Oujda construit des parkings «solidaires»

Oujda construit des parkings «solidaires»

Oujda construit des parkings «solidaires»

Ces parkings souterrains sont financés par une association de bienfaisance. L'objectif est de pérenniser les recettes pour assurer la gestion des autres centres : maisons de vieillesse, de l’enfance, des malades mentaux….

Ci-contre la maquette du projet, qui prévoit en surface tout un bloc pour l’animation (food court, centre artisanal et aire de jeux) et au sous-sol l’espace parking.

Aucun parking public aux standards requis pour les 50.000 véhicules circulant à Oujda. Et les 70 espaces parkings que la commune urbaine d’Oujda loue, via des appels d’offres non renouvelables, n’arrivent plus à contenir le parc automobile grandissant. Le cas de la médina et de la place Bab Sidi Abdelouahab est parlant.

Pour un trafic quotidien de plus de 20.000 voitures, il y a à peine 400 places pour le stationnement. De plus, ces parkings, qui longent les trottoirs et places publiques, ne sont pas commodes. Ils contribuent à l’engorgement notamment aux heures de pointe et en été avec l’arrivée massive des MRE. La seule solution envisageable serait de procéder à la construction de parkings souterrains, précise-t-on auprès des services municipaux. Des projets qui nécessiteraient la contribution du privé.

L’Association musulmane de bienfaisance d’Oujda (AMBO) propose une solution, qui lui sera a posteriori bénéfique. Elle vient de lancer la construction du premier parking public souterrain à Oujda. Un parking de deux étages pour une capacité de 580 voitures. Il assurera plusieurs services: conseil et lavage de voitures, café et restaurant, aire de jeu pour enfants, pavillon pour l’artisanat, poste de police et toilettes publiques.

Un investissement qui avoisine les 5 millions de DH débloqués grâce à la contribution des mécènes. Pas loin de ce premier parking public souterrain d’Oujda, un second est en phase d’achèvement pour recueillir plus de 250 voitures. Il est aussi l’œuvre de bienfaiteurs. Au total plus de 900 places de stationnement seront gérées par l’AMBO. «On cherche à assurer des ressources financières stables à notre association par la construction de parkings à utilité publique et citoyenne», précise Khalid Moutahid, secrétaire général de l’association.

Dans le cadre de sa nouvelle structuration, l’AMBO cherche à assurer une gestion autonome et pérenne des centres socioculturels qu’elle a construits et qu’elle gère. C’est le cas du Centre des études et recherches des sciences humaines d’Oujda (38 millions de DH), la maison de vieillesse (120 personnes) et malades mentaux (250 personnes), Dar Al fatate (86 filles) et le centre de l’enfance (120 enfants). Des structures qui nécessitent plus de 1,8 million de DH par an de budget de gestion.

Une telle somme ne peut être éternellement assurée par des mécènes. D’où la nécessité de doter l’association de patrimoine et de centres commerciaux qui lui assurent un budget autonome. Dans ce cadre, l’AMBO s’est lancée dans la construction d’immeubles, centres commerciaux et parkings souterrains pour diversifier ses recettes.

Source : l'Economiste

Formations à l’audit: Oujda donne l’exemple

La Cour régionale des comptes (CRC) d’Oujda sensibilise les autorités locales quant au contrôle des programmes initiés par les collectivités territoriales de l’Oriental.

Elle rappelle les sanctions en cas de défaillances, les manquements aux règles qui régissent les opérations financières. Elle exerce une fonction juridictionnelle en matière de discipline budgétaire. C’est ce qu’ont expliqué  M’BarekOuzougagh et Naciri Yahya, respectivement président et procureur du roi à la CRC d’Oujda, lors d’une rencontre de formation, au profit des présidents, secrétaires et agents de ces collectivités.

Cette rencontre était initiée par le wali et président de la commune urbaine d’Oujda suite au rapport 2013 de la Cour des comptes de contrôle et de gestion de la commune d’Oujda.

Un rapport qui a focalisé sur la fiscalité locale et qui a repéré plusieurs anomalies et défaillances. «Asseoir une bonne gestion de la chose fiscale locale n’est pas facile dans une ville tiraillée entre les exigences fiscales et les attentes en matière d’employabilité», ont expliqué plusieurs intervenants.

En parallèle, les taxes sur les terrains urbains non bâtis ont dévoilé plusieurs anomalies en termes d’acquittement fiscal. Un dossier brûlant vu son impact direct sur l’employabilité. Pour éviter les poursuites judiciaires qui s’ensuivent. Il fallait communiquer pour mieux appréhender les nouvelles orientations en termes d’audits réalisés par la CRC.

La partie procédure dans la dernière réforme fiscale de 2008 est très complexe, ce qui nécessite un accompagnement du ministère de tutelle. Ce n’est pas le cas pour la majorité des collectivités locales.

Du coup, les cadres et fonctionnaires des communes se trouvent tiraillés entre l’application des textes et les doléances des lotisseurs et promoteurs immobiliers entre autres. Ces derniers sont les premiers employeurs au niveau de l’Oriental. Et tout ralentissement de leurs activités impacte directement sur les opportunités de travail. D’autant plus que les fonctionnaires communaux n’ont reçu aucune circulaire qui les cadre et les oriente depuis 2008. «Ce qui explique en partie la phobie qui s’est généralisée suite à la publication du rapport de 2010 et qui a épinglé plusieurs cadres et élus locaux», souligne Khalid Maâroufi, administrateur et chef de la division financière à la commune d’Oujda. 

Le contrôle doit obéir à une approche participative pour rationnaliser les interventions et la gestion des finances communales. Aussi être souple dans le cadre des textes de lois pour instaurer une culture qui implique l’ensemble des intervenants et qui n’entrave pas les projets de croissance et de développement.

Source : L'Economiste

L’Oriental à l’heure du marketing territorial

Un forum dédié à la promotion économique et sociale se déroule du 21 au 23 novembre 2013. L'objectif étant d'attirer de nouveaux investisseurs dans la région.

L’Oriental est une région prometteuse en termes d’investissements grâce aux nombreux projets qui y ont été lancés, comme la technopole d’Oujda (ci-dessus) ou encore l’agropole de Berkane…

Le marketing territorial, l’accroissement de l’attractivité et la promotion des investissements sont tributaires des actions entreprises pour doter les régions d’infrastructures en adéquation avec leurs potentialités et leurs aspirations. Des actions qui dépendent aussi de la lisibilité des stratégies sectorielles adoptées et la capacité des acteurs locaux à s’adapter aux modèles innovants.

C’est l’objectif de l’Agence de l’Oriental qui organise, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 novembre, un forum international pour la promotion économique et sociale des territoires en adéquation avec le développement des investissements. La finalité étant de débattre des expériences d’agences de développement, des dirigeants territoriaux et d’experts en matière de promotion économique et sociale.

De même, l’appui du réseau Anima Investment Network, le partenaire scientifique de ces journées, à travers l’apport de son expertise internationale, offre une réelle opportunité à l’Oriental pour nouer et consolider des relations fructueuses et de s’inscrire dans une nouvelle ère de promotion de son territoire et de ses zones industrielles.

A cet effet, une forte participation  internationale est attendue (Algérie, Belgique, Catalogne, Egypte, France, Grèce, Italie, Jordanie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Tunisie, Turquie, ainsi que des membres d’organisations et de réseaux internationaux). Elle témoigne de l’importance qu’assument les régions dans la promotion économique et le renforcement de l’attractivité territoriale. Les expériences de croissance économique initiées par ces territoires seront débattues avec la volonté d’identifier des perspectives et solutions innovantes aux problèmes rencontrés. Et des projets aussi, dont l’ambition est d’appuyer les différentes initiatives entreprises pour promouvoir les zones industrielles de la région: Technopole d’Oujda, agropole de Berkane, technoparc de Selouane.

Les territoires régionaux étant également entrés dans la course à la compétitivité, dans un environnement global et extrêmement concurrentiel, plusieurs thématiques seront traitées. Il s’agit des stratégies régionales de promotion des investissements, des grands projets mobilisateurs et le développement des territoires, la territorialisation des stratégies sectorielles et attraction des investissements. Le quatrième thème sera consacré à l’apport des réseaux dans la prospection des investissements. Des réseaux qui sont souvent orientés vers le lobbying, les échanges, la promotion du savoir et le partage d’expériences mais pas souvent vers l’accompagnement opérationnel. En créant de nouveaux réseaux plus techniques, cela permettra d’accélérer la modernisation et le développement de l’Oriental.

Source : L'Economiste

Aubry: «Etre maire, c’est initier de grands projets»

Entretien à bâtons rompus avec Martine Aubry, ancienne première secrétaire du parti socialiste français et actuelle maire de Lille.

Martine Aubry était l’invitée vedette de l’Oriental la semaine dernière. La maire de Lille s’est rendue à Oujda accompagnée d’une forte délégation et cela dans le cadre de la coopération décentralisée entre les deux villes. Partenariats, accords, vision.

– Pensez-vous que la coopération décentralisée entre Lille et Oujda a réussi son pari, celui de booster le partenariat entre les deux régions?
– Martine Aubry: Je suis convaincue que les projets structurants et la rationalisation des richesses locales, qu’elles soient humaines ou naturelles, peuvent encore faire mieux. Je constate en effet, depuis ma dernière visite en 2005, que Oujda et sa région se sont métamorphosées. Reste à canaliser ces efforts et à rentabiliser les investissements par l’amélioration du climat des affaires et l’adoption de partenariats gagnant-gagnant. Et aussi, multiplier les efforts pour améliorer les services rendus au niveau de la santé et de l’éducation. C’est un axe prioritaire de notre partenariat avec l’Oriental. La vision imprimée par le Souverain du Maroc à cette région lui a permis d’être encore plus visible à l’international. Je constate énormément de changements en matière d’urbanisme, d’infrastructures routières et de connectivité régionale. Oujda était une grande commune et elle est devenue une métropole ouverte sur l’avenir.
Lille cherche à contribuer à cet élan, notamment sur le plan économique. C’est ce que j’ai essayé de revoir avec le wali de la région, le président de la commune de Oujda, le président du Conseil régional et le directeur de l’Agence de l’Oriental. Les investisseurs et les associations actives au niveau de nos deux régions doivent également s’impliquer davantage
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– Une difficulté qui ne devrait pas se poser étant donné les relations entre le Maroc et la France…
– Elles sont parfaites et François Hollande, le président de la République, l’a rappelé lors de sa dernière visite au Maroc.
Une relation considérable reliée à la géographie et à l’histoire avec de belles pages. Il y a des Marocains qui sont venus lutter contre le nazisme en France et qui sont tombés pour notre pays. D’autres ouvriers ont contribué à l’émergence du Nord français et Lille. Leurs enfants sont dans tous les secteurs d’activités de notre région et y apportent leurs talents et compétences. J’ai aussi une grande admiration pour les femmes marocaines de ma ville qui se battent formidablement pour l’éducation de leurs enfants et la défense de leurs droits. De plus, le Maroc et la France doivent servir de repère pour la consolidation des rapports entre l’Europe et l’Afrique.

– Quand on parle de Martine Aubry, on fait automatiquement allusion à la rigueur et l’exigence. Etes-vous réellement comme on vous décrit?
– C’est vrai, on me reproche souvent d’être exigeante mais lorsque l’on fait de la politique, qu’on assume de lourdes responsabilités et que le public nous fait confiance, il faut réaliser ses promesses électorales. Toutefois, en politique, il faut faire de son possible pour mieux servir les autres. Le métier de maire est formidable, car il nous permet de mettre des visages sur les projets qu’on programme.
Etre maire, c’est initier de grands dossiers d’investissement, d’équipements culturels, sportifs, et des projets économiques. C’est surtout régler les problèmes au quotidien: trouver un stage pour un jeune, un logement pour une famille dans le besoin, être au chevet d’un malade, contribuer à la réussite d’une fête scolaire ou associative. La politique ce n’est pas seulement gérer des dossiers, c’est surtout savoir où on veut aller, à quel type de société on aspire et tout faire pour y parvenir. Ceci dit, je ne suis pas aussi rigide que certains le pensent.
J’aime la vie, les amis, faire la fête, partager des moments de détente et de contentement. Je suis aussi une passionnée de la cuisine marocaine.

– Est-ce cette somme d’expériences humaines et surtout la fierté que l’on peut en tirer qui vous a poussée vers cette voie?
– Oui. C’est ce qui explique pourquoi j’ai choisi le métier de maire et délaissé toute responsabilité parlementaire ou gouvernementale. D’ailleurs, de nature, je suis contre le cumul des mandats car qui court derrière plusieurs lièvres risque de s’égarer. Il faut faire les choses sérieusement car les gens sont de plus en plus perdus et ne font plus confiance à la politique. Or, c’est aux politiciens de donner confiance aux gens et l’envie de s’impliquer dans les avancées collectives. C’est un espoir que doivent porter tous les responsables politiques qu’ils soient ministres, parlementaires ou élus locaux.

– L’action politique est un travail collectif. en théorie
– Si nous n’avons pas les pensées chevillées au corps, si nous n’avons pas de volonté et de vision, on n’avance pas. Nos sociétés vont droit dans le mur. La finance a remplacé l’économie, les injustices se multiplient et se croisent, les nationalismes et les extrémismes avancent. Une grande partie des politiciens et de la presse excellent dans le populisme et la démagogie. Or, c’est de nos jours qu’on a le plus besoin de défendre les valeurs de solidarité et de fraternité. C’est ce qu’on doit faire à tous les postes de responsabilité politique, élu local, ministre ou chef du gouvernement. L’Europe aujourd’hui a complètement perdu le sens que ses fondateurs ont porté. C’est devenu une Europe des intérêts. Nos sociétés se désagrègent, chacun veut se débrouiller seul, et le collectif ne sert à rien.

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Les mutations dans le monde arabe

«La révolution arabe est l’expression d’une volonté de liberté et de démocratie», estime Martine Aubry. Malheureusement, ajoute-t-elle, «elle a été récupérée par des extrémismes qui ont fait croire qu’ils allaient changer la donne, mais qui n’ont pas pu résoudre les problèmes auxquels sont confrontées leurs populations. Cela a fragilisé leurs sociétés». De même, poursuit Aubry, l’organisation de la société n’a pas permis aux couches les plus concernées de se retrouver dans leurs programmes d’action. C’est une inquiétude légitime. «Le Maroc est un pays qui a su intégrer des influences diverses. C’est ce qui fait sa spécificité et sa richesse. C’est ce que j’essaie de faire à Lille où nous avons su intégrer le plus grand nombre de personnes à des programmes qui cimentent les relations entre les différentes couches sociétales», explique la maire de Lille. «Nous n’avons pas éjecté la population des quartiers périphériques, nous l’avons au contraire intégrée dans des actions communes qui intéressent toute la ville».

Source : L'Economiste – Propos recueillis par Ali KHARROUBI

La culture au service du tourisme

Après le succès de sa première édition, le festival des cultures originales : «carrefour des arts et cultures de l’Oriental» revient cette année avec la même ambition : capitaliser le patrimoine culturel de la région.

Prévu du 7 au 9 novembre à la Commune de Bouanane dans la province de Figuig, cet évènement, organisé par l’Union des initiatives de développement de la région en partenariat avec le conseil communal, la province de Figuig, l’agence de l’Oriental et la délégation régionale de la culture, sera sous forme de soirées folkloriques, de colloques, d'activités pour enfants et d'une exposition des principaux produits du terroir. Le tout avec comme dominante : le tourisme culturel. Pour cela, les organisateurs, avec le concours du réseau des associations de développement de la région Sud-Est, prévoient des expositions de produits du terroir tout au long du festival, surtout les objets traditionnels d’artisanat.

Toujours dans le même esprit, il y aura aussi une caravane de solidarité avec des visites guidées des principaux sites touristiques de la région. Une autre caravane des troupes folkloriques animera la soirée d’ouverture le 7 novembre, le temps d’une soirée artistique ancrée dans l’ambiance des arts traditionnels de la région. «Le festival a pour ambition de capitaliser le patrimoine local. Nous tenterons de mettre en lumière les diverses caractéristiques touristiques et culturelles de la commune de Bouanane et de la province de Figuig. Nous invitons les festivaliers à découvrir la richesse de cette région, son architecture, ses produits artisanaux et sa culture. C’est une façon aussi de rendre hommage aux poètes, conteurs et écrivains de la place», explique Cherqui Ameur, directeur artistique du festival.

Dans cette optique, il s’agira également de réfléchir à des voies et à des moyens pour préserver le patrimoine matériel et immatériel local. Surtout que la région n’a jamais été promue comme une destination d’attraction touristique malgré la beauté de son paysage et de ses différents sites. Pour appuyer ce constat, une table ronde aura lieu au complexe socioculturel de la place sur le thème «Quelle stratégie pour le développement du tourisme dans la commune de Bouanane ?». Le patrimoine oral de la région se trouve aujourd’hui menacé de déperdition. Face à ce péril, préserver cette richesse inestimable relève de la responsabilité de tout le monde. D’où le choix d’organiser une conférence, le 9 novembre, sur le thème «Répertorier le patrimoine oral local», à travers les interventions des différentes parties directement impliquées dans ce domaine. «Quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui brûle», disait l’écrivain sénégalais Amadou Hampaté Ba.

Et donc, conteurs, poètes, zajals, écrivains, penseurs, société civile, sont invités à réfléchir à des solutions susceptibles de sortir de cette impasse. Ces derniers animeront aussi une soirée de poésie et zajal à la Place Bouanane le 8 novembre à partir de 20 h. Bref, trois jours durant, les habitants de Bouanane auront droit à plusieurs activités sociales, sportives, culturelles et artistiques axées sur le patrimoine local pour dire toute la richesse de cette région et la nécessité de mettre la culture au service du tourisme. Une initiative à encourager.
De l’animation cent pour cent locale

Dans le cadre de cette deuxième édition, les organisateurs ont prévu plusieurs activités parallèles dans le but d’animer la commune tout au long de l’évènement. Au registre de ces activités, on notera une caravane médicale au profit des habitants de la commune rurale de Aïn Chwater et la commune Bouanane. Cette dernière abritera un tournoi de pétanque. Il y aura également une caravane nommée «Les Rêves de l’enfance mondiale» avec une soirée d’animation réservée aux enfants de la région le 8 novembre et une matinée au profit de ceux-ci le lendemain.

Dans cette optique, d’autres activités sportives, sociales et artistiques, auront lieu toujours dans le cadre de cette deuxième édition. À noter aussi des soirées d’hommage consacrées à différentes personnalités locales.

Et enfin, des soirées folkloriques seront organisées tout au long du festival pour mettre en avant les arts traditionnels de la région.

Source: Le Matin

Engagement de la société civile: l’Oriental citée en exemple

Il est impératif que le tissu associatif des régions frontalières contribue activement à l’élaboration d’approches participatives et régulatrices. La société civile est une force d’équilibre et de proposition pour assurer à ces régions le développement socioéconomique escompté. Elle est aussi la pierre angulaire de l’édifice démocratique et l’ancrage des valeurs universelles en droits et en devoirs et cela dans la perspective de l’élaboration d’une charte nationale de la démocratie participative.

C’est ce qui ressort des débats et des différentes interventions qui ont marqué la 8e rencontre régionale de la Commission nationale du dialogue social sur la société civile et les nouvelles prérogatives constitutionnelles. Une rencontre qui a eu lieu le week-end dernier au Centre d’études et de recherches humaines et sociales de Oujda. Elle a regroupé une centaine d’acteurs associatifs qui ont constitué quatre ateliers de travaux pratiques. Les animateurs ont mis en exergue la pertinence des prérogatives constitutionnelles mises à la disposition de la société civile dans les différentes régions en vue d’une réelle harmonisation des actions entreprises en faveur de cette société. Des prérogatives qui concernent les organisations à but non lucratif, les pétitions, le code des libertés publiques, la constitution et la plateforme de travail de la Commission nationale du dialogue social. De leur côté les acteurs associatifs participants «femmes et hommes de l’ombre» ont soumis une quarantaine de propositions à la commission et ont insisté sur l’importance de les prendre en considération lors de l’élaboration du rapport final de la Commission nationale du dialogue social sur la société civile et les nouvelles prérogatives constitutionnelles.

"L’Oriental est une région en phase de croissance grâce aux différentes actions de développement entreprises. C’est aussi une région qui donne l’exemple par le dynamisme de sa société civile et les actions qu’elle entreprend", a précisé Moulay Ismail Alaoui, président du conseil. Il a par ailleurs mis l’accent sur le rôle que doivent assumer les différentes élites pour faire réussir ces concertations et éviter toutes les manifestations de dérive qui guettent tout projet novateur et porteur d’espoir. De son côté, El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, a expliqué que les propositions qui bénéficient de l’aval de toutes les composantes de la société réussissent alors que celles imposées expirent avec le temps. Il a aussi rappelé que le rôle de la société civile au Maroc a toujours été  primordial en dépit de certaines faiblesses.

La Commission consultative jouit de l’indépendance de ses décisions. Elle est appelée à apporter une réponse collective à la question liée à la société civile et ses nouvelles prérogatives constitutionnelles et à contribuer à institutionnaliser un partenariat entre celle-ci et l’Etat.

Source : L'Economiste
 

Le Maroc et le Fonds international de développement agricole déterminés à renforcer davantage leur partenariat

Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s'est entretenu, mercredi à Rabat, avec le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Kanayo F. Nwanze, des moyens de renforcer la coopération entre le Maroc et cette organisation onusienne.

Lors de cet entretien, les deux parties ont fait part de leur détermination à hisser la coopération bilatérale à un niveau élevé et à multiplier les projets financés en coopération avec le FIDA. «Nous avons examiné les moyens de donner un nouveau souffle à la coopération du FIDA avec le Maroc, particulièrement dans le domaine de développement rural», a déclaré M. Nwanze à la presse à l'issue de cette entrevue, indiquant que le fonds s'attelait à l'élaboration d'un programme de développement agricole sur l'ensemble du territoire national à l'horizon 2015 au profit des populations rurales des zones de montagne.

La coopération Maroc-FIDA repose essentiellement sur l'assistance financière, fournie sous forme de dons ou prêts consentis à des taux concessionnels. Cette assistance est destinée principalement à soutenir des efforts déployés par le département de l'Agriculture dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement agricole et rural. M. Nwanze, qui a visité mardi les chantiers de plusieurs projets financés par le FIDA dans la province d'El-Haouz, s'est dit satisfait des résultats de ces projets qui ont réussi à impacter les conditions et le niveau de vie des populations ciblées. Ces entretiens se sont déroulés en présence du ministre d'État Abdellah Baha et de l'ambassadeur du Royaume en Italie, Hassan Abouyoub.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie du FIDA, cinq projets de développement rural intégré sont en cours d'exécution au Maroc grâce au concours financier du FIDA. Il s'agit du projet de développement rural de Taourirt-Tafoughalt (PDRTT), du projet de développement rural des zones montagneuses de la province d'Al Haouz, du projet du développement pastoral et de l'élevage dans l'Oriental (Phase II), du projet de développement rural dans le Moyen-Atlas oriental (PDRMO) et du projet de développement rural dans les zones montagneuses d'Errachidia (PDRME).

Source: Le Matin
 

Le FIDA appuie les acteurs des filières agricoles

● Le FIDA partenaire du développement, à El-Haouz, de 3 filières agricoles pour un coût de 74 millions de DH.
● La coopération Maroc-FIDA repose sur l'assistance financière, fournie sous forme de dons ou prêts consentis à des taux concessionnels.

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) est engagé dans les zones montagneuses d'El-Haouz dans le financement d'un projet de développement de trois filières agricoles qui bénéficiera à une population cible de 78.000 habitants, pour un coût global de 74 millions de DH.

L'organisme onusien participe au financement de ce projet, qui concerne les filières olive, pommes et élevage ovin, par un crédit à conditions favorables de 69,9% du montant global et un don de 1,6% du coût total, alors que l'Etat participe à hauteur de 25,4%, indiquent les promoteurs du projet à l'occasion de la visite à El-Haouz du président du FIDA, Kanayo Nwanze.

Le projet a pour objectif de contribuer à l'allègement de la pauvreté en milieu rural, d'améliorer la productivité des exploitations agricoles dans les zones recluses à travers les filières ciblées et de permettre aux agriculteurs d'augmenter leurs revenus à travers l'accès à des marchés rémunérateurs.

La répartition du financement de ce projet affecte un montant de 24,55 millions de DH à la filière olive, 28,23 millions de DH à la filière pommes et 13,71 millions de DH à l'élevage ovin. Une enveloppe de 6 millions de DH est destinée à financer la composante «coordination et gestion du projet» dont la structure relève du Plan Maroc vert.

Cette initiative intervient dans le cadre de la capitalisation sur les résultats d'un précédent projet à El-Haouz (2002-2010) qui avait porté notamment sur la réalisation d'infrastructures d'irrigation et de désenclavement, des actions d'appui à la mise en valeur agricole et l'appui à la micro-entreprise et aux activités génératrices de revenus.

L'actuel projet (2013-2017), vise à consolider les acquis du précédent en focalisant ses actions sur le développement des trois filières à travers un intérêt particulier à la production, à la valorisation et à la commercialisation.

Les promoteurs du projet sont aussi soucieux de promouvoir l'approche genre dans le développement durable. Sur les 33.000 personnes concernées directement dans les trois filières ciblées, environ 55% des bénéficiaires sont des femmes.

Le projet de développement des trois filières agricoles porte sur une superficie totale de 29.500 ha, dont 11.140 ha en irrigué. Il concerne 14 communes rurales relevant des Cercles d'Asni et d'Amezmiz.

Lors de sa visite à la province d'El-Haouz, le président du FIDA, Kanayo Nwanze, a salué la dynamique de développement du milieu rural au Maroc et la remarquable coopération et synergie d'efforts entre les autorités locales et les populations bénéficiaires des projets socio-économiques entrepris à cet effet.

Dans une déclaration à la MAP, le responsable de l'organisation Onusienne s'est dit satisfait des résultats de ces projets qui ont réussi à impacter les conditions et niveau de vie des populations cibles. Il a assuré que ces résultats probants renforcent la volonté du Fonds à intensifier sa coopération avec le Royaume et d'initier de nouveaux projets avec le financement du FIDA et d'autres bailleurs des projets de développement socio-économiques.

La coopération Maroc-FIDA repose essentiellement sur l'assistance financière, fournie sous forme de dons ou prêts consentis à des taux concessionnels. Cette assistance est destinée principalement à soutenir des efforts déployés par le département de l'Agriculture dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement agricole et rural.

L'approche commune développée repose sur le COSOP (Programme pays d'options stratégiques) mis en place en 1999. Sur le plan géographique, le COSOP a focalisé l'attention sur trois zones, à savoir les zones montagneuses, les zones de parcours à faible potentiel et les zones arides du sud à faible potentiel.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie du FIDA, 5 projets de développement rural intégré sont en cours d'exécution au Maroc grâce au concours financier du FIDA.

Il s'agit du projet de développement rural de Taourirt-Tafoughalt (PDRTT), du projet de développement rural des zones montagneuses de la province d'Al Haouz, du projet du développement pastoral et de l'élevage dans l'Oriental (Phase II), du projet de développement rural dans le Moyen-Atlas oriental (PDRMO) et du projet de développement rural dans les zones montagneuses d'Errachidia (PDRME).

Les opérations financées par le FIDA au Maroc avoisinent les 200 millions de dollars.

Source: Le Matin

Séminaire sur le rôle des migrants dans le développement de la Région de l’Oriental

Migrations & Développement organise les 29 et 30 octobre, à Figuig (Oriental), un Séminaire sur le rôle des migrants dans le développement de la Région de l’Oriental.

Le séminaire est organisé en partenariat avec l’ Agence de l’Oriental et la Fédération des Associations de Figuig, avec l’appui du MCMRE, du Ministère des Affaires étrangères, de l’ AFD (Agence Française de Développement), de l’Agence de Développement Social et de la Commune Urbaine de Figuig.

L’association Migrations & Développement et la Fédération des Associations de Figuig, avec l’appui de l’Agence de l’Oriental, organisent un séminaire pour approfondir le débat sur le rôle des migrants dans le développement.

En s’appuyant sur les expériences menées dans la région de l’Oriental,connue pour l’importance et l’ancienneté de sa population de migrants, les organisateurs souhaitent mettre en exergue les différentes formes d’appui au territoire qu’apportent les migrants : mobilisation de compétences de leur pays d’accueil, envoi de fonds et de matériel dans le cadre de projets locaux, soutien à la Coopération Décentralisée entre communes du Nord et du Sud, « diplomatie économique » via l’investissement dans la région d’origine,compréhension des besoins de la population locale….

Une dizaine d’associations de migrants originaires de l’Oriental,notamment de France, seront mobiliséespour contribuer à la réflexion avec les acteurs locaux :

– Comment intégrer les migrants dans les stratégies locales de développement ?

– Comment bâtir une coordination entre migrants et acteurs locaux ?

– Comment intégrer les initiatives collectives et individuelles des migrants dans les plans et stratégies, tant au niveau local que régional et national ?

Au-delà du séminaire, le but est de renforcer les dynamiques à l’œuvre dans la Région de l’Oriental.

En exposant des expériences de soutien des migrants à des actions de développement, en illustrant ces démarches par les actions menées à Figuig, en permettant aux acteurs locaux de nouer des relations de coopération, en consolidant les liens entreassociations de migrants et associations locales, le séminaire vise à dynamiser l’action des migrants de la région pour les années à venir.

Le 29 octobre sera l’occasion de découvrir les projets menés dans la région avec l’appui des migrants.

Les participants, institutionnels et associatifs, français et marocains, se rencontreront le 30 octobre pour deux ateliers sur l’implication des migrants dans la gouvernance et l’économie locale, suivis d’un Forum Ouvert consacré à l’échange entre associations (partenariats, bonnes pratiques, projets).

Source: Migration & Développement

Canavese, augmente sa production au Maroc

Producteur et importateur de fruits et légumes, le groupe Canavese investit à Montpellier et augmente ses capacités de production au Maroc.

Le groupe Canavese vient de se porter acquéreur d’un terrain de 18 000 m2  à Montpellier pour y bâtir un entrepôt de 3500 m2 destiné comme les six autres plates-formes à alimenter la restauration commerciale et collective, les détaillants et la GMS. Le site qui représente un investissement de 3M€ devrait entrer en service en 2014 et comptera trente salariés.

Installé également au Maroc, le producteur et importateur de fruits et légumes annonce une hausse sensible de ses capacités dans les années à venir. « Nous avons planté des jeunes plants en 2008. La production, qui a atteint 8 000 tonnes en 2013, devrait passer à 20 000 tonnes en 2017 », explique Christian Métadier, directeur général pour l’Afrique.

Au Maroc, Canavese a fondé la Compagnie Agricole Belhaj Canavese (CABC) détenue à 51% par Canavese et à 49% par la famille Belhaj, cultivateur d’agrumes. CABC emploie 130 salariés chargés de cultiver quelque 650 ha dans la plaine du Sousse à proximité d’Agadir et de Berkane. Les agrumes sont expédiés depuis Agadir vers l’Amérique du Nord (Etats-Unis-Canada), la Russie et l’Europe.  

Canavese emploie également 1900 salariés en Côte d’Ivoire, où le groupe cultive des bananes, et 450 personnes en France.

Le groupe réalise 120 M€ de chiffre d’affaires dont 20 M€ à l’exportation.

Source : Econostrum