants, quoique ravis de leur nouvelle infrastructure, espèrent toutefois que les services de sécurité assumeront leur tâche afin de protéger leur commerce contre toute concurrence déloyale. Notamment des «ferrachas» qui squattent la Médina et la rue de Marrakech. Pour rappel, le projet initial de la réhabilitation de cette place prévoyait le réaménagement de la place du Maroc, la muraille sud de Bab Sidi Abdelwaheb avec aménagement de zones vertes autour, construction de «Dar Hirafiyine la maison des artisans, réaménagement de «Souq Tanja» et Souk El Qods, construction d’un nouveau rond-point avec parkings. Certains projets sont tout bonnement passés à la trappe, comme celui de la Maison de l’artisan qui devait jouer le rôle d’interface de toute l’activité artisanale.

Source: L'Economiste

La compétitivité des entreprises touristiques marocaines passe nécessairement par leur modernisation et l’amélioration de leur productivité

La mise à niveau des entreprises touristiques au Maroc est devenue une nécessité pour pouvoir s'adapter aux besoins du marché mondial et ce à travers la consolidation de l'offre touristique, sa diversification et le renforcement de son positionnement, a affirmé mardi à Marrakech le vice-président général de la Fédération nationale du tourisme (FNT), Fouad Lahbabi.

Lors du lancement du Roadshow touristique dédié à la sensibilisation sur les mécanismes d'appui aux entreprises touristiques dans les principales régions touristiques du Royaume, Lahbabi a relevé que la compétitivité des entreprises touristiques marocaines passe nécessairement par leur modernisation et l'amélioration de leur productivité.

Il a, en outre, exprimé la mobilisation de tous les partenaires pour la réussite du dispositif d'appui aux petites et moyennes entreprises touristiques mis en place dans le cadre de la convention signée en novembre dernier.

Ce dispositif témoigne de la volonté de tous les partenaires d'accompagner de manière soutenue et pérenne le développement du secteur touristique, a-t-il ajouté, soulignant que le tourisme au Maroc a des perspectives de croissance importante malgré la crise financière mondiale.

De son côté, la secrétaire générale du ministère du Tourisme, Nadia Roudies, a présenté à cette occasion les deux mécanismes d'appui aux PME touristiques à savoir «Moussanada Siyaha» et «Renovotel 3».

Le premier, fruit d'un partenariat entre le ministère du Tourisme, le ministère de l'Economie et des finances, l'Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) et la Fédération nationale du tourisme (FNT), et doté de 420 millions de DH, vise un accompagnement de plus de 600 PME dans leurs démarches de mise à niveau et d'amélioration de la compétitivité, a-t-elle expliqué.

Il cible principalement les établissements d'hébergement touristique, les agences de voyage, et entreprises de transport touristique, a-t-elle précisé.

«Renovotel 3», est quant à lui, un fonds de financement doté de 500 millions de dhs. Fruit d'un partenariat entre le ministère de l'Economie et des finances, la Caisse centrale de garantie (CCG), le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, la FNT et la Fédération nationale de l'industrie hô telière (FNIH), ce fonds est dédié à la mise à niveau des établissements d'hébergement touristique.

Organisées en collaboration avec la CCG, l'ANPME et les Fédérations des métiers du tourisme (FNT, FNIH, FNAM et FNTT), ces tournées sillonneront outre Marrakech, Casablanca (4 juin), Rabat (6 juin), Tanger (11 juin), Tétouan (12 juin), Fès (18 juin) et l'Oriental (20 juin), tandis que le séminaire de clôture est prévu à Agadir le 2 juillet.

A rappeler que cette phase de démarrage des mécanismes «Moussanada Siyaha» et «Renovotel 3» sera suivie par une phase de mise en réseau et de suivi où la communication sur ces mécanismes d'appui sera de plus en plus rapprochée et individualisée.

Ouverture de la 6e édition du Festival international du théâtre d’Oujda

Du 12 au 17 mai, la 6e édition du Festival international du théâtre d'Oujda bat son plein dans la capitale de l'Oriental. À l'initiative de l'association Comédrama, cette manifestation sous le thème “Le Théâtre au service du développement humain”, rassemble des troupes de théâtre internationales venues d'Allemagne, de France, d'Italie et de Belgique ainsi que des troupes locales d'Oujda, Nador et Marrakech.

La cérémonie d'ouverture, marquée par la présentation de spectacles unissant patrimoine local authentique et culture hassanie, a été l'occasion de rendre hommage à Abdeslam Loudy, un des dramaturges de l'Oriental, ainsi qu'au doyen des comédiens d'Oujda, Mohamed Hefiane, créatif en matière de musique et de stances.

Outre des pièces de théâtre, le programme de ce festival prévoit des ateliers de formation, notamment dans l'art d'improvisation pour enfant et de techniques clownesques, qui seront animés par des formateurs qualifiés de la France, d'Italie et de la Russie.

La région oriental du Maroc promeut l’inclusion sociale des femmes à travers le projet

Le projet « Guichet Femme » (2008-2010) représente une expérience d’insertion de l’approche genre dans un contexte socioculturel difficile. D’ailleurs, le projet est un exemple de processus à travers lequel les institutions et services locaux se sont approprié des démarches de l’approche genre dans les politiques d’insertion économique.

Le Guichet Femme se veut un espace de concertation et de coordination entre les différents services locaux de la Région de l’Oriental en vue d’améliorer leurs prestations envers les femmes bénéficiaires. Il propose un ensemble de services, commençant par le bon accueil des femmes en situation difficile, les écouter afin de bien détecter leurs problèmes et leurs besoins, les sensibiliser et les orienter soit vers les services locaux concernés en cas de problèmes juridique, sanitaire, socioculturel, éducatif, soit vers les services compétents en matière de recherche d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle.

Le projet vise l’implication active des femmes dans le développement local par :
 

  • Un meilleur accès des femmes aux services locaux du territoire en mettant à leur disposition l’information relative à l’ensemble des services existants aussi bien ceux assurés par les services publics que ceux rendus par les associations
  • La mise en place d’un réseau des Services Locaux pour l’amélioration de la qualité de vie des femmes dans la Région de l’Oriental.
  • La collecte de données et d’informations, la production et la diffusion d’analyses, d’études, de recherches, d’enquêtes et de statistiques sur la situation des femmes au niveau des différentes provinces et communes de la Région.


Bénéficiaires

Les femmes de la Région de l’Orient ; bénéficiaires des services offerts par chaque Guichet Femme dans les cinq provinces et, plus généralement, les 1 908 905 habitants de la Région de l’Oriental (928 142 hommes et 980 763 femmes).

Coordination

Le projet « Guichet Femme » a été mis en place en partenariat avec le Programme ART GOLD Maroc et ses partenaires internationaux de la Coopération décentralisée. Le programme ART Gold et le Fonds Andalous des Municipalités pour la Solidarité Internationale (FAMSI) ont apporté l’appui technique et financier au projet durant les 3 phases de la réalisation 2008/2009/2010. L’ensemble du projet depuis sa mise en place en 2008, et pendant les trois phases, a nécessité un budget global de 3 325 205, 42 MAD.

Le projet fait partie d’une stratégie à long terme qui vise l’institutionnalisation de chaque « Guichet Femme » pour assurer l’appropriation locale du projet. Dans la première année de démarrage du projet, différentes institutions et services locaux ont manifesté leur intérêt et leur implication dans la réussite du projet. Preuve de cette appropriation, les différents conventions signées en 2008, 2009, 2010 entre l’Entraide National de Jerada, Berkane, Bouarfa et la Province de Taourirt qui ont assuré la mise à disposition d’un local pour le Guichet Femme de chaque province, ainsi qu’un accompagnement institutionnel dans la mise en place des différentes formations, ateliers et missions qui se sont déroulées pendant ces années.

Les principaux résultats et réalisations

Accueil de 3135 femmes, orientation de 1719 d’entre elles  vers les services; 2002 femmes accueillies pour la recherche d’emploi, dont 57% ont été orientées vers les services d’insertion professionnelle et 20% environ ont trouvé un emploi ; Renforcement des capacités des 500 bénéficiaires du projet dans toute la région de l’Oriental, à travers des formations sur les techniques de recherche d’emploi, les activités génératrices de revenus (AGR), l’initiation à la comptabilité, la broderie, les techniques informatiques ; Partage d’expérience et réalisation des échanges techniques sur des expériences d’égalité des sexes entre l’équipe du projet et les différentes institutions et associations de la Province d’Huelva en Espagne (2008/2009), et la Région d’Ombrie en Italie – FELCOS (2010).

Obstacles

La mise en œuvre du projet ainsi que sa consolidation se sont toutefois accompagnées de plusieurs contraintes et difficultés : les changements successifs des responsables territoriaux, des pouvoirs politiques et des responsables de certains  services extérieurs ont retardé la mise en œuvre ; la non appropriation de cette démarche par les nouveaux venus ou encore leur scepticisme a exigé la multiplication des rencontres de plaidoyer ; la non accessibilité et l’éloignement des femmes en milieu rural à l’information concernant l'existence des services locaux ; le manque d'implication de certaines institutions du territoire.

  Pour de plus amples informations, veuillez consultez l’étude complète du cas : Observatoire Villes Inclusives, disponible en téléchargement.

Régionalisation avancée Le coup de pouce de la Banque mondiale

Après Tanger Med et la centrale solaire de Ouarzazate, la Banque mondiale, via la SFI, accompagne des partenariats publics-privés régionaux. Le don qu’elle met à la disposition de la Commune urbaine d’Oujda permettra de rénover l’éclairage public urbain.

– L’Économiste: Sur quels critères l’IFC s’est t- elle basée pour choisir Oujda comme ville pilote dans le cadre de la coopération de la Banque mondiale avec une région?
– Rostan Schwab: C’est l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique qui a sélectionné Oujda et l’a présentée en tant que partenaire potentiel à la Banque mondiale. De plus, on est attentif à la volonté et la détermination du conseil local à opter pour ce type de projet. Oujda est une ville de taille importante et peut servir d’exemple à d’autres villes du Maroc. L’Oriental fait partie des régions que l’on souhaite favoriser. L’ensemble de ces facteurs encourage la BM à initier de nouveaux types de projets innovants tels l’éclairage public. Elle souhaite aussi favoriser les régions qui accélèrent leur développement socio-économique.

– Concrètement, par quels changements se traduira ce partenariat?
– Créer un nouvel éclairage public, confier son installation et sa maintenance à une compagnie privée mixte maroco-internationale est un projet innovant et rentable à long terme. Cela ouvrira la voie pour l’investissement dans d’autres types de projets de santé ou d’éducation. De même, Oujda représente un éclairage public qui avoisine les 40.000 points lumineux et la commune paie une facture énergétique avec des coûts de maintenance très élevés. Et malgré cet engagement, la commune n’est pas satisfaite de la qualité de l’éclairage qui résulte du réseau actuel. Les villes moins éclairées sont des villes moins sûres. Il y a aussi un atout économique puisque Oujda est une ville de plus en plus dynamique économiquement. Elle le sera plus avec une capacité économique plus étalée en critère de temporalité.

– La Banque mondiale s’intéresse de plus en plus aux régions…
– C’est une approche pour accompagner le Maroc dans son choix d’une régionalisation avancée de mise en place d’un système de décentralisation. C’est effectivement à l’échelon local que s’initie un grand nombre d’initiatives et de décisions qui touchent le citoyen dans sa vie quotidienne. Jusqu’à présent le travail du groupement de la Banque mondiale a été centré sur la collaboration centrale. Aujourd’hui, l’IFC souhaite être plus présente au niveau régional pour participer à la dynamique de décentralisation initiée par le Souverain. A priori on sera à l’écoute de toutes les régions engagées dans l’accélération de leur développement économique. Mais il faut avouer que dans un premier temps on est très intéressé par l’Oriental et le Souss.

Source: L'Economiste