Oriental marocain : Réhabiliter la mémoire juive

Oriental marocain : Réhabiliter la mémoire juive

Oriental marocain : Réhabiliter la mémoire juive

Après Rabat et Genève, au tour de Casablanca, au Musée du Judaïsme marocain, d'inviter à la présentation des mémoires juives de l'Oriental…

Il s'agit d'un collectif de 213 pages, édité par «La Croisée des chemins», à l'initiative d'une institution publique, en l'occurrence l'Agence de l'Oriental. «Les Mémoires juives de l'Oriental marocain» est un ouvrage qui invite le lecteur à découvrir les particularités de la mémoire juive du Maroc oriental. Un ouvrage qui offre des détails sur la vie de la communauté juive dans les villes de Berkane, Figuig, Ahfir ou encore Debdou.

Ainsi, après Rabat et Genève, les initiateurs ont organisé, mercredi 28 mai 2014, une rencontre à Casablanca, au Musée du Judaïsme marocain, pour la présentation du livre. C'est un ouvrage de 213 pages qui revisite la facette orientale de l'histoire du patrimoine hébraïque marocain consacré par la nouvelle Constitution comme «l'un des affluents séculaires de l'identité nationale».

Dans une allocution à l'ouverture de la cérémonie de présentation, Jacques Tolédano, président exécutif de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, a précisé: «Ce travail collectif met en valeur les moments de cohésion, de cohabitation et de tolérance qui ont régné des siècles durant dans le Royaume du Maroc, notamment dans la région de l'Oriental». Un ouvrage qui s'est intéressé, sur la base de photos, de témoignages et de données historiques, au patrimoine hébraïque dans la région de l'Oriental.

«Loin de l'académique et de l'analyse savante, ce n'est pas un livre d'Histoire. C'est un livre qui se regarde comme il se lit. C'est un livre de la vie des gens», explique Mohamed Mbarki, DG de l'Agence de l'Oriental. D'emblée, cet ouvrage offre aux lecteurs des détails sur les hauts lieux du judaïsme marocain, notamment Ahfir, Berkane et Figuig, ou encore Debdou, une petite commune ayant accueilli plus de 150 familles fuyant Séville à l'ère de l'Inquisition. «C'est le résultat d'un travail qui a nécessité deux années de recherches, de voyages et de collaboration à l'échelle aussi bien nationale qu'internationale», a précisé l'éditeur, Abdelkader Retnani.


Serge Berdugo, président du Conseil d'administration de la Fondation, a déclaré à cette occasion: «Des traces laissées sur la pierre, une rue de mellah, un balcon en fer forgé, des cimetières et des mausolées: le dialogue se réengage entre les porteurs de la mémoire, la mémoire que paysages et pierres ont préservée et la parole leur est redonnée dans ce livre… Ils nous rappellent notamment que Figuig était une petite Kairouan, Debdou un haut lieu d'études talmudiques… Debdou, symbole aussi, grâce à sa source Aïn Sbilia porteuse de tant de légendes qui relient l'Andalousie à l'Oriental et Séville, ville d'origine de tant de juifs, à cette ville où ils ont trouvé abri… Des noms de familles, des noms de Saints, des coutumes et des cérémonies, tout un décor est planté pour faire revivre le souvenir de ''Jours heureux'' et pour redonner sens à une longue expérience où juifs et musulmans chérissaient les mêmes saints et fréquentaient les mêmes mausolées… Aujourd'hui, nous sommes heureux de constater que la mémoire est portée et partagée par juifs et musulmans, par des Marocains tout court…».


Lors de cette rencontre, il a été annoncé la création dans cette petite commune de Debdoub d'une maison de la culture dédiée au judaïsme. A souligner que les auteurs de l'ouvrage sont Mohamed Mbarki, Abdelkader Retnani et Abdelilah Idrissi. Cet ouvrage vient combler une lacune, surtout quand on sait que la mémoire juive de l'Oriental reste la moins connue et ce sont donc des données historiques sur le patrimoine hébraïque dans la région de l'Oriental qui viennent enfin de voir le jour.

Ont assisté à la cérémonie de présentation de ce livre le wali du Grand Casablanca, gouverneur de la préfecture de Casablanca, les consuls des Etats-Unis d'Amérique, de France, d'Espagne et d'Italie, l'ambassadeur marocain en Suisse, un parlementaire de la région de l'Oriental et le président de la commune de Debdou. Ces deux derniers ont apporté un cadeau à cette occasion. Il s'agit d'un tableau illustrant une synagogue qu'ils ont offert au Musée du judaïsme marocain.

Bouchra Elkhadir

Pourquoi le livre n'a-t-il pas été présenté dans l'Oriental?

L'ouvrage vient d'être traduit en anglais comme nous l'a déclaré l'éditeur, Abdelkader Retnani. Il sera présenté aux États-Unis, précisément à New York et Washington. Le livre sera traduit après en arabe et en amazigh. Concernant la non présentation du livre à Oujda, A. Retnani a déclaré au Reporter qu'une présentation de l'ouvrage dans cette ville figure dans le programme et qu'une délégation de l'association des anciens juifs marocains d'Oujda (dont le siège est à Paris) prévoit de faire un voyage vers cette ville pour assister à cette présentation. Et, pour réussir cette rencontre, il faudrait une organisation, y compris un vol spécial Paris-Oujda.

Un beau livre sur les mémoires juives de l’Oriental

A l’origine de l’initiative: l’Agence de l’Oriental et les éditions La Croisée des Chemins. Un beau livre sur «Les Mémoires juives de l’Oriental». Debdou, Figuig, Berkane…dévoilent leur histoire juive.

«Mémoires juives de l’Oriental marocain» est disponible en librairie à partir de 600 DH.

Après l’encyclopédie sur l’histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours, un deuxième ouvrage revient sur les «Mémoires juives de l’Oriental marocain». Il vient d’être publié aux éditions La Croisée des Chemins.

Ce beau livre de plus de 200 pages s’est intéressé, sur la base de photos, témoignages et données historiques, au patrimoine hébraïque dans la région de l’Oriental. «Loin de l’académique et de l’analyse savante, “Mémoires juives de l’Oriental marocain” est avant tout un ouvrage qui raconte la vie, ce n’est pas un livre d’Histoire!

Il s’agit d’enrichir ses souvenirs et de se remémorer des moments heureux», explique Mohamed Mbarki, DG de l’Agence de l’Oriental. L’Agence étant à l’initiative de cet ouvrage collectif, présenté jeudi 23 janvier à la Bibliothèque nationale.

Plus de 20 mois de travail pour la réalisation de ce livre qui a nécessité plusieurs voyages, des recherches et collaborations… «Nos différents axes de recherche se sont situés principalement à Casablanca, Paris, Bruxelles et même à Montréal où un important éditeur nous a soutenu dans ce projet», raconte Abdelkader Retnani, éditeur de l’ouvrage.

D’emblée, le livre nous plonge dans de hauts lieux du judaïsme marocain, notamment Ahfir, Berkane, Figuig… ou encore Debdou. Une petite commune ayant accueilli plus de 150 familles fuyant Séville à l’ère de l’Inquisition. D’ailleurs, la source baptisée AïnChbilia s’y trouve encore comme un rappel de ce que fut l’histoire de la communauté juive, très importante sur place jusqu’aux années 50. Un endroit symbolisant le vivre ensemble, où juifs et musulmans chérissaient les mêmes saints et fréquentaient les mêmes mausolées.

Ainsi, la 1ère ambition de ce livre est de mettre en valeur la fraternité. Et pour mieux porter ce message, l’ouvrage sera traduit en anglais (d’abord), puis en arabe et en amazigh, comme l’explique l’éditeur.

Dès fin février, le musée du judaïsme de Casablanca accueillera une manifestation autour de l’ouvrage qui sera également présenté à Oujda en mars, puis à Paris, à l’occasion du Salon du Livre.

L’émotion était également au rendez-vous lors de la présentation de l’ouvrage à Rabat. André Azoulay a tenu à féliciter le Maroc, cette nation riche de plusieurs civilisations et histoires, qui n’a pas peur de mettre en valeur toutes les facettes de son identité plurielle. «La mémoire juive dans l’Oriental est la moins connue (quoique l’une des plus importantes). Après la parution de ce livre qui contient de grandes histoires, on n’aura plus le droit de dire qu’on ne savait pas», confie le conseiller du Roi qui se félicitait également de l’intérêt croissant des pays arabes pour leur histoire personnelle du judaïsme. Une dynamique initiée par le Maroc selon André Azoulay.

Source : l'Economiste

Au son de la musique gharnatie

Du 18 au 21 juillet 2013, le Festival de la musique gharnatie d’Oujda célèbre son 22e anniversaire. Un anniversaire chargé de symboles : deux décennies d’existence, des moments forts et des souvenirs dans les cœurs de ceux et celles qui l’ont accompagné depuis ses débuts. D’où le choix du thème de cette édition : «Musique gharnatie : art ancestral et création authentique». Organisée par le ministère de la Culture, cette manifestation, une des plus anciennes du genre, est prévue au parc Lalla Meryem et au conservatoire de musique et des arts chorégraphiques d’Oujda.

Cette 22e édition se veut surtout une plaque tournante de la musique gharnatie, sa promotion et sa transmission. Il s’agit aussi à travers cette édition de promouvoir le patrimoine culturel et artistique du gharnati et de sensibiliser les jeunes à sa valeur immatérielle inestimable.

Le Festival se veut aussi un espace d’échange et de dialogue entre les artistes marocains et leurs homologues étrangers dans une ambiance bon enfant, de partage, d’émotions et de tolérance. Ainsi, quatre jours durant, quelque 13 associations locales de musique gharnatie  se produiront dans le cadre de cette édition pour offrir aux mélomanes l’occasion de passer d’agréables moments, dans la détente. La musique andalouse n’y manquera pas, non plus. Elle sera représentée par des groupes venus de Fès, et des formations en provenance d’Algérie. La musique flamenco sera aussi de la partie.

Mais le festival de la musique gharnatie d’Oujda c’est également des conférences, des hommages, des ateliers et des tables rondes. Il s’agit entre autres d’une conférence de presse sur les liens entre la poésie et la musique. L’occasion pour les différents intervenants de débattre des diverses facettes de ce couple séculaire : musique et poésie, l’une se met au service de l’autre. Cette édition rendra aussi un vibrant hommage à des figures de proue de l’art gharnati. Le programme comprend également des expositions, des activités associatives et un atelier de fabrication d’instruments de musique. Il faut dire que ce Festival, même avec très peu de moyens, demeure une éternelle invitation à la fête, à la découverte et au partage. Bref, cette édition semble être celle de tous les défis, mais également celle de toutes les promesses.  Rendez-vous donc du 18 au 21 juillet pour un Festival porteur de symboles et de valeurs.

La promotion du gharnati

L’Association Al Moussilia est sans conteste un des groupes les plus célèbres de la musique gharnatie au Maroc. Dirigé par l’artiste Ahmed Thanthaoui, ce groupe basé à Oujda est constitué d’environ 20 musiciens, dont des instrumentistes et chanteurs. Cette association musicale a été fondée en 1985 par un groupe de jeunes amoureux du chant gharnati et andalou. L’association a commencé dans les locaux de la Maison des Jeunes Ibn Sina à Oujda. L’association se dédie essentiellement à la recherche et à la diffusion du riche patrimoine musical qui subsiste au Maroc. Pour la promotion de cet art inestimable, l’Association participe à plusieurs manifestations culturelles et artistiques nationales et internationales.

«La fermeture des frontières Maroc-Algérie ne gêne pas le développement économique de l’Oriental»

Entretien avec Mohamed M'Barki, DG de l'Agence de l'Oriental

«La fermeture des frontières Maroc-Algérie ne gêne pas le développement économique de l'Oriental»

Le Souverain est attendu dans la région de l'Oriental où il va lancer un programme d'activité. Dans quel cadre s'inscrit cette visite Royale ?

Depuis son accession au Trône, Sa Majesté effectue pratiquement deux visites annuelles, en moyenne, dans la région, puisque nous en sommes à la 24ème visite royale. Chaque visite est une occasion de relancer la dynamique du développement territorial de la région. Il y a toujours différents aspects que l'on retrouve dans ces visites. D'abord, il y a un suivi des projets lancés. Cela nous permet de voir si les délais ont été respectés et si l'ampleur des projets tels qu'ils avaient été annoncés est réellement réalisée sur le terrain. Il y a également l'aspect d'actualisation de la vision générale du développement. La région de l'Oriental dispose d'une «Initiative Royale de Développement», laquelle a permis de donner à l'Oriental un positionnement stratégique. Et donc chacune des visites royales, avec les projets qui sont lancés, est une occasion d'actualiser cette vision stratégique. Cela permet aussi de préparer de nouveaux projets qui sont de nature à corriger et à dynamiser cette vision stratégique. Ce qui veut dire que chaque visite amène donc son lot de projets dans tout les secteurs que ce soit le lancement de très grands projets à vocation transrégionale, nationale, euro-méditerranéenne, ou des projets de proximité qui concernent notamment les jeunes, la société civile, la femme, les handicapés, etc.

Pouvez-vous nous parler des principales avancées des chantiers qui sont lancés dans la région?

Les avancées sont claires. Sur le plan général, l'Oriental était une région qui était en situation de décrochage économique avant le lancement de l'Initiative Royale. En termes de développement des régions, nous étions classés dans la deuxième moitié au niveau national. Nous sommes aujourd'hui dans le premier tiers. Il y a donc un progrès absolument immense qui a été fait pour développer cette région. Bien évidemment, ceci est dû à une vision et à une feuille de route en même temps. Il ne s'agit pas uniquement de tracer une vision de développement, il s'agit surtout d'apporter des moyens et de faire en sorte que ces moyens-là viennent créer des synergies entre les différents secteurs. C'est ce qui a été fait. Nous avons un développement qui est basé sur les potentialités de la région et ceci a été porté par l'effort d'investissement public et privé qui a été lancé grâce à l'Initiative Royale. Nous avons eu le développement de très grands projets à vocation transrégionale qui ont concerné le tourisme, l'industrie, ainsi que les grandes infrastructures, la dernière étant celle du port de Nador West Med. Aujourd'hui, nous sommes dans un schéma qui est celui du développement d'une région ayant envie de s'imposer au plan national et évidement de conquérir des marchés au plan international. Nous sommes passés d'une situation de décrochage économique à une situation –réellement- de développement régional au profit du pays et, bien évidemment, de la région elle-même.

La région s'est fixé l'objectif de devenir un pôle de développement important dans le pays. Quelle est la contribution de l'agence de l'Oriental pour atteindre cet objectif ?

Cette année nous fêtons le dixième anniversaire de l'Initiative Royale. L'agence de l'Oriental est née dans le sillage de cette Initiative Royale de Développement qui a été annoncée par Sa Majesté -que Dieu l'assiste- en 2003. De ce fait, l'agence couvre tous les aspects de développement et elle le fait grâce à un réel budget d'amorçage. Tous les projets sont lancés en partenariat avec d'autres acteurs, qu'ils soient faits à l'initiative de l'agence ou à l'initiative des autres acteurs du développement. Par conséquent, l'agence crée toujours un lien entre les acteurs réunis. C'est un lien matériel et humain. Sur le plan concret, nous participons à tous les projets de développement qui concernent notamment les projets d'infrastructures. Evidemment, quand je parle d'infrastructures, ce ne sont pas de grosses infrastructures à vocation nationale, comme l'autoroute, l'aéroport ou encore le port. Ce type d'infrastructures relève d'un financement étatique. Nous contribuons par contre dans la réalisation d'infrastructures telles le doublement du pont sur l'Oued Charaa, lequel va permettre de débloquer et de fluidifier la circulation entre Oujda et Saidia en traversant Berkane. L'agence contribue aussi à la réalisation de l'ensemble des routes rurales, à l'assainissement liquide et solide, à la requalification urbaine de façon générale, l'alimentation en eau et en électricité, l'irrigation, la reconversion, la modernisation des systèmes, le développement de proximité, le développement des filières, le développement touristique ainsi que le développement culturel. En résumé, l'agence de l'Oriental est aujourd'hui un instrument incontournable du développement. Depuis sa création, l'agence a mobilisé un budget de 2 milliards de dirhams qui ont été investis sur l'ensemble des projets.

Au niveau de l'Oriental, aujourd'hui, on a l'impression qu'avec tous ces investissements, tout va bien. Mais est ce qu'il n'y a pas de domaines où les investissements sont encore très attendus ?

Franchement, nous n'avons pas de contre-performances réelles Nous avons, certes, des fragilités et nous avons peut être quelques échecs. A mon avis, les fragilités, c'est surtout la lenteur avec la quelle nous remplissons par exemple les zones industrielles. Lesquelles ont été lancées dans le cadre du plan du développement industriel, à savoir les trois zones industrielles qui sont des zones phares pour développer un secteur productif, moderne et d'avenir qui garantisse réellement la pérennité du développement. La Technopole d'Oujda, l'Agropole de Berkane et le parc industriel de Selouane, ces zones industrielles ont été lancées, mais elles ont tardé au niveau de la réalisation des travaux et tardent encore plus au niveau du remplissage. La question qui se pose est celle de la manière d'améliorer l'attractivité et la compétitivité de nos zones. Car, effectivement, il y a un problème de compétitivité et d'attractivité et je crois qu'il faut améliorer les performances à ce niveau là. Le deuxième point qu'il faut revoir carrément -et qui est aussi un demi échec- c'est le fonctionnement du fond de développement régional. Car ce fonds a tout de même été construit sur la base d'un modèle qui a trouvé des difficultés à s'adapter aux réalités du terrain. Nous sommes en train de revoir le modèle économique de ce fonds de façon à lui permettre de mieux répondre aux demandes de financement des PME/PMI en l'orientant vers le financement des petites entreprises et pourquoi pas vers le financement des micro entreprises créées par des jeunes, en particulier dans le cadre du développement des zones industrielles. C'est là un grand challenge et je pense qu'on va s'y attaquer en abordant la deuxième décennie de l'Initiative Royale.

Dans la région on parle beaucoup de contrebande. Mais, depuis un certain temps, de grands opérateurs de distribution sont en train de s'implanter dans la région. Quelle est votre lecture de la situation ?

Nous sommes dans une économie frontalière, laquelle, avant le déclenchement de l'Initiative Royale, était complètement livrée à la contrebande. Ce phénomène a déséquilibré, voire détruit, le système économique régional. Si bien que beaucoup d'entreprises ont fermé et disparu. Malgré tous les efforts qui ont été réalisés auparavant pour freiner le développement de la contrebande par des moyens de contrôle et de répression, il n'y a pas eu les résultats attendus. Et je pense que l'idée de concurrencer et de diminuer l'impact de la contrebande, en introduisant de grandes surfaces qui ont permis de réfléchir réellement à la compétitivité au niveau des prix, cela a permis de réduire la contrebande sur un grand nombre de produits qui étaient des produits nocifs pour la santé. Tout ce qui concerne les produits laitiers, la biscuiterie ou encore l'habillement, tout cela est maintenant produit au niveau de la grande distribution ou de la macro-distribution, dans la plupart des villes. Puisque, aujourd'hui, la grande distribution est présente dans toutes les principales villes de la région. Nous avons également de la grande distribution au niveau de l'ameublement qui a permis de développer les réseaux d'artisanat. Tout cela, c'est un potentiel aujourd'hui injecté dans les réseaux commerciaux. Ce qui a permis de réduire la contrebande de façon importante. A noter que beaucoup d'établissements qui étaient partis sont revenus. Ceci dit, la contrebande existe toujours. Elle existe même parfois de façon inquiétante sur un certain nombre de produits. Faut-il souligner que des médicaments qui sont subventionnés fortement chez nos voisins arrivent chez nous et sont commercialisés dans des conditions parfois dangereuses pour la santé des citoyens. C'est donc un problème préoccupant. Il existe également des problèmes de contrebande active au niveau des hydrocarbures. A noter toutefois que les stations services sont revenues et elles fonctionnent correctement. On peut donc trouver de l'essence dans ces stations services sur l'ensemble de la région. Nous ne sommes pas dans la quinzaine d'année précédente dans laquelle la région était sinistrée et où, dès lors qu'on sortait de la capitale régionale, on n'arrivait pas à trouver une station service officielle qui permette de s'alimenter normalement. Lutter contre la contrebande c'est adopter une nouvelle stratégie de développement commercial de développement économique, de réflexion sur les réseaux de distribution et sur les réseaux commerciaux. C'est avoir envie d'intégrer le secteur organisé de l'économie, car c'est plus sûr et c'est plus sain.

Quand on parle d'ouverture des frontières entre le Maroc et l'Algérie, est ce qu'on peut dire que l'Oriental, avec tous les chantiers lancés, n'a pas besoin de cette ouverture des frontières ?

Non, on ne peut pas dire que l'Oriental n'a pas besoin de cette ouverture. Tous les pays ont besoin de circulation et d'ouverture des frontières. D'ailleurs, Sa Majesté le Roi a demandé officiellement que ceci soit dépassé et que les frontières terrestres fonctionnent normalement. Pour nous, la fermeture des frontières est d'abord un problème humain, car nous avons des familles qui ont toujours vécu de part et d'autre. A l'occasion de fêtes ou d'événements tristes, ces familles ont besoin de se réunir. Or, pour faire 20 km, ces familles sont obligées, légalement, de faire 4 mille km. Elles sont obligées d'aller prendre l'avion à Casablanca, avant d'aller à Alger, pour se retrouver de l'autre côté à 20 km. Donc l'ouverture des frontières est quelque chose qui, humainement, est incontournable et indispensable. Maintenant, vous dire que la fermeture des frontières gêne vraiment le développement économique de l'Oriental, non. Grâce justement à l'Initiative Royale, nous sommes sortis de cette spirale périlleuse de lier le développement de la région à l'ouverture de la frontière. Vraiment, nous sommes sortis de là. Nous avons une vision, un projet, des ambitions et nous avons une volonté de conquérir de nouveaux marchés. Tout cela constitue un ensemble d'éléments qui nous permettent aujourd'hui d'envisager le développement avec beaucoup de sérénité, beaucoup d'ambition et d'espoir pour l'avenir. Ceci dit, la frontière dans tous les pays du monde, c'est une évolution humaine. C'est vraiment un anachronisme que de maintenir ces frontières fermées. Une fermeture qui n'est pas du fait de la partie marocaine.

Interview réalisée par Naîma Cherii

Source: LE REPORTER

«Oujda Urba Pôle» : un projet urbain intégré et multidimensionnel

«Oujda Urba Pôle», dont la deuxième phase a été lancée mercredi à Oujda par S.M. le Roi Mohammed VI, est un projet urbain intégré et multidimensionnel, a souligné le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Anass Alami.

Il s’agit d’«un projet d’urbanisme relativement nouveau pour la ville d’Oujda, qui a eu un grand succès auprès des habitants et qui permet aujourd’hui de voir l’avenir avec un développement continu» de ce genre d’initiatives, a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse à cette occasion.

M. Alami a fait savoir que la première tranche de ce projet, qui a été achevée et qui porte sur la réalisation d’un complexe résidentiel appelé «Quais verts», a mobilisé des investissements de l’ordre de 450 millions de DH. La deuxième phase du projet phare, lancé en 2010 par le Souverain, porte sur la réalisation d’un pôle d’échanges abritant la nouvelle gare d’Oujda et un Centre multiservice.

Il sera procédé ainsi à la construction d’une gare de voyageurs, nouvelle génération, pouvant accueillir un trafic estimé à 1,5 million de voyageurs à l’horizon 2020, contre 800 mille actuellement, avec un investissement de l’ordre de 70 millions de DH. D’un coût de 190 millions de dirhams, le Centre multiservice devra abriter, pour sa part, notamment des bureaux, des logements et des locaux de commerce. «Oujda Urba Pôle» s’inscrit dans le cadre de la restructuration du centre-ville d’Oujda pour doter cette cité d’un projet urbain intégré, susceptible de marquer le début d’une nouvelle dynamique urbaine de grande qualité. Il fait également partie de la stratégie de restructuration urbaine de la capitale de l’Oriental, visant à impulser une nouvelle dynamique dans la région et à mettre en valeur son attractivité et sa compétitivité sur les plans national et international.

Source : LE MATIN

À l’heure du développement durable dans l’Oriental

Le 23 et 24 mai s’est tenue la première édition du Morocco Sustainable Tourism Forum à Saïdia. Ce forum répond à la stratégie de développement du secteur touristique baptisée Vision 2020 qui entend promouvoir un tourisme responsable et durable.

À l’heure où le secteur du tourisme souhaite prendre une nouvelle orientation afin de réduire son impact sur l’environnement, le Forum qui vient de se tenir à Saïdia s’inscrit dans la continuité de la Vision 2020 en proposant de débattre des véritables questions relatives au tourisme durable au Maroc. Comment le Maroc pourra-t-il mettre en place un concept de tourisme centré sur l’homme et l’environnement tout en espérant doubler la taille du secteur touristique d’ici 2020 ? Quels vont être les moyens mis en place pour soutenir les démarches de tourisme durable dans la région de l’Oriental ? Doit-on miser sur le tourisme rural et le présenter comme une alternative au tourisme de masse ? Les pratiques éco-touristiques seront-elles rentables ? Des questions fondamentales auxquelles le Morocco Sustainable Tourism Forum, organisé en collaboration avec la province de Berkane, l’Agence de l’Oriental, le conseil provincial de tourisme de Berkane et la Fédération nationale du tourisme, a tenté d’apporter des réponses.
Ateliers et conférences animées par des experts du tourisme, notamment en tourisme durable, se sont penchés durant deux jours sur cette nouvelle approche.

Déterminée à réconcilier le site de Saïdia avec la nature, la Société de développement de Saidia a présenté son plan d’action de développement durable 2013 qui devrait s’achever à la fin de l’année. Ce plan prévoit, entre autres, l’augmentation des espaces verts et des espaces publics, la préservation de la plage via l’organisation d’opérations de nettoyage, l’obtention du label Pavillon bleu pour la marina ainsi que la réhabilitation des eaux usées. L’Agence de l’Oriental, également présente au Forum, a quant à elle présenté un plan d’action intégré pour agir sur les différents axes du tourisme. Selon Sanaa Moussalim, chargée de mission et de développement du tourisme à l’Agence de l’Oriental, «l’objectif est de proposer un tourisme rural, alternatif et complémentaire du tourisme balnéaire. Il existe d’ores et déjà des offres d’hébergement en milieu rural dans la région de l’Oriental ainsi que dans certaines provinces du sud du Maroc.
Le plan d’action de l’Agence de l’Oriental prévoit d’accompagner les projets existants.»
Il est plus que nécessaire de faire collaborer les principaux acteurs du secteur touristique afin de développer une stratégie rentable pour la région et ses habitants (emplois, services sociaux…) et qui soit respectueuse de l’environnement et du patrimoine. Pour Sanaa Moussalim, «le tourisme rural est complètement différent du tourisme de masse qui fonctionne sur le principe du all inclusive et qui profite davantage aux tour opérateurs et aux agences de voyages étrangères qu’à l’économie locale.

Le tourisme rural est beaucoup plus proche de la population, il invite les touristes à consommer les produits locaux».
Toute la difficulté d’un plan de tourisme durable et responsable est de parvenir à préserver l’environnement sans pour autant faire baisser la croissance du secteur touristique. Sachant que le Maroc compte doubler les capacités d’hébergement et l’arrivée des touristes et tripler le nombre de voyages domestiques d’ici 2020, il lui faudra trouver les moyens nécessaires pour y parvenir tout en respectant les principes du tourisme durable et responsable. Selon Sanaa Moussalim, «cette première édition du Morocco Sustainable Tourism Forum était un succès de par la qualité du contenu scientifique et celle des intervenants».
Elle confirme l’envie des organisateurs d’en faire un rendez-vous annuel et précise à quel point «il est important que les hôtels, les agences de voyages et tous les professionnels du tourisme soient présents et s’engagent aux côtés de ceux qui veulent faire avancer les choses».

Source: Le Matin

Le beau parcours d’un fils de l’Oasis de Figuig

Le professeur Abderrahmane Machraoui, professeur en trois spécialités, cardiologie, angiologie et phlébologie, chef d’unité en médecine interne, professeur enseignant à la Faculté de médecine de Kiel en Allemagne, auteur de plusieurs ouvrages publiés et recommandés encadrant de nombreuses thèses, articles de renom, très actif dans le monde des réseaux, KMG, CMMM et partenariat avec les Facultés de médecine du Maroc, dans le cadre des conventions, est l’exemple de réussite de ces jeunes marocains surdoués qui peuvent, après un long parcours, beaucoup apporter à leur pays natal en termes de compétence.

Un hommage lui a été rendu récemment dans la presse allemande.


Veuillez retrouver l'intégralité de son interview sur Lematin.ma

Discours de M. Hanou lors de la 2ème Edition du Festival International du Cinéma et de la Mémoire

La 2ème édition du festival international du cinéma et de la mémoire s’est ouverte lundi soir à Nador. Cette édition a été caractérisée par le discours prononcé par Mr. Hannou, Directeur du pôle Développement Local au sein de l’Agence de l’Oriental.

Durant son discours, Mr. Hannou a mis le point sur l’importance du festival qui vient renforcer la mémoire du 10ème anniversaire de l’Initiative Royale, comme il a mis en exergue l’ensemble des projets et réalisations exécutés à l’instar de cette initiative.

Nous vous invitons à retrouver plus d’informations sur le lien : nadorcity.com

M. Benkirane préside la réunion du conseil d’administration de l’Agence de l’Oriental

Le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a présidé, mardi à Rabat, la 4ème réunion du conseil d'administration de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de la région de l'Oriental (APDO).

Dans son intervention à cette occasion, M. Benkirane a indiqué que la tenue de ce conseil d'administration coïncide avec la célébration du 10ème anniversaire de l'Initiative Royale de développement de la région, annoncée dans le discours Royal d'Oujda le 18 mars 2003 et qui a constitué une feuille de route pour le développement de la région de l'Oriental, à travers plusieurs projets visant à stimuler l'investissement et les petites et moyennes entreprises des jeunes, à renforcer les infrastuctures de la région et à privilègier une activité économique d'envergure.

Il a salué les progrès importants réalisés dans le processus de développement de la région de l'Oriental, qui a vu la réalisation de grands projets d'infrastructure, comme le tronçon d'autoroute Fès-Oujda, la ligne de chemin de fer Nador-Taourirt, les aéroports d'Oujda, de Laroui et de Bouarfa, qui ont permis de relier la région aux différentes villes européennes, ajoutant que cette région a connu le lancement de projets de nouvelle génération dans les domaines de l'industrie, l'agriculture, le tourisme et les énergies renouvelables, avec un impact positif sur le tissu économique et l'emploi.

Le plan d'action stratégique pour la période 2013-2016, basé sur diagnostic prô_x001c_nant une nouvelle approche du développement régional, met en avant l'exploitation des potentialités de la région selon une vision intégrée et comprend des projets structurants da nature à relancer la compétitivité économique, le développement de pô_x001c_les urbains attractifs, la préservation des ressources, la protection du patrimoine, l'amélioration de la gestion des ressources humaines, la protection des sites sensibles, l'amélioration des services sociaux, la création d'emploi et le développement de la production culturelle et artistique, a-t-il fait savoir.

La concrétisation de ces objectifs exige la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes pour accompagner leur réalisation et mobiliser les ressources nécessaires, a-t-il relevé, appelant toutes les parties à coordonner les efforts dans le cadre d'une approche participative pour permettre à l'APDO de s'acquitter pleinement de ses missions afin de contribuer à un développement global et intégré susceptible de porter des solutions aux différences spatiales au sein de la région.

Auparavant, le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif, a affirmé, dans une déclaration à la presse avant le début de la réunion, que celle-ci était une occasion pour s'arrêter sur les réalisations de l'Agence et programmer les projets stratégiques pour la période 2013-2016, notamment en matière d'infrastructures et de protection de l'environnement.

Dans une déclaration similaire, le directeur général de l'Agence, Mohamed Mbarki, a souligné que la réunion est une occasion propice pour exposer les projets importants mis en œuvre par l'Agence et qui ont changé la région de l'Oriental dans tous les domaines, relevant que le nombre des projets a atteint 177 projets pour une enveloppe dépassant les 10,8 milliards de dirhams (MMDH), dont une participation de l'APDO qui s'élève à 1,6 MMDH.

Il a en outre indiqué que la réunion examinera le budget de l'Agence pour 2013 et le plan d'action stratégique 2013-2016 d'une enveloppe de 1,5 MMDH.

Ont pris part à cette réunion, des membres du gouvernement, le président du conseil de la région de l'Oriental, les élus, les présidents des organismes professionnels concernés et les représentants de la société civile et des départements ministériels.

MAP

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20 jeunes du réseau fêtés lors d’une cérémonie officielle

Un budget annuel de 36 millions de DH

Lancé en 2000, le réseau des écoles Medersat.com de la Fondation BMCE Bank pour l’éducation et l’environnement a porté ses fruits. En effet, une vingtaine de  bacheliers parmi les plus brillants ont été récompensés vendredi 5 octobre lors d’une cérémonie au siège du groupe BMCE Bank. Dans son allocution, Dr Leila Meziane Benjelloun, présidente de la Fondation, a exprimé sa «fierté» et insisté sur «la solidité des liens qui unissent ces jeunes avec l’institution». Distingués par ordre de mérite, chacun a reçu un ordinateur portable et une encyclopédie. Et c’est Asma Guerdouz de l’école Sidi Rahou de la région d’El Haouz qui s’est classée major de cette 1re promotion avec mention Bien suivie de Hamza Lahdre de l’école Aït Iktel de la même région et de Fatima Ezzahrae Ouardighi de l’école Ouled Bihiche de la région de Moulay Yacoub.

A l’heure actuelle, le réseau Medersat.com compte 63 établissements, 136 unités de préscolaires et 3 écoles en Afrique, notamment au Sénégal, au Congo-Brazzaville et au Mali. Soit 202 complexes scolaires au total.

Sur le plan budgétaire, la moyenne des dépenses annuelles de la Fondation BMCE Bank est de l’ordre de 36 millions de DH. Pour son fonctionnement, l’institution recourt à deux sources de financement. Une subvention intergroupe, une dotation annuelle personnelle du président Othman Benjelloun et des dons de quelques filiales du groupe. Le reste des ressources provient de partenariats conclus avec des coopérations étrangères (Espagne, Chine, Japon et la Principauté de Monaco) ainsi que de conventions arrêtées avec des fondations étrangères, des institutions et des établissements publics (ONEE, INDH et l’Agence de l’Oriental). 

Le réseau Medersat.com inscrit la promotion de la langue amazighe comme une donnée fondamentale dans sa démarche pédagogique. Cette langue y est enseignée à raison de 6 heures par semaine, soit le double par rapport au programme public. Selon le recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous, «l’implication de la Fondation dans l’enseignement de cette langue est à saluer puisqu’elle a été la première à l’avoir introduit dans ses écoles en milieu rural, urbain et périurbain».

Source: L’économiste