SM le Roi fait don de 10.000 exemplaires

SM le Roi fait don de 10.000 exemplaires

SM le Roi fait don de 10.000 exemplaires

SM le Roi fait don de 10.000 exemplaires du Coran au Secrétariat général des Affaires religieuses en Guinée.

SM Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L'assiste, a bien voulu faire don de 10.000 exemplaires du Saint Coran au profit du Secrétariat général des Affaires religieuses en Guinée, à l'issue de la visite que le Souverain a effectuée à la mosquée le Roi Fayçal de Conakry où Sa Majesté a accompli la prière du salut de la mosquée.

Ces exemplaires, édités par la Fondation Mohammed VI pour l'édition du Saint Coran, seront distribués dans les différentes mosquées de la République de Guinée.

Il s'agit du premier lot d'exemplaires du Saint Coran offert, dans le cadre de l'application des hautes instructions royales relatives à la satisfaction, par cette Fondation, des besoins des mosquées des pays d'Afrique de l'Ouest en exemplaires du saint Coran selon la version warch d'après Nafi, adoptée par le Royaume et ces pays africains.

http://www.map.ma/fr/activites-royales/

Mohammed VI en Guinée: signature d’une vingtaine d’accords

Conakry — Le Maroc et la Guinée ont signé lundi soir une vingtaine d'accords et de conventions dans le cadre de leur coopération, quelques heures après l'arrivée à Conakry du roi Mohammed VI pour une visite officielle de trois jours, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces accords et conventions concernent différents secteurs: pêche, agriculture, commerce, tourisme, urbanisme, hydraulique, énergie et mines, a-t-on indiqué lors de la cérémonie de signature qui s'est déroulée en présence du souverain marocain et du président guinéen Alpha Condé.

Les deux dirigeants avaient auparavant eu un entretien en tête-à-tête, le deuxième depuis l'arrivée, lundi après-midi, de Mohammed VI, qui a eu droit à un accueil populaire, des milliers de personnes l'ayant acclamé sur le parcours de son cortège de l'aéroport jusqu'au centre-ville de Conakry.

Dans une allocution après la signature des accords, le président Condé a annoncé que le Palais des Nations, complexe de bâtiments publics proche du siège du Palais présidentiel, a été rebaptisé Mohammed V, du nom du grand-père du roi du Maroc. Ce complexe construit au début des années 1990 a été "témoin de certains grands faits" de l'histoire de la Guinée, et après avoir subi des bombardements lors d'une mutinerie militaire en 1996, il a été laissé "à l'abandon pendant 15 ans", a expliqué M. Condé.

"Depuis un an et ce, grâce à la dextérité et au savoir-faire d'une société marocaine, nous avons pu reconstruire ce palais. Et le roi Mohammed VI est la première personnalité à avoir habité ce palais" réhabilité, "nous sommes tombés d'accord de donner le nom du palais à une éminente personnalité du continent qui a joué un grand rôle dans la libération et l'unité africaines (…), c'est le roi Mohammed V", a-t-il déclaré.

Le roi du Maroc, accompagné d'une forte délégation, séjournera en Guinée jusqu'à mercredi, selon un programme officiel.

Mohammed VI et Alpha Condé doivent visiter un hôpital militaire marocain de campagne au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale à Conakry, où des milliers de personnes reçoivent depuis une dizaine de jours des soins gratuits.

Ils poseront également la première pierre de projets immobiliers pour la police guinéenne dans la capitale.

Mohammed VI doit quitter Conakry mercredi après-midi après avoir visité une usine de ciment et inauguré une unité industrielle créée par des opérateurs guinéens et marocains.

La Guinée est la troisième étape d'une tournée qu'il effectue depuis le 18 février en Afrique subsaharienne, qui l'a déjà mené au Mali et en Côte d'Ivoire. Il doit se rendre ensuite au Gabon, dernière étape de son périple.

Le Maroc a quitté il y a trente ans l'Organisation de l'unité africaine (OUA), devenue Union africaine (UA) pour protester contre la reconnaissance par cette organisation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, soutenue par l'Algérie) sur un territoire qu'il revendique. Toutefois, le royaume s'investit de plus en plus en Afrique subsaharienne.

Le ministre guinéen des Affaires étrangères, François Lonseny Fall, a affirmé que la Guinée soutenait le plan proposé par le Maroc pour une autonomisation du Sahara occidental, dans un entretien à la presse marocaine en prélude à la visite du roi Mohammed VI à Conakry.

"La Guinée défend et soutient la proposition d'autonomie, et nous allons réaffirmer cette position" lors du séjour du souverain marocain, a indiqué M. Fall. Il a par ailleurs dit que son pays "se battra pour que le Maroc revienne au sein de l'organisation panafricaine". "Il faut que le Maroc retrouve son siège légitime au sein de l'UA et qu'il y joue pleinement son rôle", a-t-il déclaré.

http://www.map.ma/fr/activites-royales/

 

SM le Roi et le président guinéen président la cérémonie de signature de 21 accords de coopération bilatérale

SM Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et le président guinéen, le Pr. Alpha Condé, ont présidé, lundi en début de soirée au Palais des Nations à Conakry, la cérémonie de signature de 21 accords bilatéraux dans différents domaines de coopération entre les deux pays frères.

Le premier accord portant convention de non double imposition et de prévention contre l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu, a été signé par le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, et le ministre d’Etat, ministre guinéen de l’Economie et des finances, Mohamed Diaré.
 
Le deuxième accord, signé par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, le président directeur général de l’Office chérifien des phosphates (OCP), Mostafa Terrab, et le ministre guinéen de l’Agriculture, Mme Jaqueline Marthe Sultan, est un protocole de coopération entre le ministère de l’Agriculture de la République de Guinée et le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et l’Office chérifien des phosphates (OCP).

M. Akhannouch et le ministre guinéen de la Pêche et de l’Aquaculture, Moussa Condé ont également signé un texte sous forme de protocole d’accord portant sur le renforcement des capacités des ressources humaines du ministère de la Pêche et de l’Aquaculture de la République de Guinée.

La coopération en matière de pêche maritime a également fait l’objet d’un accord de coopération signé par M. Akhannouch et M. Condé.
 
Le Maroc et la Guinée ont aussi conclu une convention relative à la réalisation de deux points de débarquement aménagés, qui a été signée par MM. Akhannouch, Boussaid, Terrab, au nom de la Fondation Mohammed VI pour le développement durable, et le président directeur général du groupe Banque Centrale Populaire (BCP), Mohamed Benchaaboun, et du côté guinéen par MM. Condé et Diaré.

Le 6ème accord, signé par le ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, Aziz Rabbah, et le ministre guinéen des Transports, Aliou Diallo, porte sur la coopération dans le domaine de la marine marchande.
   
M. Akhannouch et son homologue guinéen ont également signé un mémorandum d’entente en matière de transport maritime, alors que le ministre de l’Industrie, du Commerce, des Investissements et de l’Economie numérique, Moulay Hafid El Alamy, et le ministre guinéen du Commerce, Marc Yombouno ont signé un accord-cadre de coopération industrielle et commerciale.
 
Quant au 9ème accord, signé par le ministre du Tourisme Lahcen Haddad, et le ministre guinéen de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, Louseny Camara, il concerne un programme d’application pour la période 2014-2017 de l’accord de coopération touristique, alors que le 10èm texte concerne une convention entre la République de Guinée et le groupe Addoha pour la réalisation de logements économiques et elle a été signée par le PDG du groupe Addoha, Anas Sefrioui, et le ministre guinéen de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Ibrahim Bnagoura, et le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Diaré.

M. Mohamed Benchaaboun, a également signé une convention de partenariat avec le ministre délégué guinéen chargé des Guinéens de l’étranger, Sanoussi Bantama Sow, et une autre convention de partenariat entre la BCP et la Banque Centrale de la République de guinée, en la personne de son gouverneur, Lounceny Nabé.

Le 13è accord, signé par le directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, Larbi Bencheikh, et le directeur général de l’Office de la formation et du perfectionnement professionnel, Mohamed Keita, concerne un programme d’application de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la formation professionnelle.

Le directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), Abderrahim Kadmiri, et le directeur national de l’enseignement supérieur public, Momo Bangoura, ont signé un protocole d’accord relatif au fonctionnement et au développement de l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises en Guinée (ISCAE-G), alors que le président du directoire du MEDZ, filiale du groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG), a signé un mémorandum d’entente sur la coopération en matière de zones industrielles avec le directeur national des PME, Dyan Khalil Sangare.
 
Le 17è accord portant protocole de coopération entre l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami) a été signé par la directrice générale de l’ONHYM et l’administrateur général de la Soguipami, Ahmed Kanté, et le 18è accord concerne la collaboration dans le domaine minier entre la Soguipami et le groupe Management et il a été signé par le PDG du groupe marocain, Abdelaziz Abarro, et l’administrateur général de la société guinéenne, Ahmed Kanté.

Le Maroc et la Guinée ont par ailleurs scellé une convention de coopération entre l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et la Sociét des eaux de Guinée qui a été signée par le directeur général de l’ONEE, Ali Fassi Fihri, et le coordonnateur général de la société des eaux de Guinée, Mamadou Diouldé Diallo, ainsi qu’une convention générale de coopération entre l’ONEE et Electricité de Guinée (EDG), qui a été signée par M. Fassi Fihri et le coordonnateur général de EDG, Nava Touré.
 
La 20ème convention, relative au partenariat entre le groupe Attijariwafa Bank et la Banque Centrale de la République de Guinée, a été signée par le PDG du groupe marocain, Mohamed El Kettani et le gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, Lounceny Nabe, alors que le dernier texte signé lors de cette cérémonie concerne un accord-cadre de coopération entre EDG et le groupe BCP. Cet accord a été signé par le PDG du groupe BCP, Mohammed Benchaaboun et le coordonnateur général de EDG, Nava Touré.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de la délégation officielle accompagnant SM le Roi durant Sa visite officielle en Guinée et les membres du gouvernement guinéen.

Message de remerciements de SM le Roi au président

Message de remerciements de SM le Roi au président Alassane Ouattara au terme de Sa Visite de travail et de fraternité en Côte d’Ivoire.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de remerciements au Président de la République de Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara, au terme de la Visite de travail et de fraternité que le Souverain a effectuée en Côte d’Ivoire.

"Il M’est agréable, au terme de la Visite de travail et de fraternité que Je viens d’effectuer dans Votre beau pays, de Vous adresser Mes vifs remerciements pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité généreuse qui M’ont été réservés tout au long de Mon séjour à Abidjan’’, indique le message de SM le Roi.

Le Souverain ajoute avoir été "particulièrement sensible aux marques précieuses d’attention dont Moi-même et l’ensemble de la délégation qui M’accompagne avons été, sous Votre haute direction, entourées".

‘’Je retiens, avec une réelle satisfaction, les entretiens fraternels et fructueux que nous avons eus, hier, à Votre retour en Côte d’Ivoire. Nos entretiens ont, en effet, conforté la concordance de nos points de vue, tant pour ce qui concerne nos relations bilatérales, que pour ce qui est des questions régionales et internationales d’intérêt commun’’, poursuit le message royal.

SM le Roi s’est également félicité des résultats positifs enregistrés lors de cette visite, qui a donné une forte impulsion aux relations de coopération fructueuse et de solidarité agissante qui unissent les deux pays frères.

Le Souverain s’est dit convaincu que les accords et conventions multiformes signés et les projets lancés ouvrent des perspectives prometteuses à un partenariat fructueux et mutuellement bénéfique, assurant le président ivoirien de Sa ‘’détermination à œuvrer, de concert avec Votre Excellence, afin de hisser les relations Maroco-ivoiriennes à un niveau de coopération Sud-Sud, riche et solidaire’’.

http://www.map.ma/fr/activites-royales/

SM le Roi visite le chantier du projet immobilier

SM le Roi visite le chantier du projet immobilier "Résidences Akwaba" réalisé par le groupe marocain "Alliances".

SM le Roi Mohammed VI, accompagné du Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a visité, mercredi, le chantier du projet immobilier "Résidences Akwaba", réalisé par le groupe marocain "Alliances" dans la ville d’Anyama, district d’Abidjan.

Mobilisant des investissements de près de 2 milliards de dirhams, ce projet est l’expression parfaite de la volonté de SM le Roi à faire profiter les pays du continent africain en général et la Côte d’Ivoire en particulier, de l’expertise marocaine, hautement appréciée, en matière de lutte contre l’habitat insalubre.

S’étendant sur une superficie de 65 hectares, le projet "Résidences Akwaba" porte sur la construction de 7.800 logements économiques et sociaux, ainsi que de plusieurs équipements de proximité (centre de santé, écoles, collèges, lycée, centre commercial, bâtiments administratifs, mosquée, église, terrains de sports).

Ce projet immobilier intégré, qui devra permettre aux habitants d’Abidjan, notamment ceux à revenus limités, d'accéder à un logement décent, fonctionnel et accessible, sera réalisé en trois phases dans un délai de cinq ans et bénéficiera à terme à près de 70.000 habitants.
Symbole des relations d'amitié et de fraternité qui lient le Maroc à la Côte d'Ivoire, le projet ‘’Résidences Akwaba’’ fait partie d’un programme global de construction par le Groupe ‘’Alliances’’ de 10.000 logements sociaux et de 4.000 logements moyen et haut standing au niveau du district d’Abidjan, objet d'une convention signé par le groupe avec l'Etat ivoirien.
Ce programme ambitieux, qui s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Etat ivoirien pour faire face au déficit structurel en matière d’habitat estimé à 500.000 logements, prévoit également la réalisation par le groupe "Alliances" du projet immobilier ''Grand Bassam'' (114 ha), d'un coût global  de 1,3 milliard de dirhams.

Ce projet intégré consiste en la construction de logements économiques, sociaux et moyen standing (440 unités), l'édification d'équipements de proximité, ainsi que la viabilisation de plusieurs lots de terrains.

Ces différents projets traduisent la volonté sans faille du Maroc d’accompagner le développement économique et social que connait la Côte d’Ivoire, dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant.

A cette occasion, le doyen de la notabilité a exécuté un rituel de Libation formulant des bénédictions à l’endroit de SM le Roi et pour la réussite du projet, avant de remettre au Souverain des présents.

SM le Roi, Amir Al Mouminine, accomplit la prière du vendredi à la Grande mosquée Rivera à Abidjan

SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L'assiste, a accompli la prière du vendredi à la Grande mosquée Rivera à Abidjan, en présence de plusieurs membres du gouvernement ivoirien.

Au début de son prêche, l’Imam a cité des versets du Saint Coran dans lesquels Dieu dit "Seuls les gens doués d’intelligence réfléchissent bien, ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et ne violent pas le pacte, qui unissent ce qu’Allah a commandé d’unir", soulignant que la noble religion de l’Islam a accordé une importance particulière à la communication, à la connaissance mutuelle, à l’échange et à la concertation.

Dieu le Très-Haut a ainsi créé les humains sous forme de nations et de tribus et les informés qu’Il les a créés ainsi pour qu’ils s’entre-connaissent et échangent entre eux, a rappelé l’imam citant à cet égard la parole de Dieu disant "O hommes, Nous vous avons crées d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez".

Il a indiqué que lorsque certaines nations s’accordent sur l’unicité de Dieu et croient en Ses messagers, le Tout-Puissant ordonne de les traiter avec sagesse, souplesse et bonne parole.
Lorsque la communauté se rassemble autour de l’unicité de Dieu et la croyance entre le dernier de Ses prophètes, Sidna Mohammed, que la prière et le salut soient sur lui, a dit l'Imam, ils sont alors tenus de leur porter conseil, faisant référence à cet égard à l’excellent exemple donné par le Prophète Sidna Mohammed, qui a interdit au croyant de regarder son frère croyant avec dédain et de ne point le mésestimer, de rendre visite aux membres de la famille conformément à la noble religion islamique qui rassemble les croyants.

En ce grand jour béni du vendredi, fête hebdomadaire des Musulmans, a dit l’imam, "nous vivons un épisode heureux et béni de cette noble relation qui est l’un des bienfaits de la religion et que Dieu a bien voulu établir entre Ses fidèles adorateurs et couvrir de Sa sollicitude".
Nous avons assisté à l’arrivée de SM le Roi Mohammed VI qui "est venu parmi nous comme notre cher et auguste hôte pour renouveler la coutume de son grand-père, le Prophète élu, que la prière et le salut soient sur lui, pour rendre visite à sa famille, renouveler des relations religieuses et spirituelles anciennes, s’enquérir des conditions des croyants dans cette contrée ivoirienne, s’informer de leur situation, car il accorde un intérêt particulier à leurs affaires et appelle de tous ses vœux qu’ils soient couverts de bienfaits à l’occasion de sa visite bénie", a-t-il souligné.

A la fin de son prêche, l’Imam a adressé les remerciements à SM le Roi, Amir Al Mouminine, descendant du Prophète Sidna Mohammed, pour Ses actions et Ses initiatives, et élevé des prières au Tout-Puissant pour accorder assistance et soutien au Souverain, et Le protéger en tout lieu et en tout moment, Le couvrir de la bénédiction des noms de Dieu le Très-Haut, et de Le combler de Sa gloire et de Sa sollicitude, de Sa grâce et de Sa générosité en religion, ici-bas et dans l’au-delà.

A l'issue de la prière, SM le Roi Mohammed VI a bien voulu faire don de 10.000 exemplaires du Saint Coran au profit de la partie ivoirienne en charge de la gestion des affaires religieuses. Ces exemplaires, édités par la Fondation Mohammed VI pour l'édition du Saint Coran, seront distribués dans les différentes mosquées de la République de Côte d’Ivoire.
Il s'agit du premier lot d'exemplaires du Saint Coran offert, dans le cadre de l'application des hautes instructions royales relatives à la satisfaction, par cette  Fondation, des besoins des mosquées des pays d'Afrique de l'Ouest en exemplaires du saint Coran selon la version warch d'après Nafi, adoptée par le Royaume et ces pays.

Forum économique Ivoiro-marocain : SM le Roi préside la cérémonie de signature de vingt-six accords de partenariat public-privé et d’investissement

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné du Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, M. Daniel Kablan Duncan, a présidé, mardi à Abidjan, la signature de vingt-six accords de partenariat public-privé et d’investissement et ce, lors de la cérémonie de clôture du Forum économique Ivoiro-marocain (24-25 février).

Ces accords s'inscrivent dans le cadre des Hautes orientations royales contenues dans le discours de SM le Roi à l'occasion de l'ouverture du Forum économique ivoiro-marocain et relatives au renforcement de la coopération Sud/Sud et à la dynamisation du rôle du secteur privé.
 
   Il s’agit de :

  – Un protocole additionnel à l'accord relatif à l'encouragement et à la protection réciproque des investissements (signé à Abidjan le 19 mars 2013), signé par Nialé Kaba, ministre auprès du Premier ministre chargée de l'économie et des finances et Mohamed Boussaid, Ministre de l'Economie et des Finances.

   – Une convention concernant la réalisation d'un point de débarquement aménagé dans la localité de Locodjoro/ Abidjan, signé par Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre ivoirien des ressources animales et halieutique, Nialé Kaba, Abdourahman Cissé, ministre auprès du Premier ministre chargé du budget, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Mohamed Boussaid, Mustapha Terrab, de la Fondation Mohammed VI de développement durable et Mohamed El Kettani, PDG d'Attijariwafa Bank.

   – Convention de jumelage entre le port autonome d'Abidjan et le port de pêche de Dakhla, signée par Kobenan Kouassi Adjoumani, Gaoussou Touré, ministre ivoirien des transports, Aziz Akhannouch et Aziz Rebbah, ministre de l'Equipement, du transport et de la logistique.

   – Protocole portant création du Comité mixte de mise en œuvre de l'Accord de Coopération en matière de pêche maritime et d'aquaculture, signé par Kobenan Kouassi Adjoumani et Aziz Akhannouch.
 
   – Protocole de coopération entre le port autonome d'Abidjan et l'Agence nationale des ports (Maroc)–Port d’Agadir, signé par Gaoussou Touré et Aziz Rebbah.

   – Protocole de coopération entre le port autonome d'Abidjan et l'Agence nationale des ports (Maroc)–Port de Casablanca, signé par Gaoussou Touré et Aziz Rebbah.

   – Avenant à l’accord de coopération dans le domaine du tourisme, signé par Roger Kacou, ministre ivoirien du tourisme et Lahcen Haddad, ministre du Tourisme.

   – Protocole d’accord en matière de promotion des investissements entre l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) et le centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire  (CEPICI), signé par Nialé Kaba et Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’économie numérique.

   – Accord de coopération entre Maroc-Export et l’association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire (APEX-CI), signé par Guy Mbengue, directeur général de l’APEX-CI et Moulay Hafid Elalamy.

   – Convention de partenariat entre le Groupe banque centrale populaire du Maroc et le ministère de l’Economie et des finances de Côte d’Ivoire (Micro finances), signée par Nialé Kaba et Mohamed Benchaaboun, PDG du Groupe banque centrale populaire du Maroc.

   – Convention de partenariat entre le Groupe banque centrale populaire du Maroc et le ministère de l’Economie et des finances de Côte d’Ivoire (programme de financement du secteur de l’Education nationale et l’enseignement technique de Côte d’Ivoire), signée par Nialé Kaba et Mohamed Benchaaboun.

   – Protocole d’accord-cadre entre l’Etat de Côte d’Ivoire et Attijariwafa Bank, signé par Nialé Kaba et Mohamed El Kettani.

   – Convention cadre entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la BMCE Bank, signée par Nialé Kaba et Othmane Benjelloun, PDG de BMCE Bank.

   – Convention entre Palmeraie développement et le gouvernement ivoirien pour la construction de logements sociaux, signée par Mamadou Sanogo, ministre de la construction, du logement, de l’assainissement et de l’urbanisme et Hicham Berrada Sounni, Président du groupe Palmeraie développement.

   – Mémorandum d’entente pour l’implantation d’un complexe de transformation et de valorisation de poisson pélagique du groupe UNIMER en République de Côte d’Ivoire, signé par Kobenan Kouassi Adjoumani et Sail Alj, PDG du Groupe UNIMER.

   – Convention entre Palmeraie développement et le gouvernement ivoirien (projets touristiques), signée par Roger Kacou et Hicham Berrada Sounni.

   – Mémorandum d’entente entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la société COOPER PHARMA Maroc pour la réalisation d’une unité industrielle de production de médicaments, signé par Raymonde Goudou Coffie, ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida et Jawad Cheikh Lahlou, PDG de COOPER Pharma.

   – Convention de partenariat entre le groupe Banque centrale populaire du Maroc et le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), signée par Sylvie Patricia Yao, directeur du cabinet de la première dame et Mohamed Benchaaboun.

   – Protocole d’accord entre IB Maroc et la direction de l’information et des traces technologiques (DITT), signé par Guelpetchin Ouattara, directeur de DITT, représentant le ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur et de la sécurité et Abdellatif Hadef, PDG de IB Maroc.

   – Convention cadre de coopération et de partenariat entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de la République de Côte d’Ivoire et l’université internationale de Casablanca, signée par Seidou Diaby, Directeur des bourses d’études au Ministère ivoirien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tarafa Merouane, président du Conseil Académique de l’Université internationale de Casablanca.

  – Convention de partenariat entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la  Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) pour la création d’un conseil économique Maroc-Côte d’Ivoire, signée par Bernard N’Doumi, vice-président de la CGECI et Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM.

   – Mémorandum d’entente de coopération en matière de zones industrielles entre le Groupe CDG développement et l’Agence ivoirienne de gestion et de développement des infrastructures industrielle (AGEDI), signé par Youssouf Ouattara, directeur général par intérim de l’AGEDI et Anas Houir Alami, PDG de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG-développement).

   – Convention cadre de collaboration dans le domaine minier entre le gouvernement ivoirien et le groupe MANAGEM, signée par Dembele Yahaya, Conseiller technique du directeur général de la société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI) et Abdelaziz Abarro, PDG du Groupe MANAGEM.

   – Accord cadre de partenariat entre Attijariwafa Bank et le Fonds Africain de garantie pour les Petites et moyennes entreprises (AGF), signé par Félix Bikpo, directeur général du Fonds, et Mohamed El Kettani.

   – Convention de financement de 50 millions de dollars entre la Banque centrale populaire et la société financière internationale (SFI- filiale de la Banque Mondiale), signée par Georgina Baker, directeur à la SFI et Mohamed Benchaaboun.

   – Convention de financement de 60 millions de dollars entre la Banque Centrale populaire et la Banque japonaise SUMITOMI, signée par Jun Yokoe, Joint general manager et Mohamed Benchaaboun.

SM le Roi reçoit le ministre-directeur de Cabinet du Président de la République de Côte d’Ivoire

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu, mardi à Abidjan, le ministre-directeur de cabinet du Président de la République de Côte d’Ivoire, M. Marcel Amon-Tanoh.

Au cours de cette audience, le responsable ivoirien a transmis au Souverain un message de Son excellence le Président Alassane Dramane Ouattara.

Cette audience s’est déroulée en présence du Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, M. Daniel Kablan Duncan, du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayouko et du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères Charles Koffi Diby.

SM le Roi reçoit Mme Ouattara

Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu lundi à la Résidence Royale à Abidjan, la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Claudine Ouattara, épouse de Son Excellence le Président Al Assane Ouattara, qui était accompagnée de leur fille.

Cette rencontre intervient en l’absence de Son Excellence Monsieur Al Assane Ouattara, qui se trouve en convalescence en dehors du territoire Ivoirien. Elle s’inscrit dans le cadre des relations familiales qui unissent les deux Chefs d’Etat.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, a adressé, mercredi, un discours à la nation à l’occasion du 38ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte.

Ci-après le texte intégral du Discours Royal :

"Louange à Dieu.
Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,
Nous célébrons aujourd’hui le 38ème anniversaire de la Marche Verte. Notre détermination est plus forte d’en maintenir le cap, animés du même esprit de patriotisme sincère et de mobilisation collective, pour préserver l’intégrité territoriale de notre pays et conforter son développement intégré.

Si la Marche Verte a permis le recouvrement de nos provinces du Sud, les autres marches engagées sous Notre impulsion, sont vouées, elles, à la consolidation des droits civils et politiques et à la poursuite de la promotion de la nouvelle génération des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Notre dessein est de voir le citoyen marocain honoré comme il se doit, nanti des attributs d’une citoyenneté pleine et entière.

C’est dans cet esprit que Nous avons engagé une série de réformes profondes et de chantiers majeurs. Nous les avons inscrits dans une démarche graduelle, qui tient compte des spécificités nationales et s’éloigne des slogans creux destinés à la consommation médiatique, tout en récusant les réactions hâtives face aux développements et aux événements nationaux et internationaux.

Cependant, certaines parties et certaines personnes exploitent à des fins spécieuses l’espace de liberté et d’ouverture dont jouit le Maroc, surtout dans nos provinces du sud.

Le Maroc est certes attaché à une coopération et une interaction positive avec les Organisations internationales des droits de l’Homme qui font preuve d’objectivité dans le traitement des questions le concernant, et accepte en toute responsabilité la critique constructive. Pour autant, il refuse que des organisations, dans des rapports établis à l’avance, prennent prétexte de certains agissements isolés pour essayer de porter atteinte à son image ou de banaliser ses acquis en matière de droits humains et de développement.

Certains, par exemple, tendent, de façon injuste et malveillante,  à ajouter foi à quiconque soutient que l’un de ses droits a été touché, ou qu’il a subi des tortures, tout en ignorant les décisions de justice, et même en faisant l’impasse sur ce que le Maroc accomplit concrètement sur le terrain.

En effet, est-il raisonnable de penser que le Maroc respecte les droits de l’Homme dans le nord du pays et les transgresse dans le sud ? 

Tous les Etats refusent d’être l’objet d’agissements attentatoires à leur sécurité et leur stabilité, d’autant plus que la violence, la subversion et l’intimidation des citoyens sont incompatibles avec les droits de l’Homme, et que l’exercice des libertés ne peut se faire que dans le respect de la loi.

Si les prises de position internationales ont pour la plupart un caractère objectif et réaliste, il est, en revanche, regrettable que certains Etats s’inscrivent dans la démarche précitée, faisant sciemment abstraction des réalisations accomplies par notre pays, notamment dans le domaine des droits de l’Homme et des libertés.

Cette confusion et cette ambigüité dans les positions rendent légitime cette interrogation : Y a-t-il une crise de confiance entre le Maroc et certains centres de décision chez ses partenaires stratégiques, concernant la question des droits de l’Homme dans nos provinces du sud ?

En réalité, le fait même de poser cette interrogation indique qu’il y a quelque chose d’anormal en l’espèce. 
Cher peuple,

Je ne veux pas t’impliquer dans les aspects juridiques et politiques de la question de notre intégrité territoriale, et des différentes résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité, que j’ai déjà évoquées à plusieurs reprises. Mais je tiens à clarifier pour toi les raisons derrière certaines positions hostiles au Maroc.

Certains Etats se contentent de confier aux fonctionnaires le soin de suivre la situation au Maroc. Or, certains parmi eux  sont soit mal disposés à l’égard de notre pays, soit influencés par les thèses de nos adversaires. Et ce sont eux qui veillent parfois, malheureusement, à la préparation des dossiers et des rapports erronés, sur la base desquels les responsables arrêtent certaines de leurs positions. 
   
Ces paroles, je te les livre, cher peuple, pour la première fois, mais ce sont des propos que je tiens toujours, surtout aux responsables des grands pays, au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et à ses collaborateurs. 
   
Mais la raison principale de cette attitude injuste à l’égard du Maroc, tient essentiellement à l’argent et aux avantages par lesquels les adversaires tentent d’acheter les voix et les prises de position de certaines organisations hostiles à notre pays. Ils dilapident de la sorte les richesses et les ressources d’un peuple frère,  que cette question ne concerne pas, mais se dresse plutôt comme une entrave à l’intégration maghrébine. 
   
Notre peuple fidèle se distingue par son unanimité inébranlable autour de son intégrité territoriale, pour laquelle il est mobilisé collectivement et disposé à consentir tous les sacrifices. En effet, la cause du Sahara est la cause de tous les Marocains sans exception. C’est un devoir dont nous sommes tous dépositaires. 
    
Le Maroc, grâce à Dieu, n’a aucun complexe à répondre positivement aux aspirations légitimes de ses citoyens, où qu’ils se trouvent. 
   
C’est ainsi que Nous avons, par Notre volonté propre, procédé à la mise en place d’institutions nationales et de mécanismes régionaux de protection et de promotion des droits de l’Homme, mécanismes qui sont connus et reconnus pour leur indépendance et leur crédibilité selon les normes internationales en la matière, et ce, parallèlement au rôle que jouent les partis politiques, les ONG et les médias. 
   
C’est dire que le Maroc refuse de recevoir des leçons en la matière, surtout de la part de ceux qui bafouent systématiquement les droits de l’Homme. Quiconque souhaite surenchérir sur le Maroc n’a qu’à descendre à Tindouf, et observer dans nombre de régions alentour, les atteintes portées aux droits humains les plus élémentaires.
   
Malgré les tentatives désespérées des adversaires du Maroc visant à porter atteinte à sa réputation et à sa souveraineté, nous poursuivrons notre coopération avec le Secrétaire général des Nations unies, son Envoyé personnel et les pays amis. Notre objectif est de trouver une solution politique définitive au conflit artificiel autour de notre intégrité territoriale, dans le cadre de notre Initiative pour l’autonomie, qui est reconnue pour son sérieux, sa crédibilité et son esprit réaliste. 
   
De même, Nous n’entendons pas hypothéquer l’avenir de nos provinces du Sud, et le subordonner aux développements de la question du Sahara au niveau de l’ONU. Bien au contraire, nous allons y poursuivre notre action tous azimuts de développement intégré. 
   
Cher peuple, 
   
Nul n’ignore les efforts considérables consentis par le Maroc pour le développement de ses provinces du Sud. 
   
En effet, dans le cadre de la solidarité nationale, et contrairement aux allégations des adversaires du Maroc sur une prétendue exploitation des richesses du Sahara, une partie importante des ressources et des richesses des régions centrales et septentrionales du Maroc, est dédiée à la satisfaction des besoins de Nos citoyens du Sud, comme le confirment tous les indicateurs et les données économiques concernant cette région. 
   
Soucieux de conforter ce processus, Nous entendons parachever l’élaboration et la mise en œuvre du modèle de développement régional pour nos provinces du Sud, qui a été soumis à Notre Haute Appréciation par le Conseil économique, social et environnemental. 
   
Il ne s’agit pas d’une simple proposition de solutions palliatives pour une conjoncture d’urgence, ni de projets isolés déconnectés les uns des autres, mais plutôt d’une vision développementale intégrée, fondée sur une analyse objective de la situation effective dans nos provinces du Sud, en vue de poser les bases fondatrices d’une politique intégrée, à long terme, dans les différents domaines.

Ce modèle, Nous le voulons multidimensionnel, fondé sur l’attachement aux valeurs du travail et de l’effort, du mérite et de l’égalité des chances, un modèle tourné vers l’avenir, où la femme et la jeunesse occupent une place particulière.  
   
Sur le plan économique, ce modèle s’appuie sur des mégaprojets d’investissement propres à stimuler la croissance économique, à créer les richesses et l’emploi et à encourager l’économie sociale et solidaire. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une dynamique de développement durable qui prend en considération la protection de l’environnement et la préservation des droits des générations montantes, notamment en mettant l’accent sur les énergies renouvelables. 
   
Sur le plan social, ce modèle repose sur une nouvelle politique axée sur la solidarité, l’équité, la préservation de la dignité des catégories vulnérables, la promotion du développement humain et le raffermissement de la cohésion sociale.    
   
Concernant le volet culturel, ce modèle a pour objectif d’assurer la promotion des cultures et des spécificités locales, illustrant ainsi la place accordée dans la Constitution à la culture hassanie, l’une des composantes de l’identité marocaine unifiée. Ceci passe notamment par l’insertion  de cette culture dans les programmes scolaires, la valorisation du patrimoine architectural et l’encouragement de la création artistique dans la région. 
  
Nous tenons à ce que soient réunies les conditions de réussite pour ce projet ambitieux axé sur la créativité et l’esprit de participation. Ainsi, des mécanismes efficients pour une gouvernance responsable seront mis à la disposition de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la régionalisation avancée, laquelle confère de larges compétences aux conseils élus. 
   
Notre but ultime est de faire de nos provinces du Sud un espace de développement intégré, propre à assurer une vie digne pour les populations de la région. Il s’agit aussi de conforter la portée géostratégique de ces provinces en tant que pôle régional de liaison et d’échanges entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.

Cher peuple, 
   
Nos provinces du sud ont constitué, au fil de l’histoire,  le prolongement africain du Maroc, incarnant les liens géographiques, humains et commerciaux séculaires, qui unissent notre pays aux Etats d’Afrique subsaharienne. 
   
Fidèle à son appartenance africaine, le Maroc s’est attaché, depuis l’Indépendance, à promouvoir une coopération fructueuse et une solidarité agissante avec ces pays, et à contribuer à la concrétisation des attentes de leurs peuples qui aspirent au développement et à la stabilité. 
   
Bien que le Maroc, membre fondateur de l’Organisation de l’Unité africaine, ne siège pas au sein de l’Union Africaine, il œuvre néanmoins à renforcer et à diversifier ses relations économiques avec les pays du continent et à encourager les investissements mutuels entre eux, tant au niveau bilatéral que dans le cadre des instances et des regroupements régionaux. 
   
Sur les plans régional et international, notre pays travaille inlassablement à faire prévaloir les causes du continent africain, notamment celles liées à son développement. 
   
Ayant à cœur d’insuffler un dynamisme renouvelé à ces relations, Nous nous sommes toujours employé, de concert avec nos frères les dirigeants de ces pays, auxquels nous unissent des liens profonds de fraternité, d’affection et d’entente, à leur conférer un caractère humain et à les hisser au niveau de partenariats solidaires fructueux. 
   
En témoignent les visites que Nous effectuons dans nombre de pays africains frères, et les projets de développement concrets dont elles sont porteuses, et qui donnent la priorité au développement humain, aux infrastructures et au raffermissement des liens religieux et spirituels qui ont toujours uni les peuples frères de ces pays au Maroc et à Notre personne, Amir Al-Mouminine. 
   
Par ailleurs, nous mettons l’expérience marocaine à la disposition de nos frères africains, dans tous les domaines d’intérêt commun, tout en nous attachant à favoriser les échanges d’expertises et l’implication du secteur privé et des associations de la société civile.

Dans ce cadre, Nous invitons le gouvernement à renforcer les moyens de coordination et de coopération avec ces pays frères dans les différents domaines, et plus particulièrement pour la conclusion d’accords de libre échange avec eux, dans la perspective de réaliser une intégration économique régionale. 
   
Parallèlement, notre pays n’a ménagé aucun effort pour contribuer à l’instauration de la paix et de la stabilité dans les différentes régions du continent, et au règlement des conflits par des moyens pacifiques, ainsi qu’aux opérations de maintien de la paix, sous l’égide des Nations unies. 
   
De même, le Maroc n’a eu de cesse de réaffirmer la nécessité de faire face aux menaces sécuritaires que connait la région du Sahel et du Sahara, devenue désormais un espace pour les groupes extrémistes et terroristes, le narcotrafic, la traite des êtres humains et le trafic d’armes, avec les effets néfastes que cela implique pour le développement et la stabilité de la région.
   
Notre soutien au pays frère, la République du Mali, dans son combat contre les bandes de l’extrémisme et du terrorisme, et Notre présence personnelle à la cérémonie d’investiture de son nouveau président, ne font que traduire Notre engagement sincère en faveur des causes liées à la paix et à la légalité dans les pays du continent.

Cher peuple,

Les relations privilégiées qui unissent le Maroc aux pays de l’Afrique subsaharienne ne sont pas que politiques et économiques. Ce sont, dans le fond, des liens humains et spirituels séculaires. 
   
Eu égard à la situation qui prévaut dans certains de ces pays, nombre de leurs citoyens immigrent au Maroc d’une façon légale ou illégale. Jadis point de passage vers l’Europe, notre pays s’est transformé en destination de résidence. 
   
Face à l’accroissement sensible du nombre des immigrés venus d’Afrique ou d’Europe, Nous avons invité le gouvernement à élaborer une nouvelle politique globale relative aux questions d’immigration et d’asile, suivant une approche humanitaire conforme aux engagements internationaux de notre pays et respectueuse des droits des immigrés. 
   
Pour illustrer l’intérêt particulier que Nous attachons à ce volet, Nous avons tenu à charger un département ministériel des questions d’immigration. 
   
La crédibilité du Maroc en matière de droits de l’Homme, est confirmée, entre autres, par l’accueil largement favorable que cette initiative a rencontré auprès des parties directement concernées par cette problématique, et plus particulièrement les pays subsahariens frères, les Etats de l’Union Européenne, et les différentes instances et organisations onusiennes, régionales et internationales concernées par le phénomène migratoire et les droits de l’Homme.

Afin de conforter cette orientation, le Maroc a présenté, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies de cette année, l’initiative de   l’Alliance africaine pour la migration et le développement  .  

C’est une initiative axée sur une vision africaine commune et des principes humanitaires devant présider aux questions migratoires. Elle s’appuie également sur  la responsabilité partagée en