Agence urbaine d’Oujda : 7.669 dossiers de projets étudiés

Agence urbaine d’Oujda : 7.669 dossiers de projets étudiés

Agence urbaine d’Oujda : 7.669 dossiers de projets étudiés

À fin décembre 2018, ce sont pas moins de 7.669 dossiers relatifs à des projets de construction, de lotissement et de morcellement de propriétés foncières qui ont été traités par l’Agence urbaine d’Oujda. Dans le détail 7.274 dossiers sont relatifs à des demandes de construction, 154 dossiers de création de lotissements et de groupes résidentiels et 241 dossiers de morcellement de propriétés foncières.

Selon l’agence urbaine, 88% des dossiers ont reçu le feu vert des commissions techniques aussi bien au niveau des guichets uniques qu'au niveau des commissions provinciales d’urbanisme, contre 89% en 2014. Par ailleurs, l’Agence urbaine d’Oujda a approuvé 10 documents d'urbanisme, dont le Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) du Grand Oujda. Elle a aussi approuvé 6 plans d’aménagement (PA) relatifs à la ville ainsi qu'aux collectivités territoriales de Madagh, Sidi Bouhria, Ain Reggada, Bouarfa et Mestferki.

À cela s'ajoute l'adoption de 3 plans de développement des agglomérations rurales (PDAR) pour les communes rurales d'Ain Chouater (province de Figuig), Ouled Gziel (province de Jerada) et Sidi Lahsen (province de Taourirt). S’agissant du programme prévisionnel 2016/2018, l’agence compte entre autre élaborer 13 nouveaux documents d'urbanisme. 

Source: LesEco.ma

Oujda se prépare au festival du Raï

Le raï, une résonance aux connotations et origines africaines. Un véritable courant culturel auquel s’intéresse de près l’Association Oujda Arts (AOA) qui a débattu de la question le week-end dernier à Oujda lors de la 4e édition du colloque international sur le raï. Une opportunité pour débattre autour de l’avenir du raï, les relations artistiques que doit entretenir l’Oriental avec les pays subsahariens et comment il peut consolider la diplomatie culturelle pour mieux faire connaître ses atouts artistiques.   

«De tout temps l’Oriental a constitué une région de passage et de brassage pour différentes cultures et coutumes dans les domaines musicaux, culinaires, vestimentaires et linguistiques.  Un patrimoine à relire sous l’angle des tonalités, refraines, sonorités et structures musicales», a précisé Mohammed Amara, président de l’AOA. De son côté, Mohammed Benkaddour, président de l’Université Mohammed Ier (UMP), a insisté sur l’importance de la culture comme facteur influent de la diplomatie parallèle: «L’université marocaine, comme les différentes associations et acteurs associatifs, est appelée à  constituer une base de données patrimoniales pour valoriser l’héritage culturel marocain et corriger les interférences qui nuisent à ce capital». En pratique, cela consiste à mieux paqueter  les travaux artistiques, consolider les échanges artistiques  et l’effort culturel des créateurs. Quant à Mohammed Mbarki, directeur de l’Agence de l’Oriental, il a expliqué que le festival international du Raï doit contribuer au rayonnement de toute une région et créer un lien entre l’aspect festif de la musique et la rationalité des études approfondies. Le raï est une mouvance artistique maghrébine dans ce que le Maroc a de maghrébin et d’africain. Il puise ses racines d’un patrimoine collectif riche et varié. «L’Afrique est à la mode, sur le plan culturel, même si elle a été souvent considérée comme réservoir de ressources naturelles et physiques», a-t-il conclu.  

En marge de ce colloque, une convention tripartite a été signée entre l’UMP, l’Agence de l’Oriental et l’Association Oujda Arts pour promouvoir la recherche universitaire culturelle et consacrer des bourses d’études pour les étudiants de master ou doctorants qui préparent des thèses sur la culture raï. Une réussite pour l’AOA qui vient d’être acceptée comme membre du comité national de la musique au Maroc grâce à l’apport de l’artiste oujdi Hassan Megri. Un premier pas dans la requête déposée auprès de l’Unesco pour considérer le raï  comme patrimoine culturel mondial. Reste à préciser que la 10e édition du festival international du Raï d’Oujda sera organisée du 16 au 23 juillet prochain.

Source: L'Economiste    
 
 

 

Comment Nador se prépare à l’arrivée du port West-Med

A Nador, impossible de rater les chantiers qui longent la côte, ni les travaux localisés pour la mise à niveau urbaine des quartiers. La ville prépare doucement mais sûrement sa conversion urbanistique en attendant le lancement des travaux de construction du port Nador West-Med. Derrière cette nouvelle dynamique, l’Agence Marchica Med (AMM) qui a initié plusieurs programmes d’aménagement territorial et de développement touristique. De nouveaux concepts spatiaux pour assurer l’infrastructure indispensable et hisser Nador et ses localités avoisinantes en métropole régionale qui allie réussite architecturale, sauvegarde du patrimoine naturel et redynamisation économique.`

Les travaux sont en cours pour doter la ville de son premier parcway sur l’axe routier de Taouima avec une nouvelle entrée pour la ville de Nador qui sera renforcée par des avenues additionnelles et ouvrages d’art. D’autres programmes de mise à niveau ont fait l’objet de conventions de l’Agence avec le ministère de l’Equipement, le conseil régional, les autorités locales et d’autres partenaires pour solutionner la problématique de la mobilité au niveau du Grand Nador. Leur but est de faciliter la fluidité automobile autour des projets urbanistiques et touristiques de Marchica: la corniche de Nador, le parc ornithologique, la marina, l’académie du golf, hôtels et appartements touristiques d’Atalayoune. L’objectif exprimé par l’ensemble des intervenants est d’opérer selon une stratégie à court, moyen et long terme pour répondre aux besoins de Nador dans 20 ans.

Depuis la signature de la convention de financement (2014/2020) entre l’AMM et les ministères des Finances et de l’Intérieur, un budget de 2,1 milliards de DH a été alloué aux différents travaux en cours.

Une convention qui fait suite à l’étude effectuée entre 2010 et 2014 pour réaliser des aménagements à intérêt public et donner confiance aux riverains afin qu’ils adhèrent à ce programme de modernisation de leur ville. Un programme ambitieux qui nécessite plus de moyens, mais qui est en train de se concrétiser grâce à une approche intégrée en concertation avec les propriétaires des terrains.

Les travaux sur les grandes artères seront terminés dans 8 mois. Toutefois, d’autres continueront jusqu’en 2020 pour parachever ce réseautage urbanistique indispensable au désenclavement de la ville et ses quartiers périphériques.  Pour conforter l’attractivité de Nador ville, l’AMM est en phase de réaliser une plage artificielle. Une prouesse écologique qui sera achevée dans 2 mois et qui n’a pratiquement rien coûté grâce au savoir-faire des cadres et agents de l’Agence qui ont réutilisé à bon escient les sables extraits du dragage d’un nouveau port de Marchica pour les transformer en plage de plaisance.

Située entre le parc ornithologique et la corniche, cette nouvelle plage est longue d’un kilomètre et demi et assure un fond marin sableux aux phases 4 et 5 de la corniche Nador-ville. Une corniche longue de 5 kilomètres et qui sera achevée en 2017 après avoir nécessité 120 millions de DH.

Il y a à peine 10 ans, ces réalisations étaient tout simplement inimaginables. Idem pour la construction d’un parking souterrain en 2 niveaux sous-sols sur les anciennes lagunes des eaux usées (3 ha).  
Le programme de développement  Marchica dépasse l’aménagement éco-touristique de la lagune pour devenir un programme stratégique de cohérence territoriale. Il est un outil de croissance socioéconomique qui puise sa conception d’une charte paysagère spécifique, réalisée en adéquation avec les attentes d’une population qui a souffert de toutes les formes de pollution atmosphérique et aquatique.

La construction de la station de traitement des eaux usées arrive à point nommé pour mettre terme aux rejets liquides dans la lagune. Une réunion s’est tenue récemment entre les responsables de l’Agence de développement de la Marchica et ceux de l’ONEE pour en finir avec toutes les fuites d’eaux usées qui passent clandestinement par les canalisations pluviales. Des campagnes de sensibilisation seront lancées pour impliquer les riverains dans la lutte contre les différentes formes de dégradation du littoral. De même, l’ouverture d’une nouvelle passe dans le cordon dunaire a facilité le renouvellement des eaux entre Marchica et la Méditerranée pour une régénération naturelle.

Source: L'économiste

Marchica veut créer son propre modèle balnéaire

– On vous reproche de ne pas communiquer autour d’un projet phare pour le développement socioéconomique de la province de Nador. Pourquoi?

– Saïd Zarrou: Il fallait d’abord assurer une réelle valeur ajoutée pour communiquer. Ce qui n’était pas le cas auparavant vu les grands défis qu’il fallait relever pour mettre à niveau cette zone. Les problèmes environnementaux et urbanistiques sont derrière nous. De plus, nous avons un hôtel qui est opérationnel et un autre en voie de construction en partenariat avec l’ONCF. Il sera livré fin 2017. D’autres projets résidentiels sont dans le pipe. D’autant plus qu’il fallait proposer le minimum requis pour intéresser le privé aux nouvelles offres en démontrant comment on a transformé les nuisances en plaisances et comment  intégrer un programme en marche. Il fallait également attendre qu’on finalise certaines structures de plaisance comme l’académie du golf, la marina, la nidification d’espèces d’oiseaux rares et autres attractivités touristiques pour les commercialiser. Ce sont des gages indispensables à toute approche de décollage économique.
Le projet de dédoublement de la rocade Nador/Saïdia à l’horizon 2020 est une concrétisation d’une offre globale qui inclut toutes les destinations de l’Oriental, y compris celles de l’arrière-pays et des hauts plateaux. Un travail qui se fait par étape pour éviter les mauvaises passes.

– La commercialisation du projet Marchica n’est-elle pas affectée par la crise internationale?
– Nous ne sommes pas affectés par la crise internationale car nous n’avons pas fait de la composante immobilière notre priorité. Les constructions que nous réalisons ont une connotation touristique. Et pour créer des équilibres dans la société d’Etat qui réalise les programmes d’Atalayoune, la cité des deux mers et les autres projets, nous avons besoin d’un mix entre l’offre touristique, résidentielle et de loisirs.
Le volet immobilier est commercialisé à hauteur de 50% et les nouveaux appartements sont vendus à 100%. Notre objectif est de les livrer à temps avec la qualité requise. L’immobilier de loisirs connaît des sinusoïdes, mais on est préparé pour toute éventualité. Toutefois, je lance un appel aux promoteurs immobiliers de la région pour qu’ils adhèrent à ce programme touristique et écologique en préparatif aux retombées qu’engendrera le projet Nador West Med. Nador dispose de 25 kilomètres de plage sur le cordon dunaire et est appelée à préparer tous les intervenants pour instaurer une réelle culture touristique. Ce projet inclut aussi le développement d’un programme ambitieux d’équipements sportifs, culturels, ludiques et commerciaux. Pour les exploiter, nous allons lancer plusieurs offres. La première concerne le transport lagunaire de plaisance et de cabotage.

– Quel est le budget alloué pour concrétiser cette approche de marketing territorial au niveau de la zone d’intervention de l’Agence Marchica?

– Je préfère parler de bonne gouvernance car les 2,1 milliards de DH répartis sur 7 ans (quelque 300 millions de DH par an), sont insuffisants. Notre défi est de réussir notre mission de bonne expertise. Par exemple, on construit une plage de sable avec zéro DH via le dragage des sables d’un port réservé à la sécurité naturelle. Sous d’autres latitudes, cela se chiffre en millions de DH. C’est cet esprit d’innovation et de gestion adaptées aux différentes situations qu’on cherche à partager avec l’ensemble de nos partenaires.

– Valoriser Marchica signifie désengorger une ville qui étouffe. Comment comptez-vous traiter le problème de l’engorgement de la circulation?

– L’Agence de Marchica vient d’élargir le pont de Bni Nssar en créant un nouveau passage piéton pour faciliter la circulation des véhicules. Un autre ouvrage d’art d’envergure est en cours à Bouarourou pour atténuer les effets dévastateurs des inondations. Un travail réalisé en partenariat avec le département de l’hydraulique dans le cadre d’un aménagement aux alentours du parc des oiseux pour créer une double voie respectueuse de l’environnement et qui valorise la beauté naturelle des lacs avoisinants. Ce parcway est long de 5 kilomètres et sera opérationnel dans 8 mois. Il reliera Nador à la voie de Taouima. Elle aussi en construction pour conforter la fluidité de la circulation à l’intérieur de la ville. En parallèle, la réalisation d’une rocade méditerranéenne reliera directement Taouima à Bni Nssar tout en permettant aux poids lourds d’éviter le centre-ville. Ces deux projets nécessiteront plus de 100 millions de dirhams.

Propos recueillis par
Ali KHARROUBI

Source: L'économiste

Oriental: Production record de sucre

La production du sucre granulé surfe sur des indicateurs encourageants au niveau de l’Oriental. Elle devrait augmenter de 15% par rapport à la précédente campagne. Une saison 2015 qui a atteint 50.000 tonnes (+18% qu’en 2014). Idem pour la culture de la betterave qui devrait pulvériser la barre des 380.000 tonnes cultivées en 2015.

Ces résultats record sont le fruit d’une approche innovante qui allie mécanisation totale de la chaîne de production au respect des exigences écologiques. Au fait, le périmètre de la Moulouya, avec ses 6.000 hectares dédiés à la culture betteravière, est le seul périmètre irrigué, sur le plan national, à avoir mécanisé sa culture à 100% avec recours à l’unique semence en monogerme.

La betterave est commercialisée sur la base du taux de richesse en constituants naturels. Un atout compétitif dont disposent les plaines de Triffa, Zebra, Bouareg et Garet, riches en éléments nutritifs, favorables à la culture betteravière. «La filière compte plus de 1.500 agriculteurs regroupés en deux associations mères, l’une sur la rive droite et l’autre sur la rive gauche de la Moulouya, et qui sont tous engagés dans la nouvelle approche du ministère de l’Agriculture pour moderniser cette culture et accompagner l’unité de production de la région», souligne Hamid Chebabi, directeur régional de l'ONCA à Oujda.

La Sucrafor (filiale de Cosumar) pilote toutes ces opérations et se veut une usine citoyenne qui s'inscrit dans une démarche de développement durable respectueuse de l’environnement. La mécanisation de la récolte de la betterave offre un apport important de matières organiques au sol (sur un hectare planté, plus de 30 tonnes de feuilles sont réintégrées dans le terrain).

En parallèle le taux d’émission du gaz CO2 liée au transport est réduit de 4.000 tonnes/an avec économie de 150.000 litres de gasoil par an via le recours à des camions semi-remorques (44 tonnes) et des camions caissons de grande capacité (28 tonnes) au lieu des camions caissons toute catégorie de tonnage, est-il précisé auprès de cette usine.

L’utilisation de ce type de camions a permis de réduire de 30% le nombre de trajets nécessaires au transport des betteraves. Un choix qui contribue à la conservation de la qualité de la betterave, la régularisation des livraisons avec meilleurs rendements et performances. L’opération d’arrachage et de livraison qui durait une trentaine d’heures est passée à moins de 6 heures.

Repères:

• La Sucrafor, sucrerie raffinerie de l’Oriental, fait partie des filières du groupe Cosumar.
• Elle est spécialisée dans l’extraction du sucre blanc granulé et s’étale sur une superficie de 26 hectares à Zaio.
• Regroupe 1.500 agriculteurs.
• Exploite 6.000 hectares.
• Produit 50.000 tonnes de sucre en 2015 (60% de la demande régionale).
• Fait travailler 70 ouvriers permanents,et 20 à 180 intérimaires selon la saison.
• Taux de satisfaction des agriculteurs à 76%.

Source: L'économiste

 

 

Berkane: Réunion pour discuter de la gestion déléguée du secteur de la propreté

Présidée par le gouverneur de la province de Berkane, Abdelhak Haoudi, cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour la promotion du secteur de la propreté et l’amélioration de la qualité de ses services à travers la prise d’une série de mesures relatives à la propreté, à la santé publique et aux écosystèmes afin de répondre aux attentes de la population locale, indique un communiqué de la préfecture de la province.

Cette réunion s'est déroulée en présence du secrétaire général de la préfecture de la province, du président de l’assemblée provinciale, des représentants de l’autorité locale, des présidents des communes, du président du groupement communal «Trifa» et des directeurs des sociétés délégataires du secteur de la propreté «S.O.S. NDD» et «Averda».

Dans une allocution à cette occasion, M. Haoudi a exhorté tous les intervenants à octroyer l'importance qu'il faut au secteur de la propreté afin de garantir son bon fonctionnement, sa qualification et sa professionnalisation, vu son impact direct sur la vie quotidienne des citoyens et leur environnement. Il a, en outre, appelé à faire le point sur l’exécution des décisions émises lors des dernières réunions, présenter une évaluation minutieuse et globale de la gestion déléguée dans la province et vérifier le respect des clauses des cahiers de charge, l'objectif étant de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la qualité de ces services et de créer les conditions nécessaires pour la réussite de cette expérience dans le cadre de l’approche participative et de la transparence.

De leur côté, les représentants de la société «S.O.S. NDD» et «Averda» ont présenté deux exposés, dans lesquels ils ont mentionné les différentes mesures prises pour moderniser le secteur de la propreté via la valorisation des déchets et le traitement des lixiviats, en conformité avec les objectifs du Programme national des déchets ménagers.

La bonne gestion de ce service est tributaire de la conjugaison des efforts de l’ensemble des partenaires, notamment les collectivités territoriales, la société civile, les autorités locales et les directions des deux sociétés «S.O.S. NDD» et «Averda», ainsi que les services chargés de l'environnement au sein de la province, afin de dépasser les difficultés qui entravent le bon fonctionnement du secteur. À cette occasion, le gouverneur de la province de Berkane, accompagné des participants à la réunion, a effectué une visite à la décharge publique contrôlée «Trifa» afin de s'enquérir des méthodes de sa gestion.


Source: Le Matin

Des projets de grande envergure pour faire de Nador une métropole régionale

Ces travaux d’aménagement du territoire visent à augmenter l’attractivité de la ville par la mise en valeur du littoral et de ses espaces naturels. Ils obéissent ainsi à une stratégie de cohérence territoriale avant l’arrivée du port Nador West Med.

La transformation urbaine et durable de la ville
La ville se prépare à accueillir un port qui a pour ambition d’être un second Tanger Med. Mais avant, beaucoup de travaux sont à réaliser. Et pour cause, la ville de Nador est un véritable chantier, et derrière ces projets, se trouve l’Agence Marchica. Son but est une valorisation du territoire pour attirer une nouvelle clientèle touristique. L’ambition est de faire de Nador et des régions alentours un espace attractif, dynamique économiquement tout en respectant le patrimoine culturel et naturel de la ville. Ces projets s’inscrivent dans le cadre d'un projet de développement économique durable de la région.

Pour ce faire, il faut d’abord retravailler les liaisons entre Nador et le reste du pays. Plusieurs routes ont été construites afin de favoriser une bonne connexion routière (construction du premier parkway dans la région) et de renforcer la mobilité au niveau du Grand Nador. Ceci est réalisé par l’Agence Marchica en collaboration avec le ministère de l’Equipement et les collectivités locales.

L’envergure des travaux à la hauteur de leur financement
Un budget de 2,1 milliards de dirhams a été alloué par les ministères de la Finance et de l’Intérieur, suite à une étude réalisée de 2010 à 2014, qui avait pour but d’analyser les besoins financiers à réaliser et les changements à opérer. Les travaux sur les grandes artères, précise L’Economiste, seront finis dans 8 mois. D’autres projets, par contre, s’étalent sur plusieurs années.
La valorisation du littoral passe aussi par la création d’une plage artificielle qui sera finie dans 2 mois et qui a été très peu coûteuse grâce au savoir-faire de l’Agence pour le développement de la lagune de Marchica. Elle fera 1,5 km et une corniche, prévue pour 2017, fera plus de 5 km, relève L’Economiste. Un parking souterrain sur 2 niveaux est aussi prévu. Tous ces travaux n’ont pas pour seul but d’attirer des touristes mais aussi de favoriser le développement économique de la zone nord du Maroc, afin de multiplier les pôles de croissance hors de la zone Casablanca-Rabat. Dans l’optique de développer la zone tout en préservant le milieu naturel, une station de traitement des eaux usées est en encours de construction ainsi qu’une campagne de sensibilisation des habitants pour prévenir la détérioration du littoral.
Tous ces objectifs vont du court au long terme, et visent avant tout à répondre aux besoins de la population locale d’ici à 20 ans.

Source: H24info.ma

Produits d’artisanat: Les exportateurs de Nador génèrent plus de 11 MDH au 1er trimestre de 2016

selon un rapport de la Direction régionale de l’artisanat, les recettes d’exportation des produits d’artisanat se sont établies à 4.889.987 dirhams en mars, suivies de 4.078.453 dirhams en février, puis de 2.150.519 DH en janvier.

Les principaux produits exportés sont les chaussures, le cuir, la maroquinerie, les vêtements et les accessoires.
Par ailleurs, les exportations marocaines d’artisanat ont réalisé au premier trimestre 2016 un taux de croissance d’environ 12% par rapport à une année auparavant, avec un CA atteignant 120,4 MDH.

Le ministère de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire a attribué cette performance à la reprise marquée par de nombreux produits qui ont enregistré un déclin un an auparavant. Il s’agit notamment des vêtements, de la dinanderie et du bois qui connaissent les plus fortes croissances (116, 87 et 83% respectivement), outre le fer forgé, la bijouterie et la maroquinerie qui enregistrent des hausses respectives de 49, 11 et 9%.

Source: Aujourdhui.ma

Marchica : le rêve que le Maroc exporte à Abidjan

Lors de son lancement il y a dix ans, le projet écotouristique semblait irréalisable. Mais la dépollution et le réaménagement de la lagune de Marchica sont devenus réalité. Reportage dans le nord du royaume, au cœur d'un grand chantier qui transforme le littoral de Nador et dont le modèle sera bientôt reproduit en Côte d'Ivoire.

Du haut de ses 900 m, le mont Gourougou surplombe le grand Nador : une plaine urbaine nichée entre la chaîne du Rif et la mer Méditerranée, encerclant une lagune naturelle s’étendant sur 25 km de long et 7 km de large. Bienvenue à Marchica (littéralement « petite mer »), l’une des plus belles cartes postales du royaume. Un décor naturel que les habitants de Nador croyaient, il y a une dizaine d’années à peine, perdu à jamais. Mais aujourd’hui, tous l’admettent : leur ville a changé, et la lagune a retrouvé de sa splendeur.

« L’objectif in fine est de faire de Nador l’une des principales destinations touristiques du Maroc, avec sept cités atypiques qui cohabitent en harmonie avec l’écosystème de la lagune », projette Saïd Zarrou, à la tête de la société publique Marchica Med et de l’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica, qui pilotent le projet.

Ce chantier pharaonique est encore loin d’être achevé, mais il séduit déjà en dehors des frontières du royaume. Aujourd’hui, les Ivoiriens collaborent avec les Marocains pour transformer la baie de Cocody.

Un écosystème restauré

La résurrection de Marchica est un processus qui a démarré en 2006 avec des instructions royales visant la dépollution du site, qui vivait à l’époque un désastre écologique. L’évacuation, directement dans la lagune, des eaux usées en provenance de Nador et de ses environs faisait des ravages sur la faune et la flore.

Aujourd’hui, la nature reprend progressivement ses droits. À l’extrémité de la ville, sur l’une des berges, les poissons frétillent et les oiseaux nichent, signe d’un écosystème qui retrouve ses repères. « C’est le futur parc aux oiseaux. Afin de dépolluer cette zone, nous avons opté pour l’enfouissement des déchets. Nous comptons préserver son côté sauvage, avec uniquement des postes d’observation pour les ornithologues », nous explique Khalid Belouchi, directeur du pôle aménagement et environnement de l’agence Marchica, lors d’une visite guidée des chantiers en cours ou réalisés sur 20 000 ha.

Quelques kilomètres plus loin, en direction de la ville, une plage de sable est sortie de mer, à l’endroit même où les égouts d’assainissement étaient reliés à la lagune. « Avec la mise en service d’une nouvelle station de l’Office national de l’eau, nous avons pu dépolluer ce site et créer de toutes pièces cette plage de 1,5 km de long, au cœur même de la ville », indique notre guide.

En face de lui, une mère surveille son enfant qui barbote dans l’eau turquoise de la Méditerranée. « Ici, auparavant, la mer était noire, l’odeur, nauséabonde. On n’osait même pas s’approcher de cet endroit. Alors s’y baigner… », nous confie-t-elle. Même son de cloche sur l’autre rive de la lagune, à 7 km de là. Abdessadek – qui surveille sa canne à pêche sur le quai longeant la nouvelle passe, ouverte pour permettre une meilleure régénération de l’eau – a assisté à la métamorphose de Marchica : « Je viens pêcher ici depuis 1994, raconte-t-il.

Sur l’ancien canal aujourd’hui condamné, les sacs en plastique flottaient, le poisson disparaissait petit à petit. Mais, aujourd’hui, le site est devenu paradisiaque et la vie est revenue dans la baie. »

Outre l’ouverture de ce nouveau canal de 300 m de largeur, la dépollution de Marchica a consisté à repêcher 4 500 tonnes de déchets en tout genre. L’opération a mobilisé 700 ouvriers, travaillant manuellement ou à l’aide d’engins mécaniques, a coûté 1,5 milliard de dirhams (environ 133 millions d’euros) et a duré près de huit ans. La fin de cette phase de travaux, en juin 2014, avait été célébrée par la visite de PlanetSolar, le plus grand navire solaire du monde.

out un symbole pour souligner l’esprit écologique de l’aménagement touristique de la zone de Marchica. « Notre devise pour ce projet est de transformer la nuisance en plaisance », répètent en chœur les responsables de l’agence.

Un des exemples les plus éloquents se trouve sur la presqu’île d’Atalayoune, une des sept cités du projet, où les travaux sont déjà bien avancés. L’ancien site de lavage de minerai de fer (extrait d’une ancienne mine exploitée par les colons espagnols) a été enfoui grâce à la terre extraite des différents travaux de terrassement.

Aujourd’hui se trouve à cet endroit un parcours de golf, adossé à une académie dotée des derniers joujoux technologiques pour parfaire son swing. « Nous attendons juste l’inauguration officielle pour commencer à accueillir des champions internationaux ainsi que des sélections nationales, explique Marwane Chamsseddine, ancien entraîneur de la sélection marocaine de golf, débauché pour diriger ce nouvel établissement. Ils ont été séduits par nos équipements et par le cadre féerique qu’offre Marchica. »

En effet, ce green faisant face à un port de plaisance de 150 anneaux se trouve au cœur d’un complexe résidentiel comprenant des appartements et où seront aussi construites des villas de luxe.

« Les prix sont très compétitifs : nous proposons des villas de 1 000 m2 à 8 millions de dirhams, avec piscine à débordement et pont d’eau privé pour hors-bord. C’est à peine plus cher que le prix moyen dans le centre-ville de Nador, affirme Sami Bouhamidi, responsable des marchés à Marchica Med. C’est l’avantage d’être une société d’État, qui peut se contenter de marges bénéficiaires raisonnables. »

Un projet qui n’a pas d’abord séduit

« Il n’y avait rien ici, ni électricité ni eau potable et encore moins de réseau d’assainissement, explique le directeur de l’aménagement de Marchica, en faisant un crochet par le quartier Tirkâa. Même cette route n’existait pas, il fallait convaincre les habitants un par un de laisser exproprier une partie de leurs terrains pour aligner les constructions et construire cette voie, par laquelle une ambulance peut aujourd’hui passer. »

Cette requalification urbaine, qui devrait s’achever en 2020, a été une des priorités de l’agence depuis sa création. « On ne pouvait pas concevoir un site touristique en laissant des quartiers à l’abandon ou en négligeant les infrastructures », affirme Saïd Zarrou. Cette priorité est devenue quasi une urgence, avec le vent de contestation qui a soufflé sur le royaume en 2011, dans le sillage du Printemps arabe, alors que l’agence Marchica en était encore à ses balbutiements.

Certaines mesures, comme le gel du développement immobilier pendant dix-huit mois – le temps d’avoir une vue d’ensemble sur le territoire -, ou encore des décisions d’expropriation pour utilité publique, ont été souvent mal perçues par la population. Mais, petit à petit, le projet a su fédérer les habitants.

LES CLÉS DU MONTAGE FINANCIER

Apurer le foncier, réaliser les plans d’urbanisme, édifier les infrastructures… L’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica a de nombreuses prérogatives. La structure publique tire son financement du budget de l’État. Une convention avec le gouvernement a été signée pour lui allouer 3 milliards de dirhams (270 millions d’euros) sur les sept prochaines années.

Il s’agit donc d’investissements dans des projets structurants. Mais, pour la valorisation, l’agence s’appuie sur une société publique, Marchica Med, dont le capital, de 850 millions de dirhams, est détenu à parts égales entre l’État et le Fonds Hassan-II pour le développement économique et social. Cette entreprise publique a réalisé en propre une partie de la première des sept cités de la lagune, Atalayoune, avec sa marina et son académie de golf au cœur d’un complexe résidentiel.

D’autres partenaires publics comme l’ONCF ou encore Atlas Hospitality (filiale de la Royal Air Maroc) sont impliqués au travers des projets hôteliers, en cours de réalisation sous la supervision de l’agence. Un type de convention que l’agence dirigée par Saïd Zarrou a l’ambition de signer également avec des investisseurs nationaux et internationaux.

Source: JeuneAfrique

une ligne aérienne Oujda Toulouse est officialisée

Chaque lundi, pendant 3 mois, la compagnie allemande Germania proposera des vols directs vers cette nouvelle destination marocaine.  Germania, dont le siège est situé à Berlin, offre à ses passagers la possibilité de voyager « en toute sérénité ». Ces derniers bénéficient de nombreuses prestations incluses dans le prix du billet : 25 kg de bagages, boissons sans alcool, collations et – sur les vols de plus de 3h30 – repas chaud.

Karsten Balke, CEO de Germania, se réjouit de lancer cette nouvelle ligne en 2016, année qui marque également le 30e anniversaire de la compagnie. “De fin juin à fin septembre, Germania opèrera des vols vers la ville marocaine d’Oujda. Pour la première fois, nous offrirons un vol sans escale aux passagers voyageant entre Toulouse et l’Afrique du Nord. Cette métropole à l’est du pays est la destination idéale pour ceux qui souhaitent rendre visite à leurs amis ou à leur famille. Nous sommes heureux de déployer sur le marché français les produits qui ont fait notre succès et nos nombreuses années d’expertise.”

“L’ouverture de la ligne Germania Toulouse-Oujda est une réelle opportunité pour la communauté marocaine originaire de cette région à l’est du pays, et qui représente plus de 26 000 personnes dans le Sud-Ouest », indique Jean-Michel Vernhes, président du directoire d’Aéroport Toulouse-Blagnac.

Source: Toulouse7