Oriental: Des pistes de relance économique

Oriental: Des pistes de relance économique

Oriental: Des pistes de relance économique

La station balnéaire de Saïdia, le programme Marchica et le tourisme de l’arrière-pays ou culturel sont en mesure de booster l’économie régionale dans l’Oriental et de générer des milliers d’emplois pérennes. Toutefois, l’impact convoité n’est pas encore ressenti. Ce qui explique les nouveaux programmes et structures lancés au niveau de deux stations de la région.

Concernant Saïdia qui a bénéficié d’investissements colossaux, il est temps de mieux la marketer auprès des tour-opérateurs, touristes et professionnels du secteur avec des offres promotionnelles le long de l’année, précisent certains investisseurs touristiques.

Une approche agressive est nécessaire de la part des acteurs du secteur (la Société de développement de Saïdia (SDS), le CRT, le Conseil régional, l’ONMT, le département du Tourisme) pour développer des offres novatrices. C’est le cas des bateaux de croisière. «Une piste prometteuse car la compagnie maritime spécialisée dans les navires de croisière Pullmatur s’est déjà intéressée à la région, mais s’est heurtée à l’absence d’un port pour l’accostage de ses bateaux. Avec des arrivées de plus de 4.000 personnes, c’est toute l’activité touristique qui sera métamorphosée», souligne Jamal Belouchi, un professionnel à la marina de Saïdia.

En attendant que ce type d’offre prenne forme, la SDS multiplie ses investissements pour renforcer la capacité d’accueil de la station balnéaire. 7 projets, qui sont en cours de réalisation, seront achevés avant 2018 et nécessiteront plus de 1,7 milliard de DH. Ils concerneront la construction de 4 nouveaux hôtels pour une capacité additionnelle de 3.952 lits. Ce qui portera l’offre litière à 50% de la capacité touristique prévue.

En parallèle, un projet résidentiel pour 640 lits supplémentaires est aussi en construction. En détail, il s’agit d’un Family hôtel club (VVT1 étalé sur 3,9 ha) qui se présente sous forme de village de vacances avec une capacité de 400 lits. Le Beach hôtel (H2 construit sur 5.5 ha) est un hôtel 5* avec 792 lits, 5 restaurants, un centre de conférences, Spa et kids club. Deux résidences hôtelières Melia (RH1) et (H4) de 2.760 lits et une résidence immobilière mixte (RM1) aussi prévues. Et un 2e golf de 18 trous étalé sur 7,5 hectares nécessitant 108 millions de DH.

Ceci dit, les PME constituent la trame essentielle de l’économie au niveau de la région. Elles représentent 98% du tissu productif et procurent plus de 95% des emplois créés. Toutefois, les mesures d’accompagnement et les incitations fiscales ou bancaires ne répondent pas à leurs réelles attentes.

Elles sont confrontées à plusieurs difficultés: l’accès au financement et aux marchés, le prix élevé du foncier, la compétitivité (plusieurs produits de Casablanca sont commercialisés moins chers que ceux produits sur place). «D’autres difficultés se rapportant à la recherche et développement, l’innovation, les profils adaptés en ressources humaines pour les créneaux porteurs handicapent l’émergence d’un secteur défricheur», précise Rachid Oumokhtar, délégué provincial du ministère de l’Industrie.


Pour les accompagner, sur le plan industriel, plusieurs programmes leurs sont réservés. C’est le cas d’Imtiaz croissance et Istitmar croissance. Mais les PME de la région ne sont pas outillées pour profiter de ces programmes qui se présentent sous forme de concours nationaux. Une sélection qui profite à ceux qui ont les meilleurs projets à impacts socioéconomiques. Ce n’est pas le cas des PME de l’Oriental. Elles ont besoin d’un accompagnement dans la présentation et le montage de leurs dossiers, notamment en matière d’affiliation à la CNSS, acquittement fiscal ou non exigibilité. De surcroît, elles ne peuvent avoir les attestations qui leur permettent de se souscrire à ces concours et bénéficier des programmes d’appui. Malgré ces difficultés, ce sont les PME qui assurent le fort taux de commercialisation au niveau des trois parcs industriels de la région.

Le Comité régional de l’environnement des affaires œuvre pour la mise en place de conditions favorables pour le développement des entreprises locales. Des réunions regroupant acteurs économiques, politiques et services territoriaux sont tenues pour impulser l’investissement privé et renforcer l’attractivité de la région. Une feuille de route est finalisée par le CREA pour booster l’investissement. Elle concerne les actions suivantes:
– Réexaminen du régime fiscal appliqué aux entreprises de la région pour améliorer leur compétitivité.
– Mobilisation du foncier pour la promotion de l’investissement.
– Restructuration du Fonds d’investissement de la région de l’Oriental (FIRO) via la révision de ses dispositions statutaires afin de s’ouvrir davantage sur la PME.
– Création d’un fonds régional d’appui aux investisseurs pour la création d’emplois.
– Mise en place d’un référentiel de compétences.
– Instauration d’une cellule pour la mise à niveau administrative des entreprises et la promotion de la culture entrepreneuriale.
– Amélioration des débouchés au niveau régional.
– Amélioration de la desserte aérienne de la RAM à Oujda et Nador.
– Mise au point des spécificités de l’offre territoriale et élaboration d’une démarche de marketing territorial unifiée.
– Création d’un observatoire sur la compétitivité régionale.

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Ryanair : Quatre nouvelles liaisons à partir du Maroc

Cinquante-cinq routes dont quatre nouvelles. C’est le programme de vols au Maroc de la compagnie aérienne low cost Ryanair pour la saison hivernale 2016-2017, selon Air Journal. Le groupe irlandais des vols à moindre coût a lancé hier ses ventes d’hiver sur les 55 routes de son réseau à destination et en provenance du royaume, desservant Agadir, Fès, Marrakech, Nador, Oujda, Rabat et Tanger.


Quatre nouvelles liaisons ont été déployées : Agadir et Londres-Stansted, Fès et Toulouse à compter du 1er novembre, Marrakech et Liverpool à partir du 31 octobre et Tanger et Francfort-Hahn. Ces 55 routes devraient permettre de transporter chaque année au royaume 2,7 millions de passagers et soutenir plus de 2 000 emplois, d’après un communiqué de la compagnie.


Dans le détail, la liaison entre Agadir et Londres-Stansted effectuera quatre rotations par semaine avec une capacité d’accueil de 75 000 passagers par an, contre 610 000 pour la liaison Fès-Toulouse avec 33 rotations hebdomadaires. Marrakech cumule au total 19 routes (1,1 million de passager par an), contre sept pour Rabat dont Londres-Stansted (3 vols hebdomadaires), Madrid (4 vols) et Rome (2 vols). En tout, la capitale comptera 21 vols par semaine pouvant transporter jusqu’à 330 000 passagers par an.


Au nord, cinq lignes sont prévues à Nador (Beauvais deux fois par semaine, Marseille, Charleroi, Barcelone deux fois par semaine et Francfort-Hahn qui bénéficie d’une troisième rotation), avec 12 rotations chaque semaine (210 000 passagers par an). Deux routes en provenance de Oujda à destination de Charleroi et Marseille sont mises en place, avec quatre vols hebdomadaires (110 000 passagers par an).


Tanger cumule quant à elle cinq routes, dont la nouvelle en direction de Hahn, Madrid (5 vols hebdomadaires) et Beauvais (2 vols). Elles devraient pouvoir transporter 250 000 passagers par an.

Source: Yabiladi

Jerada : Premier Festival de la kasba

La première édition du Festival de la kasba (flûte), organisé par l'association Miracle pour la musique, s'est ouverte, mercredi à Jerada, avec des prestations musicales des arts folkloriques de la région, ponctuées de lectures poétiques en zajal. Cette manifestation célèbre l'art de la flûte en tant qu'héritage musical local à travers une série de spectacles animés par des troupes de folklore dans l'objectif de promouvoir cet art auprès des générations montantes.

La cérémonie d'ouverture du festival qui se poursuivra jusqu'au 29 juillet a été marquée par un hommage rendu à Mustapha Lakhrissi et Boumediène Lamtahari, figures respectives de l'art de la kasba et de la qasida bédouine. Au programme de cet événement, placé sous le signe «Tous au service de la patrie», figure aussi un colloque axé sur le patrimoine bédouin de la province de Jerada.

Le festival, qui coïncide avec la célébration de la Fête du Trône, est organisé avec l'appui du ministère de la Culture en partenariat avec le conseil communal de Jerada et l'Agence pour le développement et la promotion de l'Oriental, en collaboration notamment avec la province et l'assemblée provinciale de Jerada et le Conseil de la région de l'Oriental.
 

Source: Le Matin

TEXTILE : LES DÉTAILS DES CONTRATS D’INVESTISSEMENT

Un total de 8.722 emplois et 425 MDH d’investissements, c’est l’engagement ferme pris le 4 juillet à Casablanca par huit acteurs du textile. Industrie sinistrée il y a seulement cinq ans, le textile se découvre une nouvelle jeunesse.

Un secteur en bonne santé
«Le secteur renoue avec la croissance, de sorte que les entreprises ont pu regagner la confiance du secteur bancaire et des assurances», se réjouit Abderahim Sayouty, DG de Settavex, entreprise leader dans ce secteur. Et d’ajouter : «Nous avons pu réorienter notre modèle dans ce secteur à travers une montée en gamme. Nous nous positionnons sur le haut et le moyen gamme». Pour accompagner ce virage, l’écosystème du secteur textile a été mis en place en février 2015 et il s’est traduit par la signature d’une première série de conventions d’investissement en mars 2016 avec 6 «locomotives» et 22 PME. Les contrats de juillet concrétisent une nouvelle fois l’écosystème. Settavex, l’entreprise settatie, fait partie des industriels qui ont signé les contrats d’investissements devant le roi Mohammed VI.

«Cette convention nous permettra de moderniser et flexibiliser l’outil de production afin d’attirer des donneurs d’ordre de premier plan», explique Sayouti. Settavex est en négociation avec Diesel et Hugo Boss pour des contrats de fast-fashion.  Blue Fingers, entreprise de confection basée à Casablanca, filiale du groupe New Wach, fait également partie des entreprises signataires des ces contrats d’investissements. Elle figure dans la catégorie «Locomotive».

Le soutien de l’État est conditionné par une évolution ambitieuse du chiffre d’affaires de l’entreprise. «Nous avons établi un business plan sur cinq ans avec une progression de 28% sur ce cette période, accompagné d’investissements dans la modernisation», détaille la gérante de l’entreprise. En plus de ces engagements financiers, cette entreprise spécialisée dans le jean a l'obligation de renforcer son effectif de 520 employés, en plus des emplois à créer chez les sous-traitants. «Une deuxième convention est en cours de préparation avec le ministère et le New Wach», annonce la responsable de l’entreprise.

Pour l’année 2015, le chiffre d’affaires de Blue Fingers s’est établi à 54 MDH et l’entreprise emploie 300 personnes. Les conventions signées se distinguent par leur couverture territoriale diversifiée. En plus de Tanger (Tint Color 2010) et Casablanca (Wash & CO., Med Sourcing) qui sont le cœur de l’industrie textile marocaine, ces nouveaux accords ont permis l’installation d’une usine textile à Oujda, plus précisément dans la zone franche de la capitale de l’Oriental. C’est la deuxième unité de Bernitex Clean dans la région. «Le succès de notre expérience à Guercif nous a encouragés à nous lancer dans ce nouveau projet», soulignait Salaheddine Khlifi, le directeur de l’entreprise, en avril dernier, lors de la pose de la première pierre de l’usine. Cette nouvelle unité s’étend sur 8.000 m² pour un investissement 34 MDH avec une création d’emplois à terme en 2018 s'élevant à 1.300 postes.

La production de cette unité sera destinée à l’export. Dans le lot des contrats signés, on compte aussi l’arrivée d'un nouvel acteur international sur le marché marocain. Le groupe portugais VFI annonce dans ce sens un investissement dans la production textile. Ces contrats devront conforter la destination du Maroc auprès des donneurs d’ordre internationaux.

Les contrats en chiffres

Settavex
Investissement : 175 MDH
50 emplois directs
Environ 2.000 emplois indirects

Blue Fingers
Investissement : 53 MDH
520 emplois directs

Tint Color 2010
Investissement : 36 MDH
261 emplois directs

Bernitex Clean
Investissement : 34 MDH
1.285 emplois directs

Med Sourcing
Investissement : 21 MDH
486 emplois directs

Source: Leseco

Retour sur la Pré-COP22 d’Oujda

L’exemple de la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar à 86 km d’Oujda a été cité à plusieurs reprises lors de l’ouverture de la Pré-COP 22, les 23 et 24 juillet dans la capitale de l’Oriental. Une manière de signifier que les engagements du Maroc en faveur du climat commencent par les régions. Inaugurée en 2010 pour un investissement de 400 millions d’euros, financés à 72% par la Banque africaine du développement, cette centrale (qui produit 3.538 GW/h, soit l’équivalent de 13% de la demande nationale de l’année 2010) contribue de manière significative pour atteindre l’objectif de 52% de la production électrique à partir d’énergies renouvelables.

Elle permet surtout d’économiser 1.000 tonnes d’émission de carbone et s'ajoute aux panneaux solaires installés pour l’électrification rurale, comme l’a rappelé Abdennabi Biioui, président de la région de l’Oriental. Ce dernier a également mis en avant l’exemple des 140 barrages, dont le tiers a été réalisé ces 15 dernières années. Une politique de l’eau qui a permis, poursuit le président de la région, d’atténuer les effets de la sécheresse qu’a connue le Maroc cette année. Mais cette prise de conscience environnementale ne peut se faire sans l’implication des populations locales. La polémique née ces derniers jours de l’importation par le Maroc de déchets italiens a fait dire à Driss El Yazami, responsable de la société civile au sein du comité de pilotage de la COP 22, qu’il y a une réelle prise de conscience liée aux questions environnementales. Rappelons que cette importation a été suspendue par le gouvernement.

Cette pré-COP et celles qui suivront à Casablanca, Marrakech et Laâyoune, sont organisées par l’Alliance marocaine pour la justice climatique (AMLJC), un réseau de 200 organisations civiles. En dépit que le secrétaire général du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) soit le Marocain Abdellah Mokssit, le débat autour des questions climatiques demeure, selon El Yazami, «euro-américain», d’où l’importance de la mobilisation des collectivités locales qui doivent intégrer les réseaux internationaux.
La «Régionalisation avancée» doit faire de la société civile «une force de propositions», a souligné, pour sa part, Kamal Lahbib, président de l’AMLJC qui citera évidemment l’opération «Zéro Mika» de ramassage et d’incinération des sacs plastiques à usage unique. Cette initiative, déployée dans les 12 régions du Royaume, est la preuve que «le changement est possible», a conclu Kamal Lahbib.

À l’image de la centrale de Fès qui produit de l’électricité grâce au recyclage des déchets, l'Oriental dispose également d’une unité de conversion du biogaz en électricité, opérationnelle depuis mai 2007. Celle-ci contribue à diminuer l’effet polluant du méthane dont le pouvoir réchauffant est de 20 fois supérieur à celui du CO2.


Source: Le Matin

La première pré-COP prend fin Oujda transforme son essai avant la COP 22 de Marrakech

Les régions de Fès-Meknès et de l’Oriental, la commission régionale des droits de l’Homme d’Oujda-Figuig et la Coalition marocaine de la justice climatique ont uni leurs compétences pour que la société civile puisse faire entendre sa voix à travers ses différents projets environnementaux. Environ 1.200 personnes s'étaient inscrites à la pré-COP d'Oujda pour donner plus de visibilité aux initiatives régionales, dont certaines ont récemment été primées l'international.

«Celle qui traque le soleil». Cette description sied bien à Aïcha Oujidi, 17 ans, bachelière cette année et qui vient de remporter, il y a juste une semaine, le premier Prix de l’Expo sciences de Toulouse. «Ma fontaine à eau, qui fonctionne avec de l’énergie solaire, a été primée parmi 500 autres projets de 34 pays différents», dit-elle, non sans un brin de fierté. Et il y a de quoi être fière de cette jeune pousse : «Ce qui fait l’originalité de mon projet c’est le traqueur de soleil que j’ai intégré dans la plaque solaire. C’est un automatisme qui permet de suivre le mouvement du soleil. Le captage de l’énergie solaire ne se fait donc pas que lorsque le soleil est au zénith et l’excédent d'énergie est stocké dans une batterie», explique celle qui a déjà fait la promotion de sa trouvaille à Rabat et à Alexandrie en Égypte.

Aïcha Oujidi espère que son projet trouve sa première application dans son lycée Abdelkrim El Khattabi de Nador où elle a fait ses études avant d’être sollicitée pour l’alimentation en eau potable dans le milieu rural. L’exemple de cette adolescente reflète l’esprit même de la pré-COP d’Oujda, les 23 et 24 juillet : fédérer les initiatives locales pour atteindre le niveau mondial. Avec la fontaine traqueuse de soleil, une centaine de projets ont été présélectionnés par un jury d’enseignants de l’Université Hassan Ier d’Oujda. Une deuxième sélection se fera par le comité de pilotage de la COP 22 et ceux qui seront retenus seront exposés lors du Sommet mondial sur les changements climatiques à Marrakech en novembre prochain.

«Les autres n'ont qu'à faire mieux qu'Oujda», dit Talbi El Hassan, coordinateur régional de la coalition marocaine pour la justice climatique, organisatrice avec la région de Fès-Meknès et de l’Oriental et la commission régionale des droits de l’Homme d’Oujda-Figuig de la pré-COP d'Oujda les 23 et 24 juillet. Celui qui est également enseignant chercheur à la Faculté des sciences d'Oujda fait allusion à Casablanca, Marrakech et Laâyoune, qui devront en faire de même en prélude à la COP 22 en novembre prochain à la cité ocre. Pour Talbi El Hassan, la région de l'Oriental souffre en particulier de la pollution du littoral, de la dégradation du couvert végétal en raison de la désertification, source de baisse de revenus des populations rurales, et des problèmes de gestion des déchets solides. «Notre souci actuel est le mode d'incinération des sacs plastiques», témoigne l’enseignant. Salima Damnati, directrice régionale de l'environnement, se veut rassurante à ce sujet : «Au ministère de l'Environnement, nous avons commencé par cartographier les points noirs. Une équipe de 30 agents se charge du ramassage et du stockage dans un site approprié des sacs plastiques. Le transport vers la cimenterie de Naïma est assuré par Holcim,cimenterie avec laquelle nous avons signé une convention comme avec l'ensemble des membres de l'association des cimentiers. Les fours sont équipés de filtres pour empêcher les émanations néfastes.

Le cimentier nous fournit un rapport semestriel de suivi environnemental et jusqu'à présent nous n'avons enregistré aucun pic de pollution», assure-t-elle. «Nous faisons confiance aux cimentiers qui assurent disposer de fours corrects qui empêchent toute émanation dangereuse», répond Kamel Lahbib, coordinateur national de la Coalition marocaine pour la justice climatique. Ce dernier explique qu'il y a trois issues possibles pour les sacs ramassés, l'incinération, le recyclage et l'enfouissement. Et c'est ce dernier point qui semble poser problème : «L’enfouissement de ce qui ne peut ni être incinéré ni recyclé ne peut se réaliser qu'avec les autorités étatiques. Or cette voix n'est pour l'instant ni explorée ni exploitée. Cela étant, l'incinération est dans tous les cas moins polluante que le sac en plastique lui-même», assure Kamel Lahbib. La pré-COP d'Oujda, comme celles qui suivront en septembre, se veut une opération pour tester les capacités pour chaque région de se mobilier autour des préoccupations environnementales, «et pour un premier test, on ne peut que dire que c'est déjà un succès», conclut le coordinateur national de la Coalition pour la justice climatique, un réseau de 200 organisations civiles.


Source: Le Matin

Activité phoenicicole: Le Royaume du Maroc tient le 3e rang à l’échelle du Maghreb et la 7e place à l’échelle mondiale.

Au Maroc, La production de dattes s’élève à plus de 100.000 tonnes. Quant à la consommation, elle s’élève à 3 kg/habitant, contre 15 kg/habitant au niveau des zones de production. Le patrimoine phoenicicole est concentré au niveau de trois régions principales: Ouarzazate (41%), Tafilalet (28%) et Tata (20%). Les régions d’Ouarzazate et d’Errachidia contribuent à elles seules à hauteur d’environ 90% de la production nationale de dattes.

L’aire géographique du palmier dattier au Maroc s’étale sur 13 provinces situées au Sud-est du Maroc: Figuig, Errachidia, Tinghir, Ouarzazate, Zagora, Tata et Guelmim. Ces provinces représentent près de 98% du patrimoine phœnicicole national.

L’activité phœnicicole participe de 40 à 60% à la formation du revenu agricole pour plus de 1,4 million d’habitants. Et contribue ainsi à la création de 1,6 million de journées de travail, soit l’équivalent de 6.400 travailleurs permanents, à raison de 250 journées par an. Néanmoins, la filière fait tout de même face à un certain nombre de défis tels que: un déficit de production de vitroplants et un mix variétal non adapté aux besoins des investisseurs. Ceci implique un ralentissement de l’investissement de la filière notamment dans le cadre des projets de Partenariat Public-Privé (PPP).

Le Maroc importe 30% de ses besoins en dattes et l’approvisionnement du marché local par la production nationale devrait constituer une priorité dans le but de couvrir la demande nationale notamment durant la période de Ramadan. En effet, le déficit en capacités frigorifiques limite le calendrier et le potentiel de commercialisation des producteurs.

Promouvoir et développer le secteur phoenicicole
Dans le but de promouvoir et développer le secteur phoenicicole, l’Etat a entrepris diverses actions qui visent à renforcer les structures de recherche, d’encadrement et d’inciter les agriculteurs à la restauration de leurs palmeraies via une réorganisation professionnelle de la filière à différents niveaux de production, d’interprofession et de valorisation des dattes. L’instauration en 2007 de la loi 01-06 relative au développement durable des palmeraies et à la protection du palmier dattier; Et enfin, la création, en novembre 2009, de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA).

Un contrat programme pour le développement de la filière phoenicicole
Un contrat programme pour le développement de la filière phoénicicole a été signé en 2010 entre le Gouvernement et l’Interprofession (FIMADATTES). Ce contrat programme vise la réhabilitation et la reconstitution des palmeraies existantes sur une superficie globale de 48.000 ha et l’extension des plantations à l’extérieur des palmeraies, sur une superficie de 17.000 ha. L’objectif étant d’atteindre une production de 160.000 tonnes à l’horizon 2020.

Le contrat programme vise aussi à renforcer les disponibilités nationales de vitroplants en portant la capacité annuelle moyenne de production à 300.000 plants entre 2010 et 2020 (contre 60.000 plants/an lors du quinquennat 2005-2009). Ce contrat programme a également pour objectif le développement des exportations des dattes de qualité supérieure dans le but d’atteindre 5.000 tonnes en 2020. Mais aussi, la valorisation d’un tonnage global de 110.000 tonnes, soit près de 70% de la production attendue à l’horizon 2020, dont 70.000 tonnes en dattes fraiches conditionnées, 20.000 tonnes en produits transformés et 20.000 tonnes en aliments de bétail.

Suite à la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, la production de dattes a atteint 108.000 tonnes en 2013, soit +15% par rapport à l’année 2010, date du début du contrat programme.

Protection de l’environnement: Plages Propres ouvre sa 17ème saison

89 plages du Royaume, de Saïdia à Dakhla, participeront cet été au programme «Plages Propres». Lancée en 1999 par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, l’opération de nettoyage et de propreté des plages est devenue aujourd’hui un programme environnemental complet, allant de la propreté à l’aménagement, en passant par la sécurité, l’animation, l’éducation et la sensibilisation.

En chiffres, «Plages Propres», c’est 2.200 nageurs sauveteurs mobilisés, 69 plages balisées, 54 centres de premiers soins gérés par des cadres médicaux et des volontaires du Croissant Rouge Marocain… C’est aussi des animations et des activités d’éducation au développement durable qui seront axées cet été sur l’information des estivants, notamment les plus jeunes, sur la COP 22 qu’accueille le Maroc et sur les effets des changements climatiques.

Source: Le Matin

Plan Maroc Vert: 250 MDH pour la filière phoenicicole

Financé conjointement par le gouvernement marocain (100 MDH) et le gouvernement belge (150 MDH), ce projet vise la valorisation des palmiers dattiers dans les oasis, notamment dans les provinces de Figuig, Errachidia, Tinghir, Ouarzazate, Zagora, Tata, Guelmim er Assa-Zag, via l’agrégation des producteurs dans des GIE professionnels ayant la capacité de conquérir le marché avec des produits compétitifs et de qualité.

S’étalant sur une durée de 60 mois, ce projet s’inscrit dans le cadre du pilier II du Plan Maroc Vert relatif à l’agriculture solidaire, et aspire, à travers l’encadrement des petits agriculteurs et le renforcement de leurs capacités professionnelles et commerciales, à contribuer à la réalisation des objectifs du contrat-programme (2010-2020) pour le développement de la filière phoenicicole.

Ce projet a également pour but la contribution des petits agriculteurs à la mise en place d’unités opérationnelles de valorisation visant à commercialiser des quantités importantes de dattes pouvant percer des marchés concurrentiels grâce à l’adoption d’un système administratif efficace au niveau des GIE, la mise en place des principes du développement durable en matière de coordination, d’accompagnement, de soutien, et de conseil, et le renforcement de la participation des femmes et des jeunes dans la chaîne de production des dattes. La cérémonie du lancement du projet d’appui aux GIE a connu la présence d’éminentes personnalités, notamment le secrétaire général du département de l’agriculture, l’ambassadeur de Belgique au Maroc, le gouverneur de la province d’Ouarzazate, le directeur général de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andzoa), la représentante de la coopération technique belge, le président de la Chambre agricole de la région Drâa-Tafilalet, et le président de la Fédération interprofessionnelle marocaine des dattes (Fimadattes).

Le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime a procédé depuis le début de la mise en œuvre du contrat-programme pour le développement de la filière phoenicicole, notamment dans le cadre de son 4ème axe relatif à l’amélioration du cadre organisationnel de la filière, à encourager les agriculteurs et les coopératives à former des GIE (24 actuellement) et à les inciter à une adhésion effective pour augmenter la valeur ajoutée de l’agriculture solidaire au niveau des oasis traditionnelles.

Source: Aujourdhui.ma

Nador : 61 certificats négatifs délivrés pour la création d’entreprises au cours du mois de juin

Selon un communiqué de la délégation provinciale du commerce et de l’industrie de Nador, le Bureau chargé de la propriété industrielle et commerciale et le CRI ont reçu au cours du mois de juin 67 demandes de certificats négatifs, dont 61 ont été satisfaites, soit une baisse de 15,2 % en comparaison avec le mois de mai.

La répartition de ces certificats par secteur d’activités place le secteur des services en tête avec 47,5 pc, suivi du commerce (26,5 %) et du bâtiment et travaux publics (26,5 %), précise la même source.

Par nature juridique, la société à responsabilité limitée (SARL) demeure la plus sollicitée par les opérateurs économiques avec 59 %, suivie des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (29,5 %) et les personnes physiques (11,5 %).

Le Bureau chargé de la propriété industrielle et commerciale et le CRI avaient remis 678 certificats négatifs pour la création d’entreprises au titre de l’année 2015, contre 756 certificats une année auparavant.

Source: Aujourdhui.ma